Titre : Le Moniteur de la Lozère : journal d'annonces
Auteur : Union républicaine (France). Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Mende)
Date d'édition : 1870-02-19
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328188053
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 19 février 1870 19 février 1870
Description : 1870/02/19 (A7,N8). 1870/02/19 (A7,N8).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG48 Collection numérique : BIPFPIG48
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t53545522r
Source : Archives départementales de la Lozère, 1 PER 204
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 17/09/2023
7rao ANNÉE.
N°.
%■
SAMEDI, 19 FÉVRIER 1870.
rmx d'abonnement :
Vieillie . un an, 10 fr. ; six mois,,, 5 f c. 50 c.; trois mois, 3 fr. ;. flans le département; «tj an; 11 fr. ;
six mois, 6 fr. ; trois moîs; 3 fr. 50 c. ; hors du département •: un an, 12 fr. ; «six mois, fi fr. 50 o. ;
trois mois. 4, fr.—• Chaque 'exemplaire séparé , 25 c. — L'abonnement au Moniteur de la Lozère, doit
■ élite payé dans le 4" trimestre. .
M' IIAVAS, rue Jean-Jacques-Rousseau , 3, et MM. L AFFRETE-; BULLTER et C", place de ta Bourse, 8,
■ sont seuls chargés, à Paris, de feoevoir les annonces pour le -Moniteur de la Lozère.
prix des insertions :
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j; présentent des difficultés d'exécution, l'imprimeur se réserve de demander le temps qu'il jugera néces-
; saire pour faire la planche.
Les manuscrits env.ovés, insérés ou non., ne seront pas rendus.
On s'abonne: chez 'MM. Camille IGNON, à Mende ; DALLO, à Marvejols ; LAHOTTE, à Florac.
Meri.de, le 19 février 1870.
Lors de la formation du ministère du 2
janvier, le notn de notre illustre compatriote,
M. Odilon Barrot, fut cité dans tous les jour¬
naux, et l'on disait quel le portefeuille de la
justice lui avait cté offert.
Nous étions, pour ainsi dire, au lendemain de
quelques jours que nous venions de passer près
de M. Odilon Barrot, au berceau même de sa
famille, et nous avions encore présentes à l'es¬
prit et au cœur les paroles patriotiques sorties
de sa bouche dans des entretiens que nous
appellerions intimes si un sentiment aisé à
comprendre ne nous faisait mesurer la distance
mise entre un modeste journaliste Iozérien et
l'homme d'Etat éminent que nous étions heu¬
reux et honoré d'écouter. I)eces paroles, nous
en traduisîmes publiquement le sens, et nous
disions que M. Odilon n'avait pas pour telle ou
telle forme gouvernementale un culte tournant
au fétichisme.
Sous le gouvernement de Louis-Philippe.
sous la république, sous l'Empire, le mobile
constant de l'opposition que M. Odilon Barrot
a faite ou du concours qu'il a prêté , a été,
en effet, de servir la cause du progrès , de la
liberté , et d'aider à la prospérité de son pays.
Avant l'intérêt d'unchef d'Etat, d'une dynastie
même, il a toujours placé l'intérêt de la
France.
Amoureux de la liberté, mais ennemi de la
licence : foncièrement religieux , majs résolu
à combattre le fanatisme ; soucieux de l'hon¬
neur national , mais peu- désireux de compro¬
mettre le sang'et la fortune de la France sans
motif légitime ; animé d'un ardent patriotisme,
mais dégagé de toute ambition personnelle , tel
il s'est toujours montré durant le cours de sa
vie politique et tel il est encore aujour¬
d'hui. Il compte parmi ces hommes rares
qui ont sauvé des naufrages politiques un
renom de loyauté, d'honnêteté', d'intégrité et
de sincérité, il compte parmi ces hommes, plus
nombreux , il faut le croire, dont les conseils
et les services sont précieux et dégagés de toute
arrière-pensée.
Faisant la part do sa vieillesse trop large et
celle de la plénitude, nous dirions presque de
la jeunesse de son esprit trop petite, il nous
disait, du haut d'une terrasse qui domine de
grandioses bouleversements de la nature, qu'il
était heureux de son repos, qu'il,assistait, en
philosophe, aux agitations de la politique, et
cependant il se hâtait d'ajouter que si le gou¬
vernement impérial entrait dans une voie plus
libérale, si tels ou tels changements étaient
introduits, et qu'on fît appel à son expérience,
asesconseils, à son patriotisme, son concours
était assuré à l'Empereur. -
Il n'avait en ce moment qu'un auditeur, un
auditeur très-attentif, c'est vrai, et gagne par
des sentiments de respect et d'admiration, mais
il ne se doutait certes pas qu'un revirement
politique était à la veille de s'opérer ; il ne se
doutait pas qu'il pourrait sous peu, en qualité
de président de la commission supérieure for- !
inée ad hoc, imprimer une impulsion aux pro¬
jets dé décentralisation dont il nous présentait
le programme ;Y grands traits, il ne se doutait
pas surtout que son auditeur aurait la har¬
diesse délivrer au public des conversations que
nous osons appeler intimes.
Mais si nous avons commis une première fois
des indiscrétions et si nous retombons aujour¬
d'hui dans la môme faute, c'est qu'il est des
journalistes qui accusent notre compatriote et
ses amis d'avoir des arrière-pensées orléanistes.
Les journaux dévoués au gouvernement ont
énergiquement protesté contre de pareilles
insinuations, et la Patrie,, dans un long article
que nous publions in extenso, démontre l'in¬
juste,et le mal fondé de ces attaques.
La passion politique ne respecte rien', et pour
saper » un gouvernement, elle s'en prend aux
hommes capables, sincères et dévoués qui peu¬
vent lui rendre degrands services. Ces hommes
éminents, partisans de la liberté, dédaignent
ces accusations et suivent, sans S'émouvoir,
leur ligne politique ; mais il appartient aux amis
du gouvernement de réagir contré cette passion,
et c'est pour cela que la Patrie a publié unlir-»
ticle sur tous les hommes qui occupent les pre¬
miers rangs sur l-a scène politique. Jusqu'à
preuve du contraire, car il est possible que
certains aient pu ou puissent conspirer contre
l'Empire en faisant semblant de le servir, nous
nous associonsàcequeditlaPatneen la copiant;
mais nous avons jugé opportun de détacher du
groupe du journal parisien un illustre compa¬
triote qui nous honore d'une prédilection par¬
ticulière , qui, dans des moments d'expansion
nous dévoilait sans apprêt, sans réticences,
ses pensées politiques.
Eh bien! dans ces entretiens de Planchamp»
dans ces heures de villégiature , nous avons
recueilli des paroles patriotiques que nous
avons cru pouvoir rendre publiques et qui
nous ont fait formuler bien souvent ce souhait :
Plût à Dieu que la France et l'Empereur n'eus¬
sent , pour prêter l'aide de leurs conseils au
Souverain ou pour servir le pays, que des hom¬
mes aussi bien trempés, aussi intègres, aussi
sincères que M. Odilon Barrot.
Voici l'article de la Patrie ;
Camille IGNON.
« Est-ce une plaisanterie? Est-ce une tacti¬
que? Voilà ce qu'on se demande depuis quel¬
ques jours en suivant les polémiques de certains
journaux. Pour ces feuilles, il paraît qu'il y a
un intérêt public considérable à signaler de
prétendues divisions dans le cabinet, à présenter
ce dernier comme une combinaison acciden¬
telle sans homogénéité, et à dénoncer tous les
matins, en empruntant le ton des radicaux, ce
qu'on appelle la conspiration de l'orléanisme.
» A notre avis, cet orléanisme est une ma¬
chine de guerre inventée par ceux qui ne con¬
sidèrent le nouveau régime qu'à travers le
prisme de leurs propres déceptions.
» En effet, ou est l'orléanisme? Dans le
cabinet même ! répond-on. Mais nous n'y trou¬
vons pas un seul homme politique qui ait tou¬
ché au pouvoir avant 1818, et trois seulement
des ministres actuels ont un passé politique an¬
térieur à 1852. Ce n'est pas là qu'il faut rai¬
sonnablement chercher l'élat-major de la res¬
tauration orléaniste.
» Maison a vu, dit-on, M. Odilon Barrot
dans un salon et M. Gurzot dans un autre. On
a vn enfin le général Changarnier, malgré ses
soixante-dix-sept ans, brandir dans l'ombre
l'épée de connétable que lui promettaient les
journaux fusionnistes de 1850.
» Les noms de ces vétérans .illustres font
passer par tout le corps des écrivains dont nous
nous occupons ce petit souffle dont parle le
livre de Job et qui donne la chair de poule.
Le moment est il bien choisi pour mettre en
avant de pareilles susceptibilités? Que d'autres
n'envisagent l'exercice du gouvernement que
comme le triomphe d'un parti, pour nous, nous
croyons qu'il faut faire appel aujourd'hui à
toutes les opinions monarchiques et que leurs
anciennes désignations ne répondent plus en
rien à la réalité des choses.
» Laissons là ces puérilités.
» On ne saurait nier que le mouvement d'o¬
pinion publique déterminé par l'avènement du
cabinet du 2 janvier ne soit de nature à pro¬
duire une impression très vive. D'un autre
côté, que des hommes plus jeunes, rattachés (
par leur écrits, par leurs discours ou par leurs
actes, à' des opinions professées par ces vétérans
de nos assemblées politiques, aient désiré ou
accepté de servir le gouvernement impérial
transformé, c'est un fait également considé¬
rable, bien qu'il ne soit que le corollaire et la
conséquence du premier.
» Mais avant de conclure que l'orléanisme
nous assiège et se fortifie dans nos avant-postes
nous nous demandons si, par hasard, on ne
Confondrait pas l'orléanisme qui, en théorie,
n'est qu'une prétention et en fait ne peut être
qu'une faction, avec le gouvernement parle¬
mentaire qui est une doctrine politique et une
doctrine monarchique, accepté en France et
par toutes les dynasties : par la Restauration,
avec la Charte de 1814; par le gouvernement
de juillet, avec la Charle de 1830 ; par Napoléon
1eFbiiraême, avec l'acte additionnel de 1815.
» Il est naturel que des hommes politiques,
que des écrivains qui ont défendu cette doctrine
avec opiniâtreté et déclaré qu'ils resteraient
éloignés de l'Empire tant que l'Empire reste¬
rait éloigné de leurs opinions, se rapprochent
de l'Empire lorsque la barrière est tombée.
» Sommes nous d'honnêtes gens? » s'écriait
un jour M. Prévosl-Paradol au milieu d'un
débat suscité par des prévisions de ce genre.
L'échéance est arrivée. Les adversaires de la
veille fonthonneurà leur signature. Faut-il
croire avec M. Guéroult qu'ils font acte d'or-
léanisme,. c'est-à-dire de trahison? Nous aimons
mieux reprendre le mot de M. Prévost-Paradol,
et dire qu'ils agissent en honnêtes gens.
» La véritéest que nous sommes aujourd'hui
témoins d'une réconciliation très-étendue, très-
sincère , que nous croyons et qui , en
réalité, fut toujours poursuivie de haut par la
profonde et patriotique sagesse de l'Empereur.
« Je veux — disait le mémorable discours
» de Bordeaux— conquérir à la conciliation
» les partis dissidents, et ramener dans lecou-
» rantdu grand fleuvepopulaire les dérivations
» hostiles qui vont se perdre sans profit pour
» personne. »
». Au lendemain du 24 novembre 1860 ,
c'est-à-dire du premier pas volontairement fait
par l'Empereur dans la voie qui devait abou¬
tir au sénatus-consulle de 1869, c'est par son
ordre que M. de Persiguy, ministre de l'inté¬
rieur disait:
c Je vous recommande de ne rien négliger
» pour achever l'œuvre de réconciliation entre
» les partis. Beaucoup d'hommes honorables
» et distingués des-anciens gouvernements,
» tout en rendant hommage à l'Empereur pour
» les grandes choses qu'il a accomplies, se
» tiennent encore à l'écart par un sentiment
» de dignité personnelle. Témoignez-leur les
» égards qu'ils méritent; ne négligez aucune
» occasion de les engager à faire profiter le
» pays de leurs lumières et de leur expérience,
» et rappelez-leur que, s'il est noble de con-
» server le culte des souvenirs, il est encore
» plus noble d'être utile à son pays. »
» Là marche a été lente, laborieuse, pleine
de difficuliés et de périls, mais elle a conduit le
pays an but indiqué dès le premier jour de la
fondation de l'Empire? la réconciliation d'un
pouvoir national fondé sur le suffrage univer¬
sel avec la liberté.
» Et au moment où cette grande œuvre ar¬
rive à son couronnement, au moment où le
pays réalise les progrès politiques auxquels il
aspirait, il faudrait repousser les adhésions
qui viennent à l'Empire comme la conséquence
de sa transformation libél-alel Ce serait insensé!
» Que n'a-t-on pas dit au début de ce règne,
selon les phases ou les incidents que traversaient
ses destinées nouvelles? Si la volonté de l'Em¬
pereur appelait au sénat d'anciens amis des.
Bourbons et de la branche aînée, c'est que
l'Empire se livrait aux légitimistes; bientôt
maîtres de l'administration et de l'armée, ils
arboreraient la cocarde blanche et rétabliraient
la féodalité.
» Le pouvoir se préoccupait-il des questions
économiques, qui touchent aux intérêts,du
traiail, il ne manquait pas de voix éloquentes
et .remblantes pour prédire l'avènement pro¬
chain du socialisme.
■> Si l'Empire a cté tour à tour accusé d'être
légitimiste, socialiste, orléaniste aujourd'hui ,
ne serait-ce pas qu'il a persévéramment tra¬
vaillé à cette fusion des idées , à cetto* concilia¬
tion des partis , qui s'impose comme : a mission
essentielle du gouvernement définitif de la
France après tant de révolu 'uns. de convul¬
sions et de ruines?
» Nous parlions tout à l'néù're de : . inci ■
rilé de ceux que les journaux.de . xtrV
dtoite enrôlent dans l'orléanisme . un pu
comme l'Angleterre recrutait autrefois ses
matelots , c'est-à-dire en les prenant par les
épaules et sans les consulter. Certes, nous
navons à répondre pour personne et nous
n'exprimons ici que notre sentiment, comme
faisant partie.du public qui observe , réfléchit
et juge. Nous nous bornons^ à soumettre à
l'impartialité de ces journaux une réflexion de
sens commun.
» C'est qu'il n'appartient à personne de
soupçonner d'honnêtes gens de vouloir ainsi
pénétrer au cœur de l'Empire comme dans
l'enceinte d'une place pour la livrer plus sûre¬
ment à l'ennemi. Qu'on le veuille ou qu'on
ne le veuille pas, le courant qui entraîne la
France conservatrice et libérale de 1870 est
trop large et trop profond pour dévier dans de
pareilles intrigues, au-dessous du sens politi¬
que de quiconque observe et réfléchit.
» Loin donc les méfiances funestes et les
incriminations préventives !
» Si nous blâmons l'entêtement farouche de
ceux de nos adversaires qui se sont qualifiés
eux-mêmes d'irréconciliables, il semble que
nous devons quelque ménagement et même
quelque gratitude à ceux qui nous font savoir
ouvertement et publiquement qu'ils ne le sont
pas. Autrement nous leur donnerions l'envie
de le devenir.
» Est-ce là ce que veut la réaction ? Nous ne
croyons pas que ce puisse être le dernier mot,
ni le fin mot de ses études sur l'orléanisme.
» L'un des secrétaires de la rédaction,
» ALFRED TRANCHANT. »
Tous les journaux se sont occupés de l'arres¬
tation de Roehefort, des débats qui avaient eu
lieu à la chambre et de la conduite qu'avait
tenue le ministère. Nous revenons sur ce sujet
pour emprunter les réflexions faites par deux
journaux Y Opinion nationales t la Presse, que
l'on ne peut pas accuser d'une tendresse exces¬
sive à l'endroit du gouvernement.
On lit dans Y Opinion nationale :
« C'est un mortel bien privilégié que M.
Roehefort. Les lois ne sont pas faites pour lui.
Il prête des serments et ne les tient pas. Membre
du corps législatif, il prêche l'insurrection tous
les matins; cité en justice, il ne comparaît pas ;
condamné, il se refuse de se laisser arrêter ;
il se moque agréablement des « deux ou trois
vieillards vêtus de jupons noirs qui ont mar-
moté entre eux quelques paroles le concr-
nant; » mais il ajoute que préoccupé comme il
l'est, « il n'a pas le temps de songer à ces
fadaises. »
» Là-dessus la justice se permet de le faire
arrêtée. Devant un pareil attentat, les patriotes
desFolies-Belleville (si heureusement nommées)
s'émeuvent et proclament la révolution ; on
détèle deux ou trois omnibus et autant de fia¬
cres , on élève des barricades qu'on ne tente
pas même de défendre. En résumé, quelques
tapageurs ont couché en prison , quelques bra¬
ves gens ont reçu des coups mortels, et le soleil
s'est levé , comme à l'ordinaire , sur Paris
étonné et justement humilié de pareilles équi¬
pées
» Quant à nous, au milieu de tant de choses
étonnantes, une chose surtout nous étonne ,
c'est que les gens qui font tant de bruit depuis
qu'on a là liberté de tout dire, en aient fait si
peu à l'époque où l'on vivait sous le régime de
la suppression facultative, où il y avait quelque
péril et par conséquent quelque mérite à pro¬
clamer la liberté.
» On ne fait d'insurrection sans griefs.
En 1830, Charles X supprime d'un trait de
plume tonte les libertés acquises, la nation se
lève et le chasse. En 1848, Louis-Philippe,
mal conseillé par M. Guizot se refuse obstiné¬
ment aux plus justes, aux plus inoffensives
réformes; la bourgeoisie qui le soutenait, se
retire de lui et le livre à une émeute qui,
faute de résistance, devient une révolution.
» Mais aujourd'hui, où serait la cause? où
serait le prétexte? Le pays voulait la liberté ,
ou la lui donne. Droit de parler , de se réunir ,
d'écrire, restitution des libertés parlementaires,
modification de la constitution , tout est concédé
en fait ou en principe. Ce qu'on n'a pas encore,
on est certain de l'obtenir bientôt. Mais cela
ne suffit pas, il faut plus encore. Quoi donc ?
N°.
%■
SAMEDI, 19 FÉVRIER 1870.
rmx d'abonnement :
Vieillie . un an, 10 fr. ; six mois,,, 5 f c. 50 c.; trois mois, 3 fr. ;. flans le département; «tj an; 11 fr. ;
six mois, 6 fr. ; trois moîs; 3 fr. 50 c. ; hors du département •: un an, 12 fr. ; «six mois, fi fr. 50 o. ;
trois mois. 4, fr.—• Chaque 'exemplaire séparé , 25 c. — L'abonnement au Moniteur de la Lozère, doit
■ élite payé dans le 4" trimestre. .
M' IIAVAS, rue Jean-Jacques-Rousseau , 3, et MM. L AFFRETE-; BULLTER et C", place de ta Bourse, 8,
■ sont seuls chargés, à Paris, de feoevoir les annonces pour le -Moniteur de la Lozère.
prix des insertions :
Annonces» judiciaires, 20 c. la ligne; diverses, 25 c. ; réclames, 40 c. — Le prix des insertions peu
: être exigé à l'avance.
La publication légale des actes de société est obligatoire dans le Moniteur de la Lozère.
Les annonces ordinaires doivent être remises le jeudi avant midi. Si les annonces sont longues ou si elle,
j; présentent des difficultés d'exécution, l'imprimeur se réserve de demander le temps qu'il jugera néces-
; saire pour faire la planche.
Les manuscrits env.ovés, insérés ou non., ne seront pas rendus.
On s'abonne: chez 'MM. Camille IGNON, à Mende ; DALLO, à Marvejols ; LAHOTTE, à Florac.
Meri.de, le 19 février 1870.
Lors de la formation du ministère du 2
janvier, le notn de notre illustre compatriote,
M. Odilon Barrot, fut cité dans tous les jour¬
naux, et l'on disait quel le portefeuille de la
justice lui avait cté offert.
Nous étions, pour ainsi dire, au lendemain de
quelques jours que nous venions de passer près
de M. Odilon Barrot, au berceau même de sa
famille, et nous avions encore présentes à l'es¬
prit et au cœur les paroles patriotiques sorties
de sa bouche dans des entretiens que nous
appellerions intimes si un sentiment aisé à
comprendre ne nous faisait mesurer la distance
mise entre un modeste journaliste Iozérien et
l'homme d'Etat éminent que nous étions heu¬
reux et honoré d'écouter. I)eces paroles, nous
en traduisîmes publiquement le sens, et nous
disions que M. Odilon n'avait pas pour telle ou
telle forme gouvernementale un culte tournant
au fétichisme.
Sous le gouvernement de Louis-Philippe.
sous la république, sous l'Empire, le mobile
constant de l'opposition que M. Odilon Barrot
a faite ou du concours qu'il a prêté , a été,
en effet, de servir la cause du progrès , de la
liberté , et d'aider à la prospérité de son pays.
Avant l'intérêt d'unchef d'Etat, d'une dynastie
même, il a toujours placé l'intérêt de la
France.
Amoureux de la liberté, mais ennemi de la
licence : foncièrement religieux , majs résolu
à combattre le fanatisme ; soucieux de l'hon¬
neur national , mais peu- désireux de compro¬
mettre le sang'et la fortune de la France sans
motif légitime ; animé d'un ardent patriotisme,
mais dégagé de toute ambition personnelle , tel
il s'est toujours montré durant le cours de sa
vie politique et tel il est encore aujour¬
d'hui. Il compte parmi ces hommes rares
qui ont sauvé des naufrages politiques un
renom de loyauté, d'honnêteté', d'intégrité et
de sincérité, il compte parmi ces hommes, plus
nombreux , il faut le croire, dont les conseils
et les services sont précieux et dégagés de toute
arrière-pensée.
Faisant la part do sa vieillesse trop large et
celle de la plénitude, nous dirions presque de
la jeunesse de son esprit trop petite, il nous
disait, du haut d'une terrasse qui domine de
grandioses bouleversements de la nature, qu'il
était heureux de son repos, qu'il,assistait, en
philosophe, aux agitations de la politique, et
cependant il se hâtait d'ajouter que si le gou¬
vernement impérial entrait dans une voie plus
libérale, si tels ou tels changements étaient
introduits, et qu'on fît appel à son expérience,
asesconseils, à son patriotisme, son concours
était assuré à l'Empereur. -
Il n'avait en ce moment qu'un auditeur, un
auditeur très-attentif, c'est vrai, et gagne par
des sentiments de respect et d'admiration, mais
il ne se doutait certes pas qu'un revirement
politique était à la veille de s'opérer ; il ne se
doutait pas qu'il pourrait sous peu, en qualité
de président de la commission supérieure for- !
inée ad hoc, imprimer une impulsion aux pro¬
jets dé décentralisation dont il nous présentait
le programme ;Y grands traits, il ne se doutait
pas surtout que son auditeur aurait la har¬
diesse délivrer au public des conversations que
nous osons appeler intimes.
Mais si nous avons commis une première fois
des indiscrétions et si nous retombons aujour¬
d'hui dans la môme faute, c'est qu'il est des
journalistes qui accusent notre compatriote et
ses amis d'avoir des arrière-pensées orléanistes.
Les journaux dévoués au gouvernement ont
énergiquement protesