Titre : Le Moniteur de la Lozère : journal d'annonces
Auteur : Union républicaine (France). Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Mende)
Date d'édition : 1939-01-12
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328188053
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 12 janvier 1939 12 janvier 1939
Description : 1939/01/12 (A75,N2). 1939/01/12 (A75,N2).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG48 Collection numérique : BIPFPIG48
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t53547285v
Source : Archives départementales de la Lozère, 1 PER 204
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 10/09/2023
ABONNEMENTS :
Lozère et départements limitrophes 12 fr. 50
Autres départements 15 fr. 50
Compte postal : n° 251.09 Clermont-Ferrand
Directeur : Raymond D E R V A U X
Rédaction et Administration :
9, Allée des Soupirs — M E N D E
Téléphoné 112
Le Numéro : 30 centimes
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Annonces, 4e page 2 » —
Annonces légales 2,50 —
SOIXANTE - QUINZIEME ANNEE. — N° 2.
JEUDI 12 JANVIER 1939.
Journal Républicain Démocrate
Regards » Ht année
défoule © • « • •
*
Parti Républicain Radical et Radical Socialiste
Assez de démagogie
I
La vérité M,miiiiiiiiiiiniiiiiiinin>>.
LOIS LES CAPITALISTES SERONT
MOINS IMPOSES QU'AUPARAVANT.
C'EST FAUX.
Dans une affiche récente, les commu¬
nistes affirment qu'un capitaliste ayant
2 millions de revenus paierait 832.000
francs au seul titre de l'impôt sur le re¬
venu. Ce chiffre est faux. Le vrai chif¬
fre est : 1 millions 40.000 francs. Le ca¬
pitaliste paiera plus qu'avant les décrets-
lois.
Le capitaliste paiera d'ailleurs, bien
entendu, d'autres impôts. Si ses revenus
proviennent par exemple d'une entre¬
prise travaillant pour la défense natio¬
nale, l'impôt en absorbe 1 million
552.746 francs, soit 77,63 %.
Les possédants sont donc (même pro¬
portionnellement) frappés davantage
qu'ils ne l'ont jamais été sous aucun
gouvernement.
Ne pouvant nier cette vérité, les criti¬
ques de mauvaise foi en sont réduits à
truquer le jeu des plafonds fiscaux.
Nous défions qui que ce soit de con¬
tester, avec preuve à l'appui, que les
nouveaux tarifs de l'impôt général sur
le revenu sont supérieurs de 30 % à
ceux que M. Auriol avait institués dans
la loi de finances du 31 décembre 1936.
Toutes ces critiques sont donc fausses
ou tendancieuses. N'en soit pas dupe.
VOIS PLUS HAUT ET PLUS LOIN
A l'ordre de mobilisation tu as répon¬
du : « présent » avec un courage et une
dignité qui ont forcé l'admiration du
monde entier. Et pourtant, tu laissais un
foyer, une famille menacées par les hor¬
reurs de la guerre.
Tu n'as pas subi ces dernières. POUR¬
QUOI ?
Parce que ton gouvernement, parmi
les clameurs des démagogues, des agita¬
teurs et des lâches, aux heures tragiques
de septembre, a gardé la tête froide.
Il t'a évité la guerre et son cortège de
massacres, de misères et de deuils.
Cela n'a pas été sans frais. T'associeras-
tu à ceux qui refusent la note à payer ?
Alors tu auras donné pour ton pays,
pour toi-même, pour tes enfants, le si¬
gnal d'une terrible aventure. NON !
Tu suivras ce même gouvernement
qui, bravant l'impopularité, après avoir
sauvé la paix, veut, pour la conserver,
remonter durement, courageusement, la
pente où nous glissions.
Entre la facilité et le courage, tu as
choisi.
Pour éviter la faillite, pour sauver ton
pays, la grandeur de ta patrie, la Répu¬
blique de tes libertés, tout ce qui fait ta
joie de vivre, TU ACCEPTAIS HIER DE
SACRIFIER TA VIE.
REFUSERAS-TU AUJOURD'HUI TA
PART D'IMPOT ET DE TRAVAIL ?
Parti Républicain Radical
et Radical-Socialiste
1, place de Valois, Paris.
Washington... Le président Roosevelt a
prononcé un grand discours, au Congrès
américain, appelé à un grand retentis¬
sement dans le jnonde. C'est le prélude
d'une croisade de là démocratie contre
la dictature.
Berchtesgaden... Le chancelier Hitler
a reçu M. Beck, ministre des Affaires
étrangères de Pologne.
Berlin... Berlin s'efforce de faire pres¬
sion sur le Premier britannique en vue
d'un règlement des problèmes méditer¬
ranéens.
Rome... Rome prépare une réception
imposante aux ministres britanniques.
Londres... A propos de la visite à Ro¬
me des ministres anglais. « Si les re¬
vendications italiennes avaient pour but
de nous séparer de la France, elles n'ont
servi qu'à resserrer notre amitié car, sur
cette question, nous faisons nôtre la
cause de la France » écrit un journal
anglais, le Sunday Times.
FRANÇAIS,
Un peuple libre a droit à la vérité, la
voici :
— Chaque année, les charges nationa¬
les augmentent.
Les dépenses de l'Etat — non compris
la défense nationale — ont augmenté de
30 milliards depuis 1936.
— Chaque année, le revenu national
diminue.
Pour 1939 il manque 55 MILLIARDS à
la collectivité.
La production se développe sans cesse
dans tous les pays d'Europe, sauf UN :
la France.
Oui ou non, veux-tu que cela conti¬
nue ?
Tu peux répondre « OUI », mais alors:
ACCEPTE : que le franc soit encore
dévalué, et avec lui le pouvoir d'achat
de ton salaire ou de ton revenu.
ACCEPTE : que d'autres usines fer¬
ment, que le CHOMAGE continue à s'é¬
tendre, que la misère s'installe à ton
foyer.
ACCEPTE : que la nation renonce à
être forte et armée, accepte qu'elle s'in¬
cline demain devant les dictatures
étrangères.
Si tu ne veux pas de tout cela :
CONSENS au sacrifice nécessaire
pour éviter la faillite de l'Etat qui rui¬
nerait nos familles, nos métiers, nos li¬
bertés nationales.
De l'étranger, amis, et adversaires nous
observent : leur attitude dépend de nos
actes.
On n'ose pas te dire que cet effort est
superflu.
On cherche à te démontrer qu'il est
injustement réparti.
ON TE DIT : IL FALLAIT FAIRE
PAYER LES RICHES.
Tous les ministres des finances, de¬
puis deux ans, M. Auriol le 17 décem¬
bre 1936, M. Bonnet le 17 décembre
1937 répondant aux communistes qui
leur demandaient d'appliquer l'impôt
sur le capital, ont démontré que "cet im¬
pôt était illusoire, qu'il ne pourrait fai¬
re face, et seulement une fois, qu'à une
petite partie de la dépense annuelle que
coûteraient les réformes proposés par le
parti communiste.
ON TE DIT : LA MASSE DES SALA¬
RIES FERA LES FRAIS PRINCIPAUX
DE LA MAJORATION DES IMPOTS
INDIRECTS.
Pourquoi alors, le premier gouverne¬
ment de Rassemblement populaire dans
le courant du mois de juin 1937, un so¬
cialiste étant ministre des finances,
avait-il préparé au moment de sa chute,
un projet où les taxes indirectes (tabacs :
800.000.000, timbres et tarifs postaux :
372.700.000, etc...) entraient pour une
part considérable.
ON TE DIT : APRES LES DECRETS-
LES MEHARISTES ACCLAMENT LA FRANCE
Voici, les méhciristes saluant le Président du Conseil, au cours de la revue
qui fut vraiment grandiose.
L'ALGERIE REÇOIT A SON TOUR LE REPRESENTANT DE LA METROPOLE
Après la Tunisie, c'est Alger qui accueille triomphalement le Président
du Conseil. Le voici en voiture en entrant à Alger.
