Titre : Le Moniteur de la Lozère : journal d'annonces
Auteur : Union républicaine (France). Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Mende)
Date d'édition : 1939-04-13
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328188053
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 13 avril 1939 13 avril 1939
Description : 1939/04/13 (A75,N15). 1939/04/13 (A75,N15).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG48 Collection numérique : BIPFPIG48
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t53547356g
Source : Archives départementales de la Lozère, 1 PER 204
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 10/09/2023
SOIXANTE - QUINZIEME ANNEE. — N° 15.
JEUDI 13 AVRIL 1939.
Journal Républicain Démocrate
ABONNEMENTS :
Lozère et départements limitrophes
Autres départements.
Compte postal : n° 251.09 Clermont-Ferrand
12 fr. 50
15 fr. 50
Directeur : Raymond D E R V A U X
Rédaction et Administration :
9, Allée des Soupirs — M E N D E
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Le Numéro : 30 centimes
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TRAVAIL, UNION,
voici les deux mots
que je veux adresser
au peuple français !
Déclare à Lyon an Congrès des Anciens
Combattants, M. Edouard HERRIOT
r
C'est en présence de plusieurs mil¬
liers de congressistes et de nombreu¬
ses personnalités civiles et militaires de
France et d'ailleurs que s'est déroulée
l'autre jour, à Lyon, au vélodrome du
Parc de la tête d'Or, la grande démons¬
tration nationale et internationale de
l'Union Fédérale des Anciens Combat¬
tants, manifestation placée sous le signe
de la Grande France nationale et impé¬
riale.
Après la Marseillaise et l'hymne aux
morts, M. Mercier, au nom du comité
d'organisation du congrès, a salué les
personnalités présentes et les congres¬
sistes.
Puis on entendit M. Jean Goy, prési¬
dent de l'Union Nationale, qui rappela
que « c'est l'honneur de la France de
mettre tout en œuvre pour amener les
peuples à collaborer ».
Enfin, le colonel Heath, très applaudi,
a adressé ensuite le salut de la British
Légion aux anciens combattants fran¬
çais, et l'on entendit debout, l'hymne
anglais.
Ce fut alors M. Henri Pichot qui prit
la parole :
S'il est encore temps de conjurer le
pire, a-t-il dit notamment, nous y som¬
mes prêts et résolus, incapables de dé¬
sespérer, Je parle ici, camarades, non
à vous, mais en votre nom, à tous les
Français, à tous les hommes de la
France totale, nationale et impériale. Je
parle au nom des hommes de la guerre ;
ces hommes sont d'abord et avant tout
Français. Ils le sont pleinement et déli¬
bérément. Ils le sont joyeusement ; ils
ont trop lutté et trop souffert pour la
France pour ne pas lui appartenir corps
et âme.
M. Pichot a conclu par ces mots :
Camarades ! Nous ne voulons pas
croire que dix millions d'hommes sont
morts pour rien, que tant de souffran¬
ces répandues sur les hommes appel¬
lent d'autres souffrances et présagent
d'autres morts. C'est au courage et à
la raison des peuples libres que nous
confions le sort de nos patries et la
victoire de la paix.
LE DISCOURS DE M. HERRIOT
Et c'est M. Herriot qui, à son tour,
vient rendre hommage au congrès qui
se tient dans la ville qu'il représente
avec autorité.
Le président de la Chambre, après
avoir salué tous les membres et les
congressistes, se tournant vers les re¬
présentants étrangers qui l'écoutent,
s'écrie :
Ils ont largement contribué à défen¬
dre ce sol libre de France. J'affirme
que partout où ils se présentent en
France, ils sont accueillis comme ils
le seraient dans leur propre pays, au
milieu de la reconnaissance de tous.
Que le colonel Heath veuille bien ac¬
cueillir l'expression de ces sentiments.
Quand s'est terminée la guerre, vous
avez donné, comme mandat aux hom¬
mes publics, de faire en sorte qu'elle
soit la dernière et d'organiser la paix.
Vous avez demandé un statut interna¬
tional de la sécurité. Nous avons pris
au sérieux cette demande, cette sorte
d'invocation suprême des morts. Nous
nous sommes montrés libéraux envers
le peuple qui s'était dressé contre nous.
Nous avons essayé, à Genève, d'orga¬
niser la défense collective des nations.
Faut-il regretter notre effort ? Je ne
le pense pas. La France, en se mon
trant généreuse, s'est conformée à son
génie traditionnel.
Depuis de nombreux mois, nous som
mes atteints par des déceptions cruel¬
les. Hier encore, dans un temps où les
peuples aiment à se recueillir, le sang
d'une petite nation a pourtant coulé
et c'est un deuil pour tout l'ensemble
des nations libres. Je me garderai de
prononcer des paroles vaines. Il ap¬
partient aux gouvernements amis et
alliés de faire les actes nécessaires. Il
nous appartient d'être derrière eux.
Puis M. Herriot conclut :
Que sont nos petites divisions socia¬
les à côté de l'honneur d'être tous en¬
semble des Français ? Comme vient de
nous en donner l'exemple ce magnifi¬
que pays britannique où, à l'appel du
devoir, tous, tout en gardant leurs
conceptions particulières, leurs opi¬
nions libres, se rangent sous l'éten¬
dard du droit et de la liberté. Si ces
mois que je viens de vous donner :
Union et Travail, sont entendus, com¬
me elle aura été plus utile et plus
grande votre magnifique et fraternel¬
le manifestation !
Je crois à l'ardente volonté du peu¬
ple français pour suivre les mots d'or¬
dre, de devoir et de conscience, et je
termine en criant : « Vive la Républi¬
que française ! Vive les amis de la
France ! et Vive la liberté ! »
M. ALBERT LEBRUN
...qui vient d'être réélu avec 506 voix à l'Assemblée Nationale de Versailles, le
5 Avril 1939.
PAQUES SANGLANTES...
...C'est bien ce que peuvent penser les malheureux Albanais, victimes innocen¬
tes de l'agression fasciste, bombardés par les escadrilles de Bénito Mussolini le
Vendredi Saint. Voici une vue partielle de Tirana la capitale albanaise avec
l'Hôtel de Ville à droite.
En France...
Versailles... M. Albert Lebrun est réélu
Président de la Républio.ue par l'Assem¬
blée Nationale réunie à Versailles le 5
avril 1939, par 506 voix sur 910 votants.
M. Bedouce a obtenu 151 suffrages, M.
Cachin 74 et M. Godard 50.
Lyon... Le congrès national de l'Union
fédérale des Anciens Combattants s'est
tenu à Lyon. Le discours d'ouverture a
été prononcé par M. Pichot, président de
l'Union fédérale.
Paris... Le coup de force italien. M.
Edouard Daladier préside un important
conseil de la défense nationale auquel
assistaient les ministres de l'air, de la
marine et les trois chefs d'état-major.
Lyon... Au congrès des anciens com¬
battants à Lyon, M. Herriot fait appel au
labeur et à l'union de tous les Français.
M. Pichot exalte l'action des anciens
combattants pour la sauvegarde de la
Paix.
LE PROBLÈME DE L'OR
et celui .<«"
des matières premières
par Léon LABAUME
A l'Etranger..
Londres... M. Chamberlain annonce
aux Communes que la Grande-Bretagne
et la Pologne sont disposés à conclure
un accord qui revêtira la forme d'un en¬
gagement bilatéral permanent d'assis¬
tance mutuelle.
Tirana... Le coup de force italien. Un
corps expéditionnaire italien, appuyé
par l'aviation et de nombreux navires de
guerre débarque en Albanie. Le Roi d'Al¬
banie se réfugie en Grèce.
Madrid... L'Espagne a dhéré au pacte
antikomintern. On en éprouve une vive
satisfaction' à Berlin et à Rome.
Londres... Le coup de force italien dé¬
clenche une nouvelle crise européenne.
Londres intervient à Rome.
Rome... Rome donne à Londres des as¬
surances concernant l'Albanie.
Londres... M Chamberlain indiquera
jeudi au Parlement les engagements que
la Grande-Bretagne est prête à assumer
pour le maintien du « statu-quo » dans
les Balkans.
Simplifier à l'extrême les données d'un
problème complexe est évidemment le
seul moyen d'en rendre la solution évi¬
dente. Encore faut-il dans cet essai de
vulgarisation ne pas confondre le prin¬
cipal avec l'accessoire, la cause avec son
effet.
Le problème des échanges internatio¬
naux est bien actuellement l'un des plus
ardus soumis à la perspicacité des gou¬
vernements. Les économistes et politi¬
ciens sont à la recherche de compromis
acceptables. En la matière il ne saurait
exister de solutions rigoureuses mais
seulement des approximations justifiées.
Les prémices ci-dessus nous autorisent,
à classer schématiquement les nations
en deux groupes, d'un côté les pays pro¬
ducteurs de matières premières et de
l'autre ceux organisés en vue de la trans¬
formation de ces matières, c'est-à-dire
les pays purement industriels ou trans¬
formateurs.
Evidemment une telle subdivision est
forcément arbitraire. Il n'ex'ste pas de
nations un'quement productives ou bien
industrielles, ces termes étant pris avec
le sens restrictif rappelé ci-dessus.
Tout au plus fait-il voir là une synthèse
grossière, ayant le mérite cependant de
rendre le phénomène compréhensible.
Il y a encore peu d'années, les pays
producteurs, grâce à l'exploitation de
leurs richesses naturelles, minérales ou
végétales, et à l'exportation de celles-ci
pouvaient s'approvisionner hors de leurs
frontières en objets finis, d'utilisation
courante.
De leur côté les pays transformateurs
pouvaient acquérir les produits bruts
destinés à alimenter leur industrie, en
livrant sur le marché international des
produits manufacturés : machines, tex¬
tiles, etc... Ainsi s'opérait un cycle com¬
mercial régulier, chaque pays étant à la
fois vendeur et- client.
Il faut bien conven.'r que depuis la
crise, d'importants maillons de cette
chaîne sans fin se trouvent rompu-: Par
ailleurs, il ne faut pas être grand clerc
pour en trouver la cause dominante dans
le développement du machinisme
Pour accroître leurs débouches il était
normal que les pays industriels expor¬
tent non seulement des produits fabri¬
qués mais encore de l'outillage. Les pays
producteurs ont eu également intérêt
à s'équiper industriellement/a construi¬
re des usines, à intensifier leurs fabrica¬
tions propres, de façon à devenir de
moins en moins tributaires de l'étranger.
L'équ'pement industriel des pays neufs
est un phénomène bien connu. Déjà
avant guerre, l'outillage et les machines
livrées par l'Europe à différents pays
tels que le Japon, avaient anéanti irré¬
médiablement toute possibilité d'expor¬
tation dans ces régions.
Les beso'ns immenses nés de la guerre
accentuèrent encore le mouvement, cha¬
que nation escomptant des débouchés il-
imités pour son industrie. Un exemple
entre mille : la République Argentine,
pays exportateur de cuirs, s'était organi¬
sée durant l'après-guerre pour produire
plus de chaussures que n'en pouvait user
tout le continent américain. On peut donc
juger du marasme de cette industrie
dans toute l'Amérique du Sud.
Voilà donc les pays producteurs trou¬
vant chez eux mêmes leur propre subs¬
tance, alimentant leurs usines, saturant
leur marché intérieur et devenant capa¬
bles à leur tour d'exporter des objets
manufacturés.
Combien devient alors peu enviable le
sort des nations spécialisées dans les
seules industries de transformation. Pour
acquérir des matières premières il leur
faut exporter, or le monde entier se
ferme petit à petit devant elles. Pour ob¬
tenir malgré tout ces matières indispen¬
sables à notre civilisation, les pays trans¬
formateurs abandonnent leurs réserves
d'or, seule monnaie internationale. Les
stocks d'or vont ainsi grossir les dépôts
bancaires des pays producteurs, et cela
sans espoir de retour puisque le circuit
commercial ne se referme pas.
Même si l'on redistribuait l'or entre
les nations, comme certains économistes
libéraux ont pu le proposer, nous ne
tarderions pas à nous retrouver au mê¬
me point de départ L'or réparti repren¬
drait aussitôt le chemin des pays pro¬
ducteurs. Il s'en irait' en premier lieu
vers les Etats-Unis, puis vers l'Angleter¬
re et ensuite vers la France, ces trois
pays possédant en effet, soit sur leur
propre continent, soit dans leurs empi¬
res coloniaux des ressources pratique¬
ment inépuisables. Les possibilités in¬
dustrielles et commerciales qui en décou¬
lent n'expliquent-elles pas les facilités
de la vie en commun, la survivance d'un
certain libéralisme et en général le main¬
tient des régimes démocratiques ?
