Titre : Le Moniteur de la Lozère : journal d'annonces
Auteur : Union républicaine (France). Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Mende)
Date d'édition : 1939-01-26
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328188053
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 26 janvier 1939 26 janvier 1939
Description : 1939/01/26 (A75,N4). 1939/01/26 (A75,N4).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG48 Collection numérique : BIPFPIG48
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t53546816c
Source : Archives départementales de la Lozère, 1 PER 204
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 10/09/2023
SOIXANTE - QUINZIEME ANNEE. — N° 4.
JEUDI 26 JANVIER 1939.
Journal Républicain Démocrate
ABONNEMENTS :
Lozère et départements limitrophes 12 fr. 50
Autres départements. 15 fr. 50
Compte postal : n° 251.09 Clermont-Ferrand
Directeur : Raymond D E R V A U X
Rédaction et Administration :
9, Allée des Soupirs — M E N D E
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Le Numéro : 30 centimes
Annonces, 3e page 4 » la ligne
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Annonces légales 2,50 —
Notre Empire
Le mot, avec l'antique signification de
l'impérium romain, est entré dans le vo¬
cabulaire officiel. Ministres, parlemen¬
taires, fonctionnaires l'emploient dans
leurs discours, alors qu'en 1935 lors de la
conférence chargée d'étudier les rela¬
tions économiques entre la France et ses
possessions d'outre-mer, le terme n'était
pas admis dans le langage administratif.
On le trouvait prétentieux, même sus¬
pect : alors qu'aujourd'hui il s'est impo¬
sé par l'usage.
Le triomphe public de la notion d'em¬
pire indique que la phase coloniale de
l'expans'on française à travers le monde
est achevée. Il ne s'agit plus de conqué¬
rir, de pacifier, d'administrer des con¬
trées lointaines liées à la France, mais
distinctes d'elle.
Il s'agit de comprendre que la métro¬
pole et ses dépendances éparses dans l'u¬
nivers forment un tout, un ensemble or¬
ganique dont les parties sont solidaires.
Paris n'est pas seulement la capitale
d'une vieille nation de 40 millions d'hom¬
mes, mais encore la capitale d'un jeune
empire débordant de vitalité, qui compte
quelque 110 millions d'habitants.
Au long des manifestations enthou¬
siastes qui ont marqué son voyage en
Corse, Tunisie et Algérie, M. Daladier
n'a manqué aucune occasion d'affirmer
que la France était décidée à maintenu
l'intégrité de son territoire d'outré-mer
au même titre que l'intégrité du sol
français.
Le chef du gouvernement a exprimé
cette volonté en termes vigoureusement
frappés qui ont eu en Afrique du Nord un
immense retentissement. Le Ministre
de la guerre a vérifié sur place les dispo ¬
sitions prises pour assurer la défense des
frontières de cette Tunisie qui est deve¬
nue la marche de l'Afrique française, le
degré d'entraînement de l'Armée d'Afri¬
que, fidèle à ses anciennes et glorieuses
traditions.
Il a recueilli de la part des chefs et
des populations indigènes les plus tou¬
chantes démonstrations de loyalisme.
En dépit de l'intense propagande ita¬
lienne en pays d'Islam, la presse arabe
de Tunisie n'a pas caché son sentiment
sur les méthodes de la colonisation fas¬
ciste en Libye. Les faits qu'elle a divul¬
gués constituent pour la cause française
une défense plus sûre que les plus beaux
discours.
En cent ans la population indigène
d'Algérie est passée de 2 millions à plus
de 6 millions d'habitants. Et si l'on veut
y voir une raison de plus de fierté, il
suffit de songer qu'en lybie, depuis le
commencement de l'occupation italien¬
ne, la population indigène a diminué de
moitié.
Et si, en dehors de la portée qu'il peut
avoir sur le plan international, le voyage
En France... !
