Titre : Le Moniteur de la Lozère : journal d'annonces
Auteur : Union républicaine (France). Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Mende)
Date d'édition : 1871-03-19
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328188053
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 19 mars 1871 19 mars 1871
Description : 1871/03/19 (A8,N42). 1871/03/19 (A8,N42).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG48 Collection numérique : BIPFPIG48
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t535465311
Source : Archives départementales de la Lozère, 1 PER 204
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 10/09/2023
JOURNAL DE L'UNION ET DE LA DÉFENSE NATIONALE.
prix d'abonnement :
3 fr. ; dans
mois , 3 fr.
Mendr. ; on an,10fr. : six mois, 5 fr. 50 o. ; trois mois,
le département . at, 11 fr. ; six mois, 6 fr. ; trois
50 e. ; hors du département : un an, 12 fr. ; six mois , 6 fr. 50 o. ;
trois mois, A fr. — Charjiie exemplaire séparé , 25 c.
M HA. VAS, rue Jean-Jacques-Rousseau, 3, et MM. LAFFITTE ,
' BULLIER et G10, place de la Bourse, 8, sont seuls chargés, à Paris,
de recevoir les annonces pour le Moniteur de la Lozère.
8me ANNÉE
N° 12
I>imanclie, 19 mars 1871.
prix dei,,insertions :
Annonce» judiciaires, 20 c. la ligne; diverses. 25 c. ; réclames, 30
c. — Le prix des insertions peu être exigé à l'avance.
Les annonces ordinaires doivent être remises le jeudi avant midi. Si
les annonces sont longues ou si elles présentent des difficultés d'exé¬
cution , l'imprimeur se réserve de demander le temps qu'il j'ugera
nécessaire pour faire la planche.
On s'abonne: chez Mn< Veuve Camille IGNON, à Mende ; DALLO,
à Marvejols ; LOMBARD, à Florac.
Mende, le 19 mars 1871.
ASSEMBLÉE NATIONALE.
Séance du 8 mars.
M. Tolaindemandes! legoùvernement a l'in¬
tention d'appliquer la loi sur les associations ;
il se plaint qu'on ait empêché la réunion d'une
section de l'internationale.
M. Jules Simon dit que la loi existe et que
tant qu'elle existera, elle sera appliquée.
Après quelques discussions, M. Toiain dé¬
pose un projet pour abolir la loi sur les associa¬
tions.
M. Thiers, se référant à la proposition de M.
Germain, dit qu'un seul emprunt de 400 mil¬
lions de francs a été fait par le gouvernement
précédent à la Banque de France.
Il explique que les rentes militaires seule¬
ment ont été aliénées avant le gouvernement
actuel.
M. Thiers ajoute que les dépenses de la
guerre, faites hors Paris, dépassent 1 ,100 mil¬
lions. Il demande que la Chambre s'occupe
d'urgence de la prorogation des échéances. Il
termine en disant que la division du gouverne¬
ment et l'éloignement de Paris l'empêchent de
de donner des explications complètes.
L'assemblée reprend la snite de la vérifica¬
tion des pouvoirs.
L'élection de M. Gambetta est validée pour
l'Algérie en remplacement de Garibaldi qui n'é¬
tant pas naturalisé ne peut pas être député.
M. Victor Hugo parle contre l'invalidation
de l'élection de Garibaldi qui a été le seul gé¬
néral qui n'ait pas été vaincu (Agitation).
M. Victor Hugo ayant été interrompu donne
sa démission dans laquelle il déclare persister.
M. le président dit qu'il attendra à demain
pour lire la lettre de démission.
Un membre niant que Garibaldi soit français
l'agitation se renouvelle.
Une allusion étant faite au général Ducrot,
le ministre de la guerre rend hommage à sa
bravoure et à celle de la garde nationale de
Paris.
Finalement, la Chambre décide que le bu¬
reau sera consulté sur les conclusions définiti¬
ves relativement à l'élection de Garibaldi.
Séance du 9 mars.
Le président lit une lettre de M. Victor Hugo
donnant sa démission.
Un membre dépose le rapport sur le projet
de loi relatif à la prorogation des effets de
commerce.
Un membre de l'Assemblée signale le fait
que, depuis le 2 mars, Jans le département de
l'Aisne, les Prussiens continuent à exiger des
réquisitions d'argent.
Un autre député signale des violences prus¬
siennes contre des personnes.
M. Thiers répond que le gouvernement fera
des représentations et prendra des mesures à
ce sujet. Il répète que la division du gouver¬
nement l'empêche d'agir aussi efficacement
qu'il le voudrait.