Le manque d'approvisionnements, la
pts
Iljflllf
A LONDRES
LE COLONEL BECK A DEJEUNE
CHEZ LE ROI...
Les longues conversations que le Colo¬
nel Beclc a eues ces jours-ci s'engagent
maintenant dans la voie décisive. Le Mi¬
nistre de Pologne, a été l'hôte du Roi
Georges et de la Reine au Château de
Windsor. Le voici montant en voiture
pour se rendre à ce déjeuner.
JEUDI 13 AVRIL 1939.
Journal Républicain Démocrate
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Lozère et départements limitrophes
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TRAVAIL, UNION,
voici les deux mots
que je veux adresser
au peuple français !
Déclare à Lyon an Congrès des Anciens
Combattants, M. Edouard HERRIOT
r
C'est en présence de plusieurs mil¬
liers de congressistes et de nombreu¬
ses personnalités civiles et militaires de
France et d'ailleurs que s'est déroulée
l'autre jour, à Lyon, au vélodrome du
Parc de la tête d'Or, la grande démons¬
tration nationale et internationale de
l'Union Fédérale des Anciens Combat¬
tants, manifestation placée sous le signe
de la Grande France nationale et impé¬
riale.
Après la Marseillaise et l'hymne aux
morts, M. Mercier, au nom du comité
d'organisation du congrès, a salué les
personnalités présentes et les congres¬
sistes.
Puis on entendit M. Jean Goy, prési¬
dent de l'Union Nationale, qui rappela
que « c'est l'honneur de la France de
mettre tout en œuvre pour amener les
peuples à collaborer ».
Enfin, le colonel Heath, très applaudi,
a adressé ensuite le salut de la British
Légion aux anciens combattants fran¬
çais, et l'on entendit debout, l'hymne
anglais.
Ce fut alors M. Henri Pichot qui prit
la parole :
S'il est encore temps de conjurer le
pire, a-t-il dit notamment, nous y som¬
mes prêts et résolus, incapables de dé¬
sespérer, Je parle ici, camarades, non
à vous, mais en votre nom, à tous les
Français, à tous les hommes de la
France totale, nationale et impériale. Je
parle au nom des hommes de la guerre ;
ces hommes sont d'abord et avant tout
Français. Ils le sont pleinement et déli¬
bérément. Ils le sont joyeusement ; ils
ont trop lutté et trop souffert pour la
France pour ne pas lui appartenir corps
et âme.
M. Pichot a conclu par ces mots :
Camarades ! Nous ne voulons pas
croire que dix millions d'hommes sont
morts pour rien, que tant de souffran¬
ces répandues sur les hommes appel¬
lent d'autres souffrances et présagent
d'autres morts. C'est au courage et à
la raison des peuples libres que nous
confions le sort de nos patries et la
victoire de la paix.
LE DISCOURS DE M. HERRIOT
Et c'est M. Herriot qui, à son tour,
vient rendre hommage au congrès qui
se tient dans la ville qu'il représente
avec autorité.
Le président de la Chambre, après
avoir salué tous les membres et les
congressistes, se tournant vers les re¬
présentants étrangers qui l'écoutent,
s'écrie :
Ils ont largement contribué à défen¬
dre ce sol libre de France. J'affirme
que partout où ils se présentent en
France, ils sont accueillis comme ils
le seraient dans leur propre pays, au
milieu de la reconnaissance de tous.
Que le colonel Heath veuille bien ac¬
cueillir l'expression de ces sentiments.
Quand s'est terminée la guerre, vous
avez donné, comme mandat aux hom¬
mes publics, de faire en sorte qu'elle
soit la dernière et d'organiser la paix.
Vous avez demandé un statut interna¬
tional de la sécurité. Nous avons pris
au sérieux cette demande, cette sorte
d'invocation suprême des morts. Nous
nous sommes montrés libéraux envers
le peuple qui s'était dressé contre nous.
Nous avons essayé, à Genève, d'orga¬
niser la défense collective des nations.
Faut-il regretter notre effort ? Je ne
le pense pas. La France, en se mon
trant généreuse, s'est conformée à son
génie traditionnel.
Depuis de nombreux mois, nous som
mes atteints par des déceptions cruel¬
les. Hier encore, dans un temps où les
peuples aiment à se recueillir, le sang
d'une petite nation a pourtant coulé
et c'est un deuil pour tout l'ensemble
des nations libres. Je me garderai de
prononcer des paroles vaines. Il ap¬
partient aux gouvernements amis et
alliés de faire les actes nécessaires. Il
nous appartient d'être derrière eux.
Puis M. Herriot conclut :
Que sont nos petites divisions socia¬
les à côté de l'honneur d'être tous en¬
semble des Français ? Comme vient de
nous en donner l'exemple ce magnifi¬
que pays britannique où, à l'appel du
devoir, tous, tout en gardant leurs
conceptions particulières, leurs opi¬
nions libres, se rangent sous l'éten¬
dard du droit et de la liberté. Si ces
mois que je viens de vous donner :
Union et Travail, sont entendus, com¬
me elle aura été plus utile et plus
grande votre magnifique et fraternel¬
le manifestation !
Je crois à l'ardente volonté du peu¬
ple français pour suivre les mots d'or¬
dre, de devoir et de conscience, et je
termine en criant : « Vive la Républi¬
que française ! Vive les amis de la
France ! et Vive la liberté ! »
M. ALBERT LEBRUN
...qui vient d'être réélu avec 506 voix à l'Assemblée Nationale de Versailles, le
5 Avril 1939.
PAQUES SANGLANTES...
...C'est bien ce que peuvent penser les malheureux Albanais, victimes innocen¬
tes de l'agression fasciste, bombardés par les escadrilles de Bénito Mussolini le
Vendredi Saint. Voici une vue partielle de Tirana la capitale albanaise avec
l'Hôtel de Ville à droite.
En France...
Versailles... M. Albert Lebrun est réélu
Président de la Républio.ue par l'Assem¬
blée Nationale réunie à Versailles le 5
avril 1939, par 506 voix sur 910 votants.
M. Bedouce a obtenu 151 suffrages, M.
Cachin 74 et M. Godard 50.
Lyon... Le congrès national de l'Union
fédérale des Anciens Combattants s'est
tenu à Lyon. Le discours d'ouverture a
été prononcé par M. Pichot, président de
l'Union fédérale.
Paris... Le coup de force italien. M.
Edouard Daladier préside un important
conseil de la défense nationale auquel
assistaient les ministres de l'air, de la
marine et les trois chefs d'état-major.
Lyon... Au congrès des anciens com¬
battants à Lyon, M. Herriot fait appel au
labeur et à l'union de tous les Français.
M. Pichot exalte l'action des anciens
combattants pour la sauvegarde de la
Paix.
LE PROBLÈME DE L'OR
et celui .<«"
des matières premières
par Léon LABAUME
A l'Etranger..
Londres... M. Chamberlain annonce
aux Communes que la Grande-Bretagne
et la Pologne sont disposés à conclure
un accord qui revêtira la forme d'un en¬
gagement bilatéral permanent d'assis¬
tance mutuelle.
Tirana... Le coup de force italien. Un
corps expéditionnaire italien, appuyé
par l'aviation et de nombreux navires de
guerre débarque en Albanie. Le Roi d'Al¬
banie se réfugie en Grèce.
Madrid... L'Espagne a dhéré au pacte
antikomintern. On en éprouve une vive
satisfaction' à Berlin et à Rome.
Londres... Le coup de force italien dé¬
clenche une nouvelle crise européenne.
Londres intervient à Rome.
Rome... Rome donne à Londres des as¬
surances concernant l'Albanie.
Londres... M Chamberlain indiquera
jeudi au Parlement les engagements que
la Grande-Bretagne est prête à assumer
pour le maintien du « statu-quo » dans
les Balkans.
Simplifier à l'extrême les données d'un
problème complexe est évidemment le
seul moyen d'en rendre la solution évi¬
dente. Encore faut-il dans cet essai de
vulgarisation ne pas confondre le prin¬
cipal avec l'accessoire, la cause avec son
effet.
Le problème des échanges internatio¬
naux est bien actuellement l'un des plus
ardus soumis à la perspicacité des gou¬
vernements. Les économistes et politi¬
ciens sont à la recherche de compromis
acceptables. En la matière il ne saurait
exister de solutions rigoureuses mais
seulement des approximations justifiées.
Les prémices ci-dessus nous autorisent,
à classer schématiquement les nations
en deux groupes, d'un côté les pays pro¬
ducteurs de matières premières et de
l'autre ceux organisés en vue de la trans¬
formation de ces matières, c'est-à-dire
les pays purement industriels ou trans¬
formateurs.
Evidemment une telle subdivision est
forcément arbitraire. Il n'ex'ste pas de
nations un'quement productives ou bien
industrielles, ces termes étant pris avec
le sens restrictif rappelé ci-dessus.
Tout au plus fait-il voir là une synthèse
grossière, ayant le mérite cependant de
rendre le phénomène compréhensible.
Il y a encore peu d'années, les pays
producteurs, grâce à l'exploitation de
leurs richesses naturelles, minérales ou
végétales, et à l'exportation de celles-ci
pouvaient s'approvisionner hors de leurs
frontières en objets finis, d'utilisation
courante.
De leur côté les pays transformateurs
pouvaient acquérir les produits bruts
destinés à alimenter leur industrie, en
livrant sur le marché international des
produits manufacturés : machines, tex¬
tiles, etc... Ainsi s'opérait un cycle com¬
mercial régulier, chaque pays étant à la
fois vendeur et- client.
Il faut bien conven.'r que depuis la
crise, d'importants maillons de cette
chaîne sans fin se trouvent rompu-: Par
ailleurs, il ne faut pas être grand clerc
pour en trouver la cause dominante dans
le développement du machinisme
Pour accroître leurs débouches il était
normal que les pays industriels expor¬
tent non seulement des produits fabri¬
qués mais encore de l'outillage. Les pays
producteurs ont eu également intérêt
à s'équiper industriellement/a construi¬
re des usines, à intensifier leurs fabrica¬
tions propres, de façon à devenir de
moins en moins tributaires de l'étranger.
L'équ'pement industriel des pays neufs
est un phénomène bien connu. Déjà
avant guerre, l'outillage et les machines
livrées par l'Europe à différents pays
tels que le Japon, avaient anéanti irré¬
médiablement toute possibilité d'expor¬
tation dans ces régions.
Les beso'ns immenses nés de la guerre
accentuèrent encore le mouvement, cha¬
que nation escomptant des débouchés il-
imités pour son industrie. Un exemple
entre mille : la République Argentine,
pays exportateur de cuirs, s'était organi¬
sée durant l'après-guerre pour produire
plus de chaussures que n'en pouvait user
tout le continent américain. On peut donc
juger du marasme de cette industrie
dans toute l'Amérique du Sud.
Voilà donc les pays producteurs trou¬
vant chez eux mêmes leur propre subs¬
tance, alimentant leurs usines, saturant
leur marché intérieur et devenant capa¬
bles à leur tour d'exporter des objets
manufacturés.
Combien devient alors peu enviable le
sort des nations spécialisées dans les
seules industries de transformation. Pour
acquérir des matières premières il leur
faut exporter, or le monde entier se
ferme petit à petit devant elles. Pour ob¬
tenir malgré tout ces matières indispen¬
sables à notre civilisation, les pays trans¬
formateurs abandonnent leurs réserves
d'or, seule monnaie internationale. Les
stocks d'or vont ainsi grossir les dépôts
bancaires des pays producteurs, et cela
sans espoir de retour puisque le circuit
commercial ne se referme pas.
Même si l'on redistribuait l'or entre
les nations, comme certains économistes
libéraux ont pu le proposer, nous ne
tarderions pas à nous retrouver au mê¬
me point de départ L'or réparti repren¬
drait aussitôt le chemin des pays pro¬
ducteurs. Il s'en irait' en premier lieu
vers les Etats-Unis, puis vers l'Angleter¬
re et ensuite vers la France, ces trois
pays possédant en effet, soit sur leur
propre continent, soit dans leurs empi¬
res coloniaux des ressources pratique¬
ment inépuisables. Les possibilités in¬
dustrielles et commerciales qui en décou¬
lent n'expliquent-elles pas les facilités
de la vie en commun, la survivance d'un
certain libéralisme et en général le main¬
tient des régimes démocratiques ?
Le manque d'approvisionnements, la
pts
Iljflllf
A LONDRES
LE COLONEL BECK A DEJEUNE
CHEZ LE ROI...
Les longues conversations que le Colo¬
nel Beclc a eues ces jours-ci s'engagent
maintenant dans la voie décisive. Le Mi¬
nistre de Pologne, a été l'hôte du Roi
Georges et de la Reine au Château de
Windsor. Le voici montant en voiture
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