Melun... M. Caillaux a prononcé un [
grand discours à Melun dans leouel il
demande aux Français « de faire du tra¬
vail héroïque une réalité, tous ^s ci¬
toyens œuvrant chacun dans sa sphere
avec une même foi pour l'unité et la
grandeur de la patrie »
Lille... M. Pomaret, ministre du Tra¬
vail, pose la première pierre du pavillon
Belge à l'Exposition du Progrès Soiiai.
Paris... En football, la France a battu
la Pologne par 4 à zéro devant 35.000
spectateurs au Parc des Princes.
Le Havre... M. de Monzie a visite les
grands travaux du port du Havre.
Bordeaux... Le mystère de la chambre
13 est éclairei. C'est, l'italien Résials qui
tua Juguet.
Paris... La Chambre a repris le débat
sur la politique étrangère. M. G. Bonnet
précisera la position diplomatique ac¬
tuelle de la Fiance. A propos de l'Espa¬
gne, le ministre insistera sur le main¬
tien de la non-intervention et indiquera
la ferme résolution du gouvernement
d'assurer la sécurité et la liberté des
communications impériales.
A l'Etranger...
Barcelone... La bataille pour Barcelo¬
ne se poursuit avec acharnement. Les
troupes gouvernementales se défendent
farouchement contre l'étreinte nationa¬
liste qui se resserre à chaque heure.
Londres... Des attentats en Angleterre
Une bombe éclate au passage d'un train
De sévères mesures de surveillance sont
prises sur l'ensemble du territoire.
Barcelone.... Toute la population est
réquisitionnée à Barcelone. L'offensive
franquiste s'accentue tandis que l'avia¬
tion italienne bombarde sans répit la
capitale de la Catalogne, causant de
nombreux morts parmi les habitants
Berlin... Le Docteur Schacht, président
de la Reiehsbank est remplacé par le
Docteur Funk On attribue ce change¬
ment aux difficultés financières de l'Al¬
lemagne.
Rome... Un grand mariage. La princes¬
se Marie de Savoie, fille du roi d'Italie a
épousé le prince Louis de Bourbon-Par¬
me.
La population romaine a chaleureuse¬
ment acclamé les jeunes époux.
Éerlin... Le Comte Ciano aura un en¬
tretien avec Hitler le 28 janvier à Berlin.
Le surlendemain au Reichstag le Fuhrer
fera connaître la position du Reich à
l'égard des revendications de l'Italie.
du président Daladier a pu donner à
nombre de nos concitoyens ce sentiment
de fierté national que doit avoir tout
Français en présence de l'œuvre gran •
diose accomplie par son pays, on pourra,
avec quelque ironie, remercier les diri¬
geants Italiens de l'avoir provoqué.
DERVAUX,
FRANCE A BATTU POLOGNE EN FOOTBALL PAR
4 BUTS A 0, A PARIS
Voici une belle phase du match devant les buts des Polonais qui devait se ter¬
miner par notre victoire.
LA NON-INTERVENTION FRANCO-ANGLAISE...
en Espagne n'est pas un vain mot. Voici par exemple les 60 derniers citoyens
anglais combattant dans les Brigades Internationales autour de Madrid, débar¬
quant du croiseur anglais « Devonshire » à Marseille d'où ils regagneront leur
pays.
APRÈS MUNICH
par Léon LABAUME
Munich, terme final d'un état de cho¬
ses révolu, déclarions-nous dernière¬
ment ; Munich est \_3si, convenons-en,
l'éclatante consécration de la victoire
des vaincus. Comment tout cela est-il
arrivé ?
Logez sur une superficie inférieure à
celle de la France un peuple d'une
population double. Admettez encore que
le sol peu propice aux exploitations
agricoles se prête à merveille à tous les
développements industriels. Vous obte¬
nez ainsi la situation allemande à l'avè¬
nement d'Hitler.
La crise s'aggravant tous les pays fer¬
ment leurs frontières, le chômage aug¬
mente, la misère sévit. Le national-so¬
cialisme transforme les chômeurs en
soldats, intensifie les armements, cher¬
che au besoin par la force des débou¬
chés commerciaux. Il lui manque des
matières premières, des denrées agri¬
coles, en échange le Reich peut expor¬
ter le surcroit de sa production indus¬
trielle.
Les démocraties n'ont que faire des
produits germaniques, la France en par¬
ticulier, se suffit harmonieusement. L'Eu¬
rope Centrale par contre se présente à
souhait pour subir une colonisation éco¬
nomique.
Après le savant dépeçage effectué par
le traité de Versailles, bien rares sont
en effet les pays de l'Europe Centrale
capables de vivre sur eux-mêmes. Il
leur devient difficile même de commer¬
cer entr'eux par suite de rivalités créées
par les nouveaux tracés de frontière.
Ces régions sont surtout agricoles, l'Alle¬
magne y trouve des approvisionnements
mais aussi des débouchés...
En 1938 le Reich se trouve devenu
leur principal client. Voici quelques
chiffres empruntés à des statistiques
officielles :
Exportation de quelques pays en An¬
gleterre, en France et aux Etats-Unis
Bulgarie 19 %
Yougoslavie 17,4 %
Roumanie 16,4 %
Hongrie 11,7 %
Grèce 19,8 %
Exportations de ces mêmes pays en
Allemagne seulement :
Bulgarie 47 %
Yougoslavie 35,2 %
Roumanie 27,2 %
Hongrie 41 %
Grèce 32 %
Admettez maintenant que l'un de ces
Etats adopte des mesures contraires aux
données du National-Socialisme, le
Reich use de représailles. Etant donné
le nombre de quémandeurs, il est pos¬
sible à l'Allemagne de faire un choix,
elle peut se passer aujourd'hui par
exemple d'effectuer des achats en Hon¬
grie, mais la Hongrie pour vivre a
essentiellement besoin de l'Allemagne.
POINT OE VUE
SUB L'ESPAGNE
Peut-on s'étonner dès lors de la doci¬
lité Hongroise et de sa nouvelle politique
raciale. Attirance de la force pensent
certains, nécessité vitale à notre poinl
de vue.
Et voilà pourquoi les pays énumérés
ci-dessus se détachent petit à petit de la
France. Le prestige intellectuel de notre
pays est toujours grand à Belgrade, à
Sofia et à Bucarest, nos hommes d'Etat
et conférenciers y sont toujours fêtés,
nos troupes théâtrales y obtiennent
d'éclatants succès, mais les gouverne¬
ments responsables se trouvent en face
d'insolubles problèmes.
Pour détacher l'Europe balkanique
de l'Allemagne, il faudrait l'aider à vi¬
vre et commercer avec elle, or ni la
France ni l'Angleterre ne le peuvent.
On espérait qu'une politique de crédits
consentis à certains Etats permettrait
de lutter contre l'influence nazie, il n'en
est rien car en définitive les produits
s'échangent toujours contre des pro¬
duits et non contre des livres ou des
francs qui sont très vite épuisés.
Il est une morale politique à tirer de
tels événements : le libre échange dis¬
paraissant entre nations, celles qui sont
incapables de se suffire tendent à s'ag¬
glomérer avec d'autres de façon à cons¬
tituer de nouveaux Etats autarcique-
ment viables.
Quoi qu'il en soit la politique exté¬
rieure française subit un grave échec,
non de la faute de nos gouvernants, la
solution adoptée à Munich s'imposait
jusqu'à l'évidence, mais par l'évolution
économique de l'heure.
L'encerclement de l'Allemagne, poli¬
tique traditionnelle française est aujour¬
d'hui irréalisable, le Reich a fait écla¬
ter son armure. Nos principaux alliés
s'éloignent de nous parce qu'économi¬
quement nous ne pouvons rien pour
eux, leur amitié devient un écueil à
leur essor commercial, quant aux autres
il nous serait matériellement impossi¬
ble de les secourir en cas de danger.
Le moment n'est-il pas venu alors de
reconsidérer l'ensemble de nos allian¬
ces et avec franchise de limiter nos
obligations à nos possibilités ?
Mais direz-vous cela revient à accepter
le principe de la localisation des guer¬
res ! Reconnaissons simplement que s'il
devient impossible d'éviter un conflit
dans une région quelconque de l'Eu¬
rope, n'intéressant pas directement no¬
tre pays, la France n'est plus à même
de remplir le rôle du gendarme.
Par ailleurs la sécurité de la France
se trouve entièrement liée à celle de
l'Angleterre. Chacune de ces nations a
un vaste empire à défendre. Il en résul¬
te déjà de fort lourdes responsabilités,
atténuées sans doute par le fait qu'en
cas d'attaque leurs forces armées se¬
raient mises en commun, or ces forces
groupées deviennent immenses.
Et si momentanément — étant donné
l'état fiévreux de l'Europe — nos gou¬
vernements bornaient là leurs ambi¬
tions !
L. L.
On a écrit notamment qu'à la confé
rence du matin la plupart des dirigeants,
radicaux, après avoir « reconsidéré » la
question, s'étaient explicitement ralliés
à une politique interventionniste. On a,
prétendu que nous avons fait amende
honorable, o.ue nous avons reconnu no¬
tre erreur. C'est là, je l'affirme, une in¬
terprétation aussi inexacte qu'intéressée.
A supposer d'ailleurs au au lendemain
du 18 juillet 1936 — date précise du sou¬
lèvement franquiste — nous ayons com¬
mis l'erreur de la non-intervention, nous
aurions le droit de rappeller que nous
ne l'avions' commise qu'en plein accord,
avec M. Léon Blum. Et personne, pas
même son auteur, n'a, j'imagine, oublié
la très claire démonstration de Luna-
Park.
"X*
•k ★
Errare humanum est, dira M. Blum
Mais il n'est pas diabolique de persévé¬
rer, surtout lorsqu'on a précisément
conscience de ne s'être point trompé
Notre thèse est toujours la même :
« l'Espagne aux Espagnols ! » Sans dou¬
te nous trouvons-nous devant le fait —
qui n'est pas nouveau ■— d'une interven¬
tion étrangère. Mais alors il faut choisir :
ou persister dans notre attitude, ou bien
déclarer ou faire, plus simplement, la
guerre à l'Italie. Il n'y a pas de solution
intermédiaire en ce qui concerne, évi¬
demment, une intervention militaire
éventuelle, et non point un nouvel essai
de médiation.
Grave et tragique problème, je le sais,
Qu'il y ait eu, le matin surtout, à la con¬
férence des présidents, un malaise do a
loureux, c'est incontestable. André Liau-
tey, qui revient de Barcelone, Emile Ro¬
che, qui fut l'un des plus irréductibles
tenants de la non-inteivention, se sont
livrés devant nous à un très noble exa -
men de conscience exactement parallèle
à celui de tous leurs collègues. Je m'em¬
presse d'ajouter qu'en réclamant le ra¬
vitaillement des populations civiles —
et principalement du lait pour les pe¬
tits enfants de Barcelone — ils ont trou¬
vé parmi nous une émouvante unanimi¬
té à laquelle il faudra bien donner les
suites pratiques et immédiates qu'elle
comporte.
Quant au reste — la fourniture de ca¬
nons et d'avions — je dois à la vérité
d'affirmer qu'une partie de la presse
abuse effrontément ses lecteurs lors¬
qu'elle prétend que des clameurs se son'i
i élevées pour exiger l'ouverture de la.
LES JEUNES ET L'EMPIRE
M. Jean Daladier, âgé de 17 ans, fils
du Président du Conseil a organisé au
Cercle Militaire une réunion des mem¬
bres de l'organisation dont il est le fon¬
dateur et le Président e+ qui a pour but
de mieux faire connaître aux Jeunes, la
France d'Outre-Mer. Cette organisation
a pour nom « Jeunesse de l'Empire Fran¬
çais ». La célèbre journaliste Titayna y
fit une conférence très intéressante sur
les colonies. Voici Jean Daladier pendant
son disco'rs. On aperçoit un peu en re¬
trait, Titayna, assise ?
JEUDI 26 JANVIER 1939.
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Notre Empire
Le mot, avec l'antique signification de
l'impérium romain, est entré dans le vo¬
cabulaire officiel. Ministres, parlemen¬
taires, fonctionnaires l'emploient dans
leurs discours, alors qu'en 1935 lors de la
conférence chargée d'étudier les rela¬
tions économiques entre la France et ses
possessions d'outre-mer, le terme n'était
pas admis dans le langage administratif.
On le trouvait prétentieux, même sus¬
pect : alors qu'aujourd'hui il s'est impo¬
sé par l'usage.
Le triomphe public de la notion d'em¬
pire indique que la phase coloniale de
l'expans'on française à travers le monde
est achevée. Il ne s'agit plus de conqué¬
rir, de pacifier, d'administrer des con¬
trées lointaines liées à la France, mais
distinctes d'elle.
Il s'agit de comprendre que la métro¬
pole et ses dépendances éparses dans l'u¬
nivers forment un tout, un ensemble or¬
ganique dont les parties sont solidaires.
Paris n'est pas seulement la capitale
d'une vieille nation de 40 millions d'hom¬
mes, mais encore la capitale d'un jeune
empire débordant de vitalité, qui compte
quelque 110 millions d'habitants.
Au long des manifestations enthou¬
siastes qui ont marqué son voyage en
Corse, Tunisie et Algérie, M. Daladier
n'a manqué aucune occasion d'affirmer
que la France était décidée à maintenu
l'intégrité de son territoire d'outré-mer
au même titre que l'intégrité du sol
français.
Le chef du gouvernement a exprimé
cette volonté en termes vigoureusement
frappés qui ont eu en Afrique du Nord un
immense retentissement. Le Ministre
de la guerre a vérifié sur place les dispo ¬
sitions prises pour assurer la défense des
frontières de cette Tunisie qui est deve¬
nue la marche de l'Afrique française, le
degré d'entraînement de l'Armée d'Afri¬
que, fidèle à ses anciennes et glorieuses
traditions.
Il a recueilli de la part des chefs et
des populations indigènes les plus tou¬
chantes démonstrations de loyalisme.
En dépit de l'intense propagande ita¬
lienne en pays d'Islam, la presse arabe
de Tunisie n'a pas caché son sentiment
sur les méthodes de la colonisation fas¬
ciste en Libye. Les faits qu'elle a divul¬
gués constituent pour la cause française
une défense plus sûre que les plus beaux
discours.
En cent ans la population indigène
d'Algérie est passée de 2 millions à plus
de 6 millions d'habitants. Et si l'on veut
y voir une raison de plus de fierté, il
suffit de songer qu'en lybie, depuis le
commencement de l'occupation italien¬
ne, la population indigène a diminué de
moitié.
Et si, en dehors de la portée qu'il peut
avoir sur le plan international, le voyage
En France... !
Melun... M. Caillaux a prononcé un [
grand discours à Melun dans leouel il
demande aux Français « de faire du tra¬
vail héroïque une réalité, tous ^s ci¬
toyens œuvrant chacun dans sa sphere
avec une même foi pour l'unité et la
grandeur de la patrie »
Lille... M. Pomaret, ministre du Tra¬
vail, pose la première pierre du pavillon
Belge à l'Exposition du Progrès Soiiai.
Paris... En football, la France a battu
la Pologne par 4 à zéro devant 35.000
spectateurs au Parc des Princes.
Le Havre... M. de Monzie a visite les
grands travaux du port du Havre.
Bordeaux... Le mystère de la chambre
13 est éclairei. C'est, l'italien Résials qui
tua Juguet.
Paris... La Chambre a repris le débat
sur la politique étrangère. M. G. Bonnet
précisera la position diplomatique ac¬
tuelle de la Fiance. A propos de l'Espa¬
gne, le ministre insistera sur le main¬
tien de la non-intervention et indiquera
la ferme résolution du gouvernement
d'assurer la sécurité et la liberté des
communications impériales.
A l'Etranger...
Barcelone... La bataille pour Barcelo¬
ne se poursuit avec acharnement. Les
troupes gouvernementales se défendent
farouchement contre l'étreinte nationa¬
liste qui se resserre à chaque heure.
Londres... Des attentats en Angleterre
Une bombe éclate au passage d'un train
De sévères mesures de surveillance sont
prises sur l'ensemble du territoire.
Barcelone.... Toute la population est
réquisitionnée à Barcelone. L'offensive
franquiste s'accentue tandis que l'avia¬
tion italienne bombarde sans répit la
capitale de la Catalogne, causant de
nombreux morts parmi les habitants
Berlin... Le Docteur Schacht, président
de la Reiehsbank est remplacé par le
Docteur Funk On attribue ce change¬
ment aux difficultés financières de l'Al¬
lemagne.
Rome... Un grand mariage. La princes¬
se Marie de Savoie, fille du roi d'Italie a
épousé le prince Louis de Bourbon-Par¬
me.
La population romaine a chaleureuse¬
ment acclamé les jeunes époux.
Éerlin... Le Comte Ciano aura un en¬
tretien avec Hitler le 28 janvier à Berlin.
Le surlendemain au Reichstag le Fuhrer
fera connaître la position du Reich à
l'égard des revendications de l'Italie.
du président Daladier a pu donner à
nombre de nos concitoyens ce sentiment
de fierté national que doit avoir tout
Français en présence de l'œuvre gran •
diose accomplie par son pays, on pourra,
avec quelque ironie, remercier les diri¬
geants Italiens de l'avoir provoqué.
DERVAUX,
FRANCE A BATTU POLOGNE EN FOOTBALL PAR
4 BUTS A 0, A PARIS
Voici une belle phase du match devant les buts des Polonais qui devait se ter¬
miner par notre victoire.
LA NON-INTERVENTION FRANCO-ANGLAISE...
en Espagne n'est pas un vain mot. Voici par exemple les 60 derniers citoyens
anglais combattant dans les Brigades Internationales autour de Madrid, débar¬
quant du croiseur anglais « Devonshire » à Marseille d'où ils regagneront leur
pays.
APRÈS MUNICH
par Léon LABAUME
Munich, terme final d'un état de cho¬
ses révolu, déclarions-nous dernière¬
ment ; Munich est \_3si, convenons-en,
l'éclatante consécration de la victoire
des vaincus. Comment tout cela est-il
arrivé ?
Logez sur une superficie inférieure à
celle de la France un peuple d'une
population double. Admettez encore que
le sol peu propice aux exploitations
agricoles se prête à merveille à tous les
développements industriels. Vous obte¬
nez ainsi la situation allemande à l'avè¬
nement d'Hitler.
La crise s'aggravant tous les pays fer¬
ment leurs frontières, le chômage aug¬
mente, la misère sévit. Le national-so¬
cialisme transforme les chômeurs en
soldats, intensifie les armements, cher¬
che au besoin par la force des débou¬
chés commerciaux. Il lui manque des
matières premières, des denrées agri¬
coles, en échange le Reich peut expor¬
ter le surcroit de sa production indus¬
trielle.
Les démocraties n'ont que faire des
produits germaniques, la France en par¬
ticulier, se suffit harmonieusement. L'Eu¬
rope Centrale par contre se présente à
souhait pour subir une colonisation éco¬
nomique.
Après le savant dépeçage effectué par
le traité de Versailles, bien rares sont
en effet les pays de l'Europe Centrale
capables de vivre sur eux-mêmes. Il
leur devient difficile même de commer¬
cer entr'eux par suite de rivalités créées
par les nouveaux tracés de frontière.
Ces régions sont surtout agricoles, l'Alle¬
magne y trouve des approvisionnements
mais aussi des débouchés...
En 1938 le Reich se trouve devenu
leur principal client. Voici quelques
chiffres empruntés à des statistiques
officielles :
Exportation de quelques pays en An¬
gleterre, en France et aux Etats-Unis
Bulgarie 19 %
Yougoslavie 17,4 %
Roumanie 16,4 %
Hongrie 11,7 %
Grèce 19,8 %
Exportations de ces mêmes pays en
Allemagne seulement :
Bulgarie 47 %
Yougoslavie 35,2 %
Roumanie 27,2 %
Hongrie 41 %
Grèce 32 %
Admettez maintenant que l'un de ces
Etats adopte des mesures contraires aux
données du National-Socialisme, le
Reich use de représailles. Etant donné
le nombre de quémandeurs, il est pos¬
sible à l'Allemagne de faire un choix,
elle peut se passer aujourd'hui par
exemple d'effectuer des achats en Hon¬
grie, mais la Hongrie pour vivre a
essentiellement besoin de l'Allemagne.
POINT OE VUE
SUB L'ESPAGNE
Peut-on s'étonner dès lors de la doci¬
lité Hongroise et de sa nouvelle politique
raciale. Attirance de la force pensent
certains, nécessité vitale à notre poinl
de vue.
Et voilà pourquoi les pays énumérés
ci-dessus se détachent petit à petit de la
France. Le prestige intellectuel de notre
pays est toujours grand à Belgrade, à
Sofia et à Bucarest, nos hommes d'Etat
et conférenciers y sont toujours fêtés,
nos troupes théâtrales y obtiennent
d'éclatants succès, mais les gouverne¬
ments responsables se trouvent en face
d'insolubles problèmes.
Pour détacher l'Europe balkanique
de l'Allemagne, il faudrait l'aider à vi¬
vre et commercer avec elle, or ni la
France ni l'Angleterre ne le peuvent.
On espérait qu'une politique de crédits
consentis à certains Etats permettrait
de lutter contre l'influence nazie, il n'en
est rien car en définitive les produits
s'échangent toujours contre des pro¬
duits et non contre des livres ou des
francs qui sont très vite épuisés.
Il est une morale politique à tirer de
tels événements : le libre échange dis¬
paraissant entre nations, celles qui sont
incapables de se suffire tendent à s'ag¬
glomérer avec d'autres de façon à cons¬
tituer de nouveaux Etats autarcique-
ment viables.
Quoi qu'il en soit la politique exté¬
rieure française subit un grave échec,
non de la faute de nos gouvernants, la
solution adoptée à Munich s'imposait
jusqu'à l'évidence, mais par l'évolution
économique de l'heure.
L'encerclement de l'Allemagne, poli¬
tique traditionnelle française est aujour¬
d'hui irréalisable, le Reich a fait écla¬
ter son armure. Nos principaux alliés
s'éloignent de nous parce qu'économi¬
quement nous ne pouvons rien pour
eux, leur amitié devient un écueil à
leur essor commercial, quant aux autres
il nous serait matériellement impossi¬
ble de les secourir en cas de danger.
Le moment n'est-il pas venu alors de
reconsidérer l'ensemble de nos allian¬
ces et avec franchise de limiter nos
obligations à nos possibilités ?
Mais direz-vous cela revient à accepter
le principe de la localisation des guer¬
res ! Reconnaissons simplement que s'il
devient impossible d'éviter un conflit
dans une région quelconque de l'Eu¬
rope, n'intéressant pas directement no¬
tre pays, la France n'est plus à même
de remplir le rôle du gendarme.
Par ailleurs la sécurité de la France
se trouve entièrement liée à celle de
l'Angleterre. Chacune de ces nations a
un vaste empire à défendre. Il en résul¬
te déjà de fort lourdes responsabilités,
atténuées sans doute par le fait qu'en
cas d'attaque leurs forces armées se¬
raient mises en commun, or ces forces
groupées deviennent immenses.
Et si momentanément — étant donné
l'état fiévreux de l'Europe — nos gou¬
vernements bornaient là leurs ambi¬
tions !
L. L.
On a écrit notamment qu'à la confé
rence du matin la plupart des dirigeants,
radicaux, après avoir « reconsidéré » la
question, s'étaient explicitement ralliés
à une politique interventionniste. On a,
prétendu que nous avons fait amende
honorable, o.ue nous avons reconnu no¬
tre erreur. C'est là, je l'affirme, une in¬
terprétation aussi inexacte qu'intéressée.
A supposer d'ailleurs au au lendemain
du 18 juillet 1936 — date précise du sou¬
lèvement franquiste — nous ayons com¬
mis l'erreur de la non-intervention, nous
aurions le droit de rappeller que nous
ne l'avions' commise qu'en plein accord,
avec M. Léon Blum. Et personne, pas
même son auteur, n'a, j'imagine, oublié
la très claire démonstration de Luna-
Park.
"X*
•k ★
Errare humanum est, dira M. Blum
Mais il n'est pas diabolique de persévé¬
rer, surtout lorsqu'on a précisément
conscience de ne s'être point trompé
Notre thèse est toujours la même :
« l'Espagne aux Espagnols ! » Sans dou¬
te nous trouvons-nous devant le fait —
qui n'est pas nouveau ■— d'une interven¬
tion étrangère. Mais alors il faut choisir :
ou persister dans notre attitude, ou bien
déclarer ou faire, plus simplement, la
guerre à l'Italie. Il n'y a pas de solution
intermédiaire en ce qui concerne, évi¬
demment, une intervention militaire
éventuelle, et non point un nouvel essai
de médiation.
Grave et tragique problème, je le sais,
Qu'il y ait eu, le matin surtout, à la con¬
férence des présidents, un malaise do a
loureux, c'est incontestable. André Liau-
tey, qui revient de Barcelone, Emile Ro¬
che, qui fut l'un des plus irréductibles
tenants de la non-inteivention, se sont
livrés devant nous à un très noble exa -
men de conscience exactement parallèle
à celui de tous leurs collègues. Je m'em¬
presse d'ajouter qu'en réclamant le ra¬
vitaillement des populations civiles —
et principalement du lait pour les pe¬
tits enfants de Barcelone — ils ont trou¬
vé parmi nous une émouvante unanimi¬
té à laquelle il faudra bien donner les
suites pratiques et immédiates qu'elle
comporte.
Quant au reste — la fourniture de ca¬
nons et d'avions — je dois à la vérité
d'affirmer qu'une partie de la presse
abuse effrontément ses lecteurs lors¬
qu'elle prétend que des clameurs se son'i
i élevées pour exiger l'ouverture de la.
LES JEUNES ET L'EMPIRE
M. Jean Daladier, âgé de 17 ans, fils
du Président du Conseil a organisé au
Cercle Militaire une réunion des mem¬
bres de l'organisation dont il est le fon¬
dateur et le Président e+ qui a pour but
de mieux faire connaître aux Jeunes, la
France d'Outre-Mer. Cette organisation
a pour nom « Jeunesse de l'Empire Fran¬
çais ». La célèbre journaliste Titayna y
fit une conférence très intéressante sur
les colonies. Voici Jean Daladier pendant
son disco'rs. On aperçoit un peu en re¬
trait, Titayna, assise ?
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