La vérification des pouvoirs continue.
La Chambre adopte les conclusions du
bureau, disant que Garibaldi ayant donné sa
démission, et les autres élections, sauf celle des
préfets, étant validées, il n'y a pas lieu de s'oc¬
cuper de l'incident Garibaldi.
M. Beulé lit le rapport sur le transfert de
l'Assemblée et conclut à choisir Fontainebleau.
L'Assemblée quitterait Bordeaux lorsque le
pays aurait été évacué par l'ennemi.
M. Thiers dit que le Gouvernement persiste
à aller à Versailles et demande le renvoi de la
discussion à demain.
Séance du 10 mars.
La séance est ouverte à midi 45.
Il est donné lecture du procès-verbal qui est
adopté sans discussion.
M. Bergondi demande à interpeller le Gou¬
vernement sur les mesures prises à Nice contre
la liberté de la presse-et contre la liberté indi¬
viduelle.
M. Dufaure dit que le Gouvernement enten¬
dra celte interpellation le jour que la Chambre
voudra décider ; il désire seulement que cejour
soit postérieur au débat sur le projet relatif à
l'inamovibilité des magistrats.
Le président propose mercredi prochain.
Discussion du projet de loi sur la prorogation
des effets de commerce.
L'ensemble du projet e;t adopté.
La séance est suspencue pendant dix mi¬
nutes.
La Chambre passe à la discussion du projet
de loi relatif au transfert de l'Assemblée.
Le projet du Gouvernement porte que l'As¬
semblée se transférera dans un lieu plus rap¬
proché de Paris que Bordeaux.
Le projet de la commis; ion propose Fontai¬
nebleau.
Deux amendements proposent l'un Paris,
l'autre Versailles.
M. Louis Blanc : C'est avec une émotion
profonde que je prends la parole, parce qu'il
me semble qu'il y a quelque chose d'inquiétant
dans les préoccupations du rapport qui nous a
été lu hier. Puisse ce pressentiment être trompé
et un nouveau malheur évité ! Que ne restons-
nous à Bordeaux, ou s'il est nécessaire de
partir pourquoi ne pas aller à Paris ? Pourquoi
Orléans ? Pourquoi Versailles, où naguère
trônait une majesté prussisnne ? Serait-ce que
Paris fait peur?
Il y a dans l'occupaticn des forts par les
Prussiens une humiliation et une douleur, mais
elles nous suivent partout, à Bordeaux comme
à Paris. Où que nous soyons, nous sentons que
les coudes prussiens seront toujours ,rop près
de nous tant [qu'ils n'aui nnt pas quitté le sol
français.
Je désire que le gouvernement s'explique sur
ce point.
Ne vaudrait-il pas mieux trancher la ques¬
tion dès aujourd'hui, et faire la déclaration que
Paris reste la capitale de ln France? Ne mettons
pas en suspiscion la dign té de Paris, que le
comte de Chambord apoelait lui-même sa
bonne ville de Paris, la ci.é de sa naissance et
de ses ancêtres. Oter à Paris son titre de capi¬
tale, ce serait non-seulement unir toute la po¬
pulation de Paris dans un sentiment formida¬
ble, ce serait exciter Pari? à se donner un gou¬
vernement, ce serait ameuter la province con¬
tre la grande ville et provoquer la guerre ci¬
vile .
Les désordres partiels peuvent-ils nous faire
oublier ce qu'a fait Paris? Pouvons-nous ou¬
blier l'histoire, l'œuvre im mense accomplie par
Paris ? Pouvons-nous oublier que Paris, c'est
la capitale-née de la France, par son foyer, ses
lumières, son prestige, sa tradition, sa majesté?
Pouvons-nous oublier, d'ailleurs, que Paris est
le centre même de la province, et que tous les
départements y ont envoyé leur flot ?
A quel moment mettrait-on en suspicion
Paris ? C'est le lendemain du jour où toute la
population de Paris a donné un exemple de cou¬
rage si patriotique.
M. Giraiid proteste par avance contre l'idée
du parti définitif redouté par M. Louis Blanc, il
s'agit seulement de veiller à la sécurité de l'As¬
semblée : tout les corps d'état, venus d'en-haut
et d'en-bas, sont l'œuvre de la minorité qui fait
la loi à Paris. Il s'agit d'établir le siège de l'As¬
semblée loin de l'émeute.
M. Thiers : Messieurs, mes collègues et
moi nous serions injustifiables, si nous avions
soulevé une question aussi délicate, aussi grave,
sans une nécessité absolue. Aujourd'hui, au
milieu de nos calamités, nous ne pouvons être
sauvés que par l'union. Nous n'avons pas sou¬
levé la question sans nous dire que c'était là
une question brûlante. Mais elle était impossi¬
ble à éviter. Plus les situations sont difficiles et
périlleuses, plus le meilleur moyen de s'en ti¬
rer est la sincérité.
M. Thiers démontre ce que les pouvoirs pu¬
blics ont perdu en étant loin de Paris. Et ce¬
pendant l'Assemblée nationale s'est hâtée dans
les résolutions qu'elle a prises. Le pouvoir exé¬
cutif a été constitué aussitôt que possible, mal¬
gré cala il y a eu des lenteurs dans le manie¬
ment des affaires, éloignés comme nous ie som¬
mes du siège ordinaire du gouvernement.
Le 18 février, vous nous avez imposé la
grande charge de chef du pouvoir exécutif ; le
19, le cabinet s'est présenté devant vous ; le 19
au soir, je partais pour Paris ; le 21, je me
trouvais auprès du chancelier de la Confédéra¬
tion lu Nord. Ma pensée, je le déclare, c'était
la paix. Que pouvions-nous faire ? Nous étions
réduits à l'impuissance. Nous avons signé la
paix en 5 jours, vous l'avez votée virilement,
et, g"âce à votre vote, nous avons pu faire ces¬
ser l'occupation de Paris. Aucun temps n'a été
perdu dans ces dix premiers jours , mais
depu:s , l'action s'est ralentie par suite de
l'éloignement de Paris.
Après avoir obtenu la paix, il fallait obtenir
l'évacuation et suivre pas à pas l'exécution du
traité; il fallait assurer tous les services et pour
cela s'adresser à la Banque de France qui a
rend i de si grands services. Il fallait aussi as¬
surer l'ordre. Il y a des hommes peu nombreux
qui veulent le désordre et M. Thiers ne les con¬
fond pas avec les soutiens sincères de la Répu¬
blique. Il fallait toutefois réunir des forces assez
considérables pour décourager les fauteurs de
la guerre civile, moins dangereux par le nom¬
bre que par leur audace.
Il fallait refaire l'administration entière,
remplacer des fonctionnaires en partie démis¬
sionnaires, en paitie mal choisis, en partie hos¬
tiles.
Il faut reconstituer les corps électifs, conseils
municipaux et généraux, ramener nos prison¬
niers, refaire l'armée, rendre à la province les
mobiles et les mobilisés, faire renaître partout la
vie.elavec la vie l'union; enfin fairedes démar¬
ches au sein de cette Europe qui, dans cette der¬
nière période, a gardé vis-à-vis de nous une at-
titufe trop réservée.
Nc us ne pouvons retarder la création d'un
tribunal auquel seront déférés les griefs impu¬
tés à l'occupation prussienne ; et pour cela le
ministre des affaires étrangères doit être à
Paris.
Er ce qui concerne la question financière, il
n'est pas moins nécessaire que le gouverne¬
ment soit au sein du grand marché financier
de Paris qui est celui de l'Europe, entière. Il
fau:s'entendre[avecles capitalistes de l'Europe,
car dans nos malheurs, le crédit de la France
estresté si grand, que tous les capitalistes de
l'Eirope lui offrent leur argent.
L'orateur rappelle ici qu'une grande émo-
tioi s'est emparée de la population de Paris à
la suite de l'évacuation des Prussiens. Eh bien!
ce mouvement qui n'avait rien de coupable à
l'origine, puisqu'il était dirigé contre les Prus¬
siens, a dégénéré en unealtitude factieuse, mais
nous espérons pouvoir ramener les hommes
égarés et éviter la guerre civile.
Quant à moi et à mes collègues nous pensons
tors de même ; si l'ordre est jamais troublé,
comptez sur notre patriotisme pour réprimer
l'émeute ; de l'énergie, nous n'en manquerons
jamais ! mais nous espérons que cette extrémi¬
té, qui a un moment jeté la crainte dans la
France, sera définitivement conjurée avec l'aide
de l'armée et des bons citoyens.
I est impossible d'enlever de Paris le minis¬
tère des affaires étrangères, le ministère des
finances, le ministère de l'intérieur, le minis¬
tère de la marine. Le chef du pouvoir exécutif
aurait voulu s'y rendre lui-même, mais il lui
est impossible d'abandonner l'Assemblée qui
doil inspirer ses résolutions.
II n'y a pas de danger pour l'Assemblée, où
qu'elle aille; dans tous les cas, la place du chef
du gouvernement serait d'être le premier en face
du danger: chacun comprend la nécessité de
réunir les deux parties disjointes du gouverne¬
ment. J'aurai l'air de douter de l'esprit éclairé
decette assemblée, si je ne rappelais ce que c'est
que Paris aux yeux de toute l'Europe. J'ai tra¬
versé l'Europe, j'ai pu apprécier ce qu'on
pensait de nous. L'Europe déplore amèrement,
non pas l'abaissement de la France (la France
n'est pas abaissé), mais ses malheurs. Devant la
résistance de Paris. l'Europe s'est étonnée,
l'Europe a admiré et tous les amis de la France
ont relevéla tête. Je ne saurais être ingrat pour
cette grande population qui la relève aux yeux
du monde entier (Applaudissements.)
M. Thiers ne propose pas, d'ailleurs, de ren¬
trer immédiatement à Paris, mais de s'en rap¬
procher le plus possible, afin que les services
n'aient pas à souffrir.
Pourquoi ne pas rentrer tout de suite dans
Paris?Pourquoi ?M. Thiers exposesa politique.
Personne n'a soulevé la question que l'Assem¬
blée fût constituante, et cette assemblée est si
sage, qu'elle n'en a pas parlé. Est-ce que le
pouvoir nous manque ? Non , vous êtes souvi-
rain comme jamais une assemblée ne l'a été.
Vous êtes le produit le plus libre qui ait jamais
existé dans les élections d'un pays. Votre sou¬
veraineté est donc entière et complète, et si
vous ne vous êtes pas déclarés constituants,
c'est là une abstention qui est la preuve même
de la sagesse de l'Assemblée.
Non, nous ne serons pas constituants. Cela
n'implique pas le renoncement à une partie de
votre pouvoir. Je dis seulement que vous le
réservez. (Applaudissements). Conservant toute
l'étendue de votre souveraineté, vous vous êtes
dit : Nous ne ferons que ce qui est urgent ; au
lieu de constituer, nous nous contenterons de
réorgauiser ; vous vous êtes dit que si vous
vouliez constituer, vous vous diviseriez à
l'instant même, tandis que, sur la réorganisa¬
tion du pays, vous êtes tous d'accord.
Nous vivons unis les uns et les autres, à une
condition, c'est qu'il restera beaucoup de ques¬
tions réservées. Vous êtes divisés, parce que le
pays l'est. Les uns croient, et cela est très-res-
pectable, à la monarchie constitutionnelle
comme le seul moyen de sauver le pays ; les
autres croient à la forme républicaine comme
étant, au contraire, préférable. Eh bien ! ces
deux grands partis eux-mêmes sont divisés
entre eux. Il y a deux fractions monarchiques,
et il y a aussi deux fractions républicaines. Il y
a des hommes qui croient à la République,
même elle n'est pas dans leurs mains ; mais il
y en a aussi qui ne veulent croire à la Répu¬
blique que lorsqu'elle est entre leurs mains.
(Approbations nombreuses.) J'ai aussi mes sen¬
timents intimes, continue M. Thiers ; j'ai aussi
mes vivacités, mais je réfléchis à la nécessité
de l'union, et je contiens mes mouvements in-
-térieurs. (Nouvelle approbation.)
C'est pour cela qu'il y a des questions réser¬
vées, c'est pour cela que nous demandons que
ces réserves soient gardées par tous, car elles
touchent à l'organisation constitutive même de
la France.
Nous vous devons une grande loyauté, et je
jure devant le pays que nous ne tromperons ni
un parti ni l'autre, et que nous ne préparerons
aucune solution qui serait une trahison vis-à-vis
de l'une des fractions de la Chambre ; notre
but, c'est la réorganisation du pays et nous
vous convions à nous y aider. Cette réorgani¬
sation, elle se fera sous la forme républicaine.
M. Thiers, continuant, dit qu'il sait quel est
son pouvoir, il est le dépositaire du pouvoir
exécutif de la République française. La Répu¬
blique est dans vos mains, elle sera le prix de
votre sagesse ; ce n'est pas moi qui la compro¬
mettrai, ce seront les passions anarchiques qui
la compromettront seule.
Quand le pays sera réorganisé, nous vien¬
drons devant vous le plus tôt que nous pour¬
rons, et nous vous dirons : nous avons trouvé
le pays meurtri, nous vous le rendons un peu
ranimé ; à vous de continuer. C'est le moment
de lui donner une force véritable. Aucune ré¬
solution constituante n'aura été prise. Le pays
jugera dans sa pleine liberté. Il n'aura pas été
touché par nous aux questions réservées.
Telle est la pensée qui nous a animés en vous
proposant d'aller à Versailles. Quant à Fontai¬
nebleau, ce n'est pas une position acceptable,
et cela pour plus d'une raison qu'il serait inop¬
portun d'énumérer.
Nous vous en conjurons, concédez-nous ce
que nous vous demandons. Dans tous les cas,
prix d'abonnement :
3 fr. ; dans
mois , 3 fr.
Mendr. ; on an,10fr. : six mois, 5 fr. 50 o. ; trois mois,
le département . at, 11 fr. ; six mois, 6 fr. ; trois
50 e. ; hors du département : un an, 12 fr. ; six mois , 6 fr. 50 o. ;
trois mois, A fr. — Charjiie exemplaire séparé , 25 c.
M HA. VAS, rue Jean-Jacques-Rousseau, 3, et MM. LAFFITTE ,
' BULLIER et G10, place de la Bourse, 8, sont seuls chargés, à Paris,
de recevoir les annonces pour le Moniteur de la Lozère.
8me ANNÉE
N° 12
I>imanclie, 19 mars 1871.
prix dei,,insertions :
Annonce» judiciaires, 20 c. la ligne; diverses. 25 c. ; réclames, 30
c. — Le prix des insertions peu être exigé à l'avance.
Les annonces ordinaires doivent être remises le jeudi avant midi. Si
les annonces sont longues ou si elles présentent des difficultés d'exé¬
cution , l'imprimeur se réserve de demander le temps qu'il j'ugera
nécessaire pour faire la planche.
On s'abonne: chez Mn< Veuve Camille IGNON, à Mende ; DALLO,
à Marvejols ; LOMBARD, à Florac.
Mende, le 19 mars 1871.
ASSEMBLÉE NATIONALE.
Séance du 8 mars.
M. Tolaindemandes! legoùvernement a l'in¬
tention d'appliquer la loi sur les associations ;
il se plaint qu'on ait empêché la réunion d'une
section de l'internationale.
M. Jules Simon dit que la loi existe et que
tant qu'elle existera, elle sera appliquée.
Après quelques discussions, M. Toiain dé¬
pose un projet pour abolir la loi sur les associa¬
tions.
M. Thiers, se référant à la proposition de M.
Germain, dit qu'un seul emprunt de 400 mil¬
lions de francs a été fait par le gouvernement
précédent à la Banque de France.
Il explique que les rentes militaires seule¬
ment ont été aliénées avant le gouvernement
actuel.
M. Thiers ajoute que les dépenses de la
guerre, faites hors Paris, dépassent 1 ,100 mil¬
lions. Il demande que la Chambre s'occupe
d'urgence de la prorogation des échéances. Il
termine en disant que la division du gouverne¬
ment et l'éloignement de Paris l'empêchent de
de donner des explications complètes.
L'assemblée reprend la snite de la vérifica¬
tion des pouvoirs.
L'élection de M. Gambetta est validée pour
l'Algérie en remplacement de Garibaldi qui n'é¬
tant pas naturalisé ne peut pas être député.
M. Victor Hugo parle contre l'invalidation
de l'élection de Garibaldi qui a été le seul gé¬
néral qui n'ait pas été vaincu (Agitation).
M. Victor Hugo ayant été interrompu donne
sa démission dans laquelle il déclare persister.
M. le président dit qu'il attendra à demain
pour lire la lettre de démission.
Un membre niant que Garibaldi soit français
l'agitation se renouvelle.
Une allusion étant faite au général Ducrot,
le ministre de la guerre rend hommage à sa
bravoure et à celle de la garde nationale de
Paris.
Finalement, la Chambre décide que le bu¬
reau sera consulté sur les conclusions définiti¬
ves relativement à l'élection de Garibaldi.
Séance du 9 mars.
Le président lit une lettre de M. Victor Hugo
donnant sa démission.
Un membre dépose le rapport sur le projet
de loi relatif à la prorogation des effets de
commerce.
Un membre de l'Assemblée signale le fait
que, depuis le 2 mars, Jans le département de
l'Aisne, les Prussiens continuent à exiger des
réquisitions d'argent.
Un autre député signale des violences prus¬
siennes contre des personnes.
M. Thiers répond que le gouvernement fera
des représentations et prendra des mesures à
ce sujet. Il répète que la division du gouver¬
nement l'empêche d'agir aussi efficacement
qu'il le voudrait.
La vérification des pouvoirs continue.
La Chambre adopte les conclusions du
bureau, disant que Garibaldi ayant donné sa
démission, et les autres élections, sauf celle des
préfets, étant validées, il n'y a pas lieu de s'oc¬
cuper de l'incident Garibaldi.
M. Beulé lit le rapport sur le transfert de
l'Assemblée et conclut à choisir Fontainebleau.
L'Assemblée quitterait Bordeaux lorsque le
pays aurait été évacué par l'ennemi.
M. Thiers dit que le Gouvernement persiste
à aller à Versailles et demande le renvoi de la
discussion à demain.
Séance du 10 mars.
La séance est ouverte à midi 45.
Il est donné lecture du procès-verbal qui est
adopté sans discussion.
M. Bergondi demande à interpeller le Gou¬
vernement sur les mesures prises à Nice contre
la liberté de la presse-et contre la liberté indi¬
viduelle.
M. Dufaure dit que le Gouvernement enten¬
dra celte interpellation le jour que la Chambre
voudra décider ; il désire seulement que cejour
soit postérieur au débat sur le projet relatif à
l'inamovibilité des magistrats.
Le président propose mercredi prochain.
Discussion du projet de loi sur la prorogation
des effets de commerce.
L'ensemble du projet e;t adopté.
La séance est suspencue pendant dix mi¬
nutes.
La Chambre passe à la discussion du projet
de loi relatif au transfert de l'Assemblée.
Le projet du Gouvernement porte que l'As¬
semblée se transférera dans un lieu plus rap¬
proché de Paris que Bordeaux.
Le projet de la commis; ion propose Fontai¬
nebleau.
Deux amendements proposent l'un Paris,
l'autre Versailles.
M. Louis Blanc : C'est avec une émotion
profonde que je prends la parole, parce qu'il
me semble qu'il y a quelque chose d'inquiétant
dans les préoccupations du rapport qui nous a
été lu hier. Puisse ce pressentiment être trompé
et un nouveau malheur évité ! Que ne restons-
nous à Bordeaux, ou s'il est nécessaire de
partir pourquoi ne pas aller à Paris ? Pourquoi
Orléans ? Pourquoi Versailles, où naguère
trônait une majesté prussisnne ? Serait-ce que
Paris fait peur?
Il y a dans l'occupaticn des forts par les
Prussiens une humiliation et une douleur, mais
elles nous suivent partout, à Bordeaux comme
à Paris. Où que nous soyons, nous sentons que
les coudes prussiens seront toujours ,rop près
de nous tant [qu'ils n'aui nnt pas quitté le sol
français.
Je désire que le gouvernement s'explique sur
ce point.
Ne vaudrait-il pas mieux trancher la ques¬
tion dès aujourd'hui, et faire la déclaration que
Paris reste la capitale de ln France? Ne mettons
pas en suspiscion la dign té de Paris, que le
comte de Chambord apoelait lui-même sa
bonne ville de Paris, la ci.é de sa naissance et
de ses ancêtres. Oter à Paris son titre de capi¬
tale, ce serait non-seulement unir toute la po¬
pulation de Paris dans un sentiment formida¬
ble, ce serait exciter Pari? à se donner un gou¬
vernement, ce serait ameuter la province con¬
tre la grande ville et provoquer la guerre ci¬
vile .
Les désordres partiels peuvent-ils nous faire
oublier ce qu'a fait Paris? Pouvons-nous ou¬
blier l'histoire, l'œuvre im mense accomplie par
Paris ? Pouvons-nous oublier que Paris, c'est
la capitale-née de la France, par son foyer, ses
lumières, son prestige, sa tradition, sa majesté?
Pouvons-nous oublier, d'ailleurs, que Paris est
le centre même de la province, et que tous les
départements y ont envoyé leur flot ?
A quel moment mettrait-on en suspicion
Paris ? C'est le lendemain du jour où toute la
population de Paris a donné un exemple de cou¬
rage si patriotique.
M. Giraiid proteste par avance contre l'idée
du parti définitif redouté par M. Louis Blanc, il
s'agit seulement de veiller à la sécurité de l'As¬
semblée : tout les corps d'état, venus d'en-haut
et d'en-bas, sont l'œuvre de la minorité qui fait
la loi à Paris. Il s'agit d'établir le siège de l'As¬
semblée loin de l'émeute.
M. Thiers : Messieurs, mes collègues et
moi nous serions injustifiables, si nous avions
soulevé une question aussi délicate, aussi grave,
sans une nécessité absolue. Aujourd'hui, au
milieu de nos calamités, nous ne pouvons être
sauvés que par l'union. Nous n'avons pas sou¬
levé la question sans nous dire que c'était là
une question brûlante. Mais elle était impossi¬
ble à éviter. Plus les situations sont difficiles et
périlleuses, plus le meilleur moyen de s'en ti¬
rer est la sincérité.
M. Thiers démontre ce que les pouvoirs pu¬
blics ont perdu en étant loin de Paris. Et ce¬
pendant l'Assemblée nationale s'est hâtée dans
les résolutions qu'elle a prises. Le pouvoir exé¬
cutif a été constitué aussitôt que possible, mal¬
gré cala il y a eu des lenteurs dans le manie¬
ment des affaires, éloignés comme nous ie som¬
mes du siège ordinaire du gouvernement.
Le 18 février, vous nous avez imposé la
grande charge de chef du pouvoir exécutif ; le
19, le cabinet s'est présenté devant vous ; le 19
au soir, je partais pour Paris ; le 21, je me
trouvais auprès du chancelier de la Confédéra¬
tion lu Nord. Ma pensée, je le déclare, c'était
la paix. Que pouvions-nous faire ? Nous étions
réduits à l'impuissance. Nous avons signé la
paix en 5 jours, vous l'avez votée virilement,
et, g"âce à votre vote, nous avons pu faire ces¬
ser l'occupation de Paris. Aucun temps n'a été
perdu dans ces dix premiers jours , mais
depu:s , l'action s'est ralentie par suite de
l'éloignement de Paris.
Après avoir obtenu la paix, il fallait obtenir
l'évacuation et suivre pas à pas l'exécution du
traité; il fallait assurer tous les services et pour
cela s'adresser à la Banque de France qui a
rend i de si grands services. Il fallait aussi as¬
surer l'ordre. Il y a des hommes peu nombreux
qui veulent le désordre et M. Thiers ne les con¬
fond pas avec les soutiens sincères de la Répu¬
blique. Il fallait toutefois réunir des forces assez
considérables pour décourager les fauteurs de
la guerre civile, moins dangereux par le nom¬
bre que par leur audace.
Il fallait refaire l'administration entière,
remplacer des fonctionnaires en partie démis¬
sionnaires, en paitie mal choisis, en partie hos¬
tiles.
Il faut reconstituer les corps électifs, conseils
municipaux et généraux, ramener nos prison¬
niers, refaire l'armée, rendre à la province les
mobiles et les mobilisés, faire renaître partout la
vie.elavec la vie l'union; enfin fairedes démar¬
ches au sein de cette Europe qui, dans cette der¬
nière période, a gardé vis-à-vis de nous une at-
titufe trop réservée.
Nc us ne pouvons retarder la création d'un
tribunal auquel seront déférés les griefs impu¬
tés à l'occupation prussienne ; et pour cela le
ministre des affaires étrangères doit être à
Paris.
Er ce qui concerne la question financière, il
n'est pas moins nécessaire que le gouverne¬
ment soit au sein du grand marché financier
de Paris qui est celui de l'Europe, entière. Il
fau:s'entendre[avecles capitalistes de l'Europe,
car dans nos malheurs, le crédit de la France
estresté si grand, que tous les capitalistes de
l'Eirope lui offrent leur argent.
L'orateur rappelle ici qu'une grande émo-
tioi s'est emparée de la population de Paris à
la suite de l'évacuation des Prussiens. Eh bien!
ce mouvement qui n'avait rien de coupable à
l'origine, puisqu'il était dirigé contre les Prus¬
siens, a dégénéré en unealtitude factieuse, mais
nous espérons pouvoir ramener les hommes
égarés et éviter la guerre civile.
Quant à moi et à mes collègues nous pensons
tors de même ; si l'ordre est jamais troublé,
comptez sur notre patriotisme pour réprimer
l'émeute ; de l'énergie, nous n'en manquerons
jamais ! mais nous espérons que cette extrémi¬
té, qui a un moment jeté la crainte dans la
France, sera définitivement conjurée avec l'aide
de l'armée et des bons citoyens.
I est impossible d'enlever de Paris le minis¬
tère des affaires étrangères, le ministère des
finances, le ministère de l'intérieur, le minis¬
tère de la marine. Le chef du pouvoir exécutif
aurait voulu s'y rendre lui-même, mais il lui
est impossible d'abandonner l'Assemblée qui
doil inspirer ses résolutions.
II n'y a pas de danger pour l'Assemblée, où
qu'elle aille; dans tous les cas, la place du chef
du gouvernement serait d'être le premier en face
du danger: chacun comprend la nécessité de
réunir les deux parties disjointes du gouverne¬
ment. J'aurai l'air de douter de l'esprit éclairé
decette assemblée, si je ne rappelais ce que c'est
que Paris aux yeux de toute l'Europe. J'ai tra¬
versé l'Europe, j'ai pu apprécier ce qu'on
pensait de nous. L'Europe déplore amèrement,
non pas l'abaissement de la France (la France
n'est pas abaissé), mais ses malheurs. Devant la
résistance de Paris. l'Europe s'est étonnée,
l'Europe a admiré et tous les amis de la France
ont relevéla tête. Je ne saurais être ingrat pour
cette grande population qui la relève aux yeux
du monde entier (Applaudissements.)
M. Thiers ne propose pas, d'ailleurs, de ren¬
trer immédiatement à Paris, mais de s'en rap¬
procher le plus possible, afin que les services
n'aient pas à souffrir.
Pourquoi ne pas rentrer tout de suite dans
Paris?Pourquoi ?M. Thiers exposesa politique.
Personne n'a soulevé la question que l'Assem¬
blée fût constituante, et cette assemblée est si
sage, qu'elle n'en a pas parlé. Est-ce que le
pouvoir nous manque ? Non , vous êtes souvi-
rain comme jamais une assemblée ne l'a été.
Vous êtes le produit le plus libre qui ait jamais
existé dans les élections d'un pays. Votre sou¬
veraineté est donc entière et complète, et si
vous ne vous êtes pas déclarés constituants,
c'est là une abstention qui est la preuve même
de la sagesse de l'Assemblée.
Non, nous ne serons pas constituants. Cela
n'implique pas le renoncement à une partie de
votre pouvoir. Je dis seulement que vous le
réservez. (Applaudissements). Conservant toute
l'étendue de votre souveraineté, vous vous êtes
dit : Nous ne ferons que ce qui est urgent ; au
lieu de constituer, nous nous contenterons de
réorgauiser ; vous vous êtes dit que si vous
vouliez constituer, vous vous diviseriez à
l'instant même, tandis que, sur la réorganisa¬
tion du pays, vous êtes tous d'accord.
Nous vivons unis les uns et les autres, à une
condition, c'est qu'il restera beaucoup de ques¬
tions réservées. Vous êtes divisés, parce que le
pays l'est. Les uns croient, et cela est très-res-
pectable, à la monarchie constitutionnelle
comme le seul moyen de sauver le pays ; les
autres croient à la forme républicaine comme
étant, au contraire, préférable. Eh bien ! ces
deux grands partis eux-mêmes sont divisés
entre eux. Il y a deux fractions monarchiques,
et il y a aussi deux fractions républicaines. Il y
a des hommes qui croient à la République,
même elle n'est pas dans leurs mains ; mais il
y en a aussi qui ne veulent croire à la Répu¬
blique que lorsqu'elle est entre leurs mains.
(Approbations nombreuses.) J'ai aussi mes sen¬
timents intimes, continue M. Thiers ; j'ai aussi
mes vivacités, mais je réfléchis à la nécessité
de l'union, et je contiens mes mouvements in-
-térieurs. (Nouvelle approbation.)
C'est pour cela qu'il y a des questions réser¬
vées, c'est pour cela que nous demandons que
ces réserves soient gardées par tous, car elles
touchent à l'organisation constitutive même de
la France.
Nous vous devons une grande loyauté, et je
jure devant le pays que nous ne tromperons ni
un parti ni l'autre, et que nous ne préparerons
aucune solution qui serait une trahison vis-à-vis
de l'une des fractions de la Chambre ; notre
but, c'est la réorganisation du pays et nous
vous convions à nous y aider. Cette réorgani¬
sation, elle se fera sous la forme républicaine.
M. Thiers, continuant, dit qu'il sait quel est
son pouvoir, il est le dépositaire du pouvoir
exécutif de la République française. La Répu¬
blique est dans vos mains, elle sera le prix de
votre sagesse ; ce n'est pas moi qui la compro¬
mettrai, ce seront les passions anarchiques qui
la compromettront seule.
Quand le pays sera réorganisé, nous vien¬
drons devant vous le plus tôt que nous pour¬
rons, et nous vous dirons : nous avons trouvé
le pays meurtri, nous vous le rendons un peu
ranimé ; à vous de continuer. C'est le moment
de lui donner une force véritable. Aucune ré¬
solution constituante n'aura été prise. Le pays
jugera dans sa pleine liberté. Il n'aura pas été
touché par nous aux questions réservées.
Telle est la pensée qui nous a animés en vous
proposant d'aller à Versailles. Quant à Fontai¬
nebleau, ce n'est pas une position acceptable,
et cela pour plus d'une raison qu'il serait inop¬
portun d'énumérer.
Nous vous en conjurons, concédez-nous ce
que nous vous demandons. Dans tous les cas,
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