1938 restera probablement dans l'his¬
toire l'année de la grande Allemagne. En
mars, réalisation de l'Anschluss. En sep¬
tembre, annexion des Sudètes. Sept mois
ont suffi pour réaliser, à bien peu près,
l'unité totale de la Germanie. Le destin
a voulu eu'un Autrichien achevât l'œu-
*
vre de la monarchie prussienne et de ses
grands serviteurs. Inutile de revenir sur
la question de savoir si ce processus d'u ¬
nification aurait vu être empêché ou re¬
tardé. Le fait est aujourd'hui acquis. On
le tient pour durable et solidement éta¬
bli, au même titre que l'unité allemande
de 1870 qui résista victorieusement à l'é¬
crasante défaite de 1918. La réalité, c'est
le bloc homogène de 80 millions d'Alle¬
mands installés au cœur de l'Europe,
maître de quelques-unes des grandes
voies de communication entre la Mer du
Nord, la Baltique, la Mer Noire et le Pro¬
che-Orient. Nous sommes capables de le
vaincre dans une guerre de coalition. Il
ne nous est donné ni de l'éliminer — cela
va de soi — ni même de l'atteindre sé¬
rieusement dans sa puissance et sa cohé¬
sion.
La seule politique possible pour la
France consiste pur suite à définir les
conditions de coexistence, voire d'une
collaboration possible avec l'Allemagne,
compte tenu de l'entente avec la Gran
de-Bretagne, pierre angulaire de sa poli¬
tique. Telle a été la politique de M. Da-
ladier, dans cette trouble période de l'au¬
tomne 1938 où il semblait que la guerre
fût inévitable. Elle fut évitée de justesse
dans des conditions qu'on fera bien de
ne pas oublier. Toutefois, la signature
des accords de Munich et la déclaration
franco-allemande donne à penser qu'une
détente pourra s'établir entre deux
grands peuples qui se sont si souvent af-,
frontés sur les champs de bataille en des
luttes épuisantes et stériles.
L'année qui vient de disparaître n'a
pas amené la fin des guerres ravageant
la Chine et l'Espagne. Malgré la résistan¬
ce des armées chinoises le Japon a rem¬
porté de brillantes victoires qui n'ont pas
réussi à forcer la décision. Ses ambitions
avouées — le protectorat de fait sur la
Chine — dépassent sans doute ses
moyens. Elles le mettent en conflit avec
les Etats-Unis et les grandes puissances
européennes dont les intérêts en Extrê
me-Orient sont considérables. Le gouver¬
nement de Tokio répudie le principe ds
la porte ouverte que le traité de. Was¬
hington avait proclamé en 1922. Le gou¬
vernement américain paraît désireux de
le maintenir. Toutefois, des accommode¬
ments sont possibles entre ces thèses op¬
posées. Il n'est guère contestable que des
négociations officieuses sont engagées
afin de chercher un nouvel équilibre en¬
tre les exigences du Japon et celles de
l'Europe et de l'Amérique. C'est l'intérêt
APRES LA BATAILLE
Le torpilleur gouvernemental « José
par une dizaine d'unités nationalistes,
tar, dans les eaux anglaises ; menaçant
des bateaux et remorqueurs anglais.
du Japon d'éviter une guerre d'usure où
il finira par s'épuiser. C'est l'intérêt des
puissances de comprendre qu'on ne re¬
viendra pas au statu auo antérieur à
1937. L'immense Chine peut s'ouvrir à
toutes les initiatives et à toutes les col¬
laborations. Ce sera une œuvre de pa¬
tience et de temps.
Quant à la guerre d'Espagne, elle prend
de plus en plus des allures d'une guerre
de siège, en dépit des succès remportés
par les troupes nationalistes. Le gouver¬
nement du général Franco s'est affermi
dans les territoires qu'il contrôle et a
pris toutes les apparences d'un pouvoir
régulier : fait incontestable dont le gou¬
vernement français n'a pas encore voulu
tirer les conséquences nécessaires. Mais,
de son côté, la République espagnole
s'est renforcée dans la mesure même où
elle a réussi à éliminer les influences ex¬
trémistes qui avaient si longtemps pesé
sur elle. L'armée qu'elle a organisée ne
manque ni de courage ni de qualité ma-
nœuvrières..Le résultat est que les chan¬
ces de succès du général Franco sont
moindres à la fin de 1938 qu'à la fin de
1937. Cet équilibre instable permettra-t-
il une médiation entre frères ennemis ?
Personne ne saurait le dire, en raison
des influences étrangères qui continuent
de s'exercer en Espagne. Les affaires es¬
pagnoles sont étroitement liées aux re¬
vendications que l'Italie nous a présen¬
tées avec une insolente fatuité. Mussoli¬
ni sera d'autant plus porté à maintenir
l'hypothèque prise sur l'Espagne nationa¬
liste que la France sera plus décidée à
defendre son Empire. La guerre civile
n'a pas fini de soulever des difficultés.
Elles mettront à une rude épreuve la so¬
lidité de l'entente britannique que 1938
a confirmée et que 1939 devra développer
dans le sens d'une solidarité agissante
entre les deux plus puissants Empires du
monde.
NAVALE DE GIBRALTAR
-Luiz Diaz » après avoir été bombardé
s'était réfugié près d'un rocher de Gibral-
de sombrer il fut aussitôt secouru par
En France...
Orange... C'est à Orange que s'est ter¬
miné le triomphal voyage de ■ M. Dala-
dier en Corse, en Tunisie et en Algérie.
Répondant aux souhaits de bienvenue de
ses compatriotes, le président Daladier
a déclaré : « Je maintiendrai la France
et son empire ; je maintiendrai l'ordre
et le travail dans le pays, ce sont les
meilleurs moyens de maintenir la Répu¬
blique et de défendre la démocratie ».
Paris... C'est aux cris de « vive Dala¬
dier ! vive la France ! vive l'Empire !
que le peuple de Paris a accueilli le
chef du Gouvernement qui déclare :
« Je suis heureux d'avoir constaté au
cours de ce voyage le profond attache¬
ment de tous les autochtones d'Algérie
et du Tunisie à la France. J'ai aussi en¬
registré, avec la plus grande satisfaction
le désir de voir tous les Français de
plus en plus unis ».
Senlis... Un avion suisse Zurich-Paris
a capoté près de Senlis. Il y a cinq
morts.
Grenoble... Sept skieurs ont été ense¬
velis par une avalanche de neige au
Grand Galibier.
Paris... Le Parlement est rentré. A la
Chambre, renouvellement du bureau.
M. Herriot est réélu président. Au Sénat,
M. Damecour, doyen d'âge a prononcé
le discours traditionnel.
Paris... Les ministres anglais se ren¬
dant à Rome, M. Chamberlain et lord
Halifax, ont été les hôtes de Paris et se
sont entretenus avec leurs collègues
français MM. Daladier et Bonnet.
A l'Etranger...
Barcelone... Les républicains résis¬
tent sur le front de Catalogne et atta¬
quent victorieusement en Estramadure.
/
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JEUDI 12 JANVIER 1939.
Journal Républicain Démocrate
Regards » Ht année
défoule © • « • •
*
Parti Républicain Radical et Radical Socialiste
Assez de démagogie
I
La vérité M,miiiiiiiiiiiniiiiiiinin>>.
LOIS LES CAPITALISTES SERONT
MOINS IMPOSES QU'AUPARAVANT.
C'EST FAUX.
Dans une affiche récente, les commu¬
nistes affirment qu'un capitaliste ayant
2 millions de revenus paierait 832.000
francs au seul titre de l'impôt sur le re¬
venu. Ce chiffre est faux. Le vrai chif¬
fre est : 1 millions 40.000 francs. Le ca¬
pitaliste paiera plus qu'avant les décrets-
lois.
Le capitaliste paiera d'ailleurs, bien
entendu, d'autres impôts. Si ses revenus
proviennent par exemple d'une entre¬
prise travaillant pour la défense natio¬
nale, l'impôt en absorbe 1 million
552.746 francs, soit 77,63 %.
Les possédants sont donc (même pro¬
portionnellement) frappés davantage
qu'ils ne l'ont jamais été sous aucun
gouvernement.
Ne pouvant nier cette vérité, les criti¬
ques de mauvaise foi en sont réduits à
truquer le jeu des plafonds fiscaux.
Nous défions qui que ce soit de con¬
tester, avec preuve à l'appui, que les
nouveaux tarifs de l'impôt général sur
le revenu sont supérieurs de 30 % à
ceux que M. Auriol avait institués dans
la loi de finances du 31 décembre 1936.
Toutes ces critiques sont donc fausses
ou tendancieuses. N'en soit pas dupe.
VOIS PLUS HAUT ET PLUS LOIN
A l'ordre de mobilisation tu as répon¬
du : « présent » avec un courage et une
dignité qui ont forcé l'admiration du
monde entier. Et pourtant, tu laissais un
foyer, une famille menacées par les hor¬
reurs de la guerre.
Tu n'as pas subi ces dernières. POUR¬
QUOI ?
Parce que ton gouvernement, parmi
les clameurs des démagogues, des agita¬
teurs et des lâches, aux heures tragiques
de septembre, a gardé la tête froide.
Il t'a évité la guerre et son cortège de
massacres, de misères et de deuils.
Cela n'a pas été sans frais. T'associeras-
tu à ceux qui refusent la note à payer ?
Alors tu auras donné pour ton pays,
pour toi-même, pour tes enfants, le si¬
gnal d'une terrible aventure. NON !
Tu suivras ce même gouvernement
qui, bravant l'impopularité, après avoir
sauvé la paix, veut, pour la conserver,
remonter durement, courageusement, la
pente où nous glissions.
Entre la facilité et le courage, tu as
choisi.
Pour éviter la faillite, pour sauver ton
pays, la grandeur de ta patrie, la Répu¬
blique de tes libertés, tout ce qui fait ta
joie de vivre, TU ACCEPTAIS HIER DE
SACRIFIER TA VIE.
REFUSERAS-TU AUJOURD'HUI TA
PART D'IMPOT ET DE TRAVAIL ?
Parti Républicain Radical
et Radical-Socialiste
1, place de Valois, Paris.
Washington... Le président Roosevelt a
prononcé un grand discours, au Congrès
américain, appelé à un grand retentis¬
sement dans le jnonde. C'est le prélude
d'une croisade de là démocratie contre
la dictature.
Berchtesgaden... Le chancelier Hitler
a reçu M. Beck, ministre des Affaires
étrangères de Pologne.
Berlin... Berlin s'efforce de faire pres¬
sion sur le Premier britannique en vue
d'un règlement des problèmes méditer¬
ranéens.
Rome... Rome prépare une réception
imposante aux ministres britanniques.
Londres... A propos de la visite à Ro¬
me des ministres anglais. « Si les re¬
vendications italiennes avaient pour but
de nous séparer de la France, elles n'ont
servi qu'à resserrer notre amitié car, sur
cette question, nous faisons nôtre la
cause de la France » écrit un journal
anglais, le Sunday Times.
FRANÇAIS,
Un peuple libre a droit à la vérité, la
voici :
— Chaque année, les charges nationa¬
les augmentent.
Les dépenses de l'Etat — non compris
la défense nationale — ont augmenté de
30 milliards depuis 1936.
— Chaque année, le revenu national
diminue.
Pour 1939 il manque 55 MILLIARDS à
la collectivité.
La production se développe sans cesse
dans tous les pays d'Europe, sauf UN :
la France.
Oui ou non, veux-tu que cela conti¬
nue ?
Tu peux répondre « OUI », mais alors:
ACCEPTE : que le franc soit encore
dévalué, et avec lui le pouvoir d'achat
de ton salaire ou de ton revenu.
ACCEPTE : que d'autres usines fer¬
ment, que le CHOMAGE continue à s'é¬
tendre, que la misère s'installe à ton
foyer.
ACCEPTE : que la nation renonce à
être forte et armée, accepte qu'elle s'in¬
cline demain devant les dictatures
étrangères.
Si tu ne veux pas de tout cela :
CONSENS au sacrifice nécessaire
pour éviter la faillite de l'Etat qui rui¬
nerait nos familles, nos métiers, nos li¬
bertés nationales.
De l'étranger, amis, et adversaires nous
observent : leur attitude dépend de nos
actes.
On n'ose pas te dire que cet effort est
superflu.
On cherche à te démontrer qu'il est
injustement réparti.
ON TE DIT : IL FALLAIT FAIRE
PAYER LES RICHES.
Tous les ministres des finances, de¬
puis deux ans, M. Auriol le 17 décem¬
bre 1936, M. Bonnet le 17 décembre
1937 répondant aux communistes qui
leur demandaient d'appliquer l'impôt
sur le capital, ont démontré que "cet im¬
pôt était illusoire, qu'il ne pourrait fai¬
re face, et seulement une fois, qu'à une
petite partie de la dépense annuelle que
coûteraient les réformes proposés par le
parti communiste.
ON TE DIT : LA MASSE DES SALA¬
RIES FERA LES FRAIS PRINCIPAUX
DE LA MAJORATION DES IMPOTS
INDIRECTS.
Pourquoi alors, le premier gouverne¬
ment de Rassemblement populaire dans
le courant du mois de juin 1937, un so¬
cialiste étant ministre des finances,
avait-il préparé au moment de sa chute,
un projet où les taxes indirectes (tabacs :
800.000.000, timbres et tarifs postaux :
372.700.000, etc...) entraient pour une
part considérable.
ON TE DIT : APRES LES DECRETS-
LES MEHARISTES ACCLAMENT LA FRANCE
Voici, les méhciristes saluant le Président du Conseil, au cours de la revue
qui fut vraiment grandiose.
L'ALGERIE REÇOIT A SON TOUR LE REPRESENTANT DE LA METROPOLE
Après la Tunisie, c'est Alger qui accueille triomphalement le Président
du Conseil. Le voici en voiture en entrant à Alger.
1938 restera probablement dans l'his¬
toire l'année de la grande Allemagne. En
mars, réalisation de l'Anschluss. En sep¬
tembre, annexion des Sudètes. Sept mois
ont suffi pour réaliser, à bien peu près,
l'unité totale de la Germanie. Le destin
a voulu eu'un Autrichien achevât l'œu-
*
vre de la monarchie prussienne et de ses
grands serviteurs. Inutile de revenir sur
la question de savoir si ce processus d'u ¬
nification aurait vu être empêché ou re¬
tardé. Le fait est aujourd'hui acquis. On
le tient pour durable et solidement éta¬
bli, au même titre que l'unité allemande
de 1870 qui résista victorieusement à l'é¬
crasante défaite de 1918. La réalité, c'est
le bloc homogène de 80 millions d'Alle¬
mands installés au cœur de l'Europe,
maître de quelques-unes des grandes
voies de communication entre la Mer du
Nord, la Baltique, la Mer Noire et le Pro¬
che-Orient. Nous sommes capables de le
vaincre dans une guerre de coalition. Il
ne nous est donné ni de l'éliminer — cela
va de soi — ni même de l'atteindre sé¬
rieusement dans sa puissance et sa cohé¬
sion.
La seule politique possible pour la
France consiste pur suite à définir les
conditions de coexistence, voire d'une
collaboration possible avec l'Allemagne,
compte tenu de l'entente avec la Gran
de-Bretagne, pierre angulaire de sa poli¬
tique. Telle a été la politique de M. Da-
ladier, dans cette trouble période de l'au¬
tomne 1938 où il semblait que la guerre
fût inévitable. Elle fut évitée de justesse
dans des conditions qu'on fera bien de
ne pas oublier. Toutefois, la signature
des accords de Munich et la déclaration
franco-allemande donne à penser qu'une
détente pourra s'établir entre deux
grands peuples qui se sont si souvent af-,
frontés sur les champs de bataille en des
luttes épuisantes et stériles.
L'année qui vient de disparaître n'a
pas amené la fin des guerres ravageant
la Chine et l'Espagne. Malgré la résistan¬
ce des armées chinoises le Japon a rem¬
porté de brillantes victoires qui n'ont pas
réussi à forcer la décision. Ses ambitions
avouées — le protectorat de fait sur la
Chine — dépassent sans doute ses
moyens. Elles le mettent en conflit avec
les Etats-Unis et les grandes puissances
européennes dont les intérêts en Extrê
me-Orient sont considérables. Le gouver¬
nement de Tokio répudie le principe ds
la porte ouverte que le traité de. Was¬
hington avait proclamé en 1922. Le gou¬
vernement américain paraît désireux de
le maintenir. Toutefois, des accommode¬
ments sont possibles entre ces thèses op¬
posées. Il n'est guère contestable que des
négociations officieuses sont engagées
afin de chercher un nouvel équilibre en¬
tre les exigences du Japon et celles de
l'Europe et de l'Amérique. C'est l'intérêt
APRES LA BATAILLE
Le torpilleur gouvernemental « José
par une dizaine d'unités nationalistes,
tar, dans les eaux anglaises ; menaçant
des bateaux et remorqueurs anglais.
du Japon d'éviter une guerre d'usure où
il finira par s'épuiser. C'est l'intérêt des
puissances de comprendre qu'on ne re¬
viendra pas au statu auo antérieur à
1937. L'immense Chine peut s'ouvrir à
toutes les initiatives et à toutes les col¬
laborations. Ce sera une œuvre de pa¬
tience et de temps.
Quant à la guerre d'Espagne, elle prend
de plus en plus des allures d'une guerre
de siège, en dépit des succès remportés
par les troupes nationalistes. Le gouver¬
nement du général Franco s'est affermi
dans les territoires qu'il contrôle et a
pris toutes les apparences d'un pouvoir
régulier : fait incontestable dont le gou¬
vernement français n'a pas encore voulu
tirer les conséquences nécessaires. Mais,
de son côté, la République espagnole
s'est renforcée dans la mesure même où
elle a réussi à éliminer les influences ex¬
trémistes qui avaient si longtemps pesé
sur elle. L'armée qu'elle a organisée ne
manque ni de courage ni de qualité ma-
nœuvrières..Le résultat est que les chan¬
ces de succès du général Franco sont
moindres à la fin de 1938 qu'à la fin de
1937. Cet équilibre instable permettra-t-
il une médiation entre frères ennemis ?
Personne ne saurait le dire, en raison
des influences étrangères qui continuent
de s'exercer en Espagne. Les affaires es¬
pagnoles sont étroitement liées aux re¬
vendications que l'Italie nous a présen¬
tées avec une insolente fatuité. Mussoli¬
ni sera d'autant plus porté à maintenir
l'hypothèque prise sur l'Espagne nationa¬
liste que la France sera plus décidée à
defendre son Empire. La guerre civile
n'a pas fini de soulever des difficultés.
Elles mettront à une rude épreuve la so¬
lidité de l'entente britannique que 1938
a confirmée et que 1939 devra développer
dans le sens d'une solidarité agissante
entre les deux plus puissants Empires du
monde.
NAVALE DE GIBRALTAR
-Luiz Diaz » après avoir été bombardé
s'était réfugié près d'un rocher de Gibral-
de sombrer il fut aussitôt secouru par
En France...
Orange... C'est à Orange que s'est ter¬
miné le triomphal voyage de ■ M. Dala-
dier en Corse, en Tunisie et en Algérie.
Répondant aux souhaits de bienvenue de
ses compatriotes, le président Daladier
a déclaré : « Je maintiendrai la France
et son empire ; je maintiendrai l'ordre
et le travail dans le pays, ce sont les
meilleurs moyens de maintenir la Répu¬
blique et de défendre la démocratie ».
Paris... C'est aux cris de « vive Dala¬
dier ! vive la France ! vive l'Empire !
que le peuple de Paris a accueilli le
chef du Gouvernement qui déclare :
« Je suis heureux d'avoir constaté au
cours de ce voyage le profond attache¬
ment de tous les autochtones d'Algérie
et du Tunisie à la France. J'ai aussi en¬
registré, avec la plus grande satisfaction
le désir de voir tous les Français de
plus en plus unis ».
Senlis... Un avion suisse Zurich-Paris
a capoté près de Senlis. Il y a cinq
morts.
Grenoble... Sept skieurs ont été ense¬
velis par une avalanche de neige au
Grand Galibier.
Paris... Le Parlement est rentré. A la
Chambre, renouvellement du bureau.
M. Herriot est réélu président. Au Sénat,
M. Damecour, doyen d'âge a prononcé
le discours traditionnel.
Paris... Les ministres anglais se ren¬
dant à Rome, M. Chamberlain et lord
Halifax, ont été les hôtes de Paris et se
sont entretenus avec leurs collègues
français MM. Daladier et Bonnet.
A l'Etranger...
Barcelone... Les républicains résis¬
tent sur le front de Catalogne et atta¬
quent victorieusement en Estramadure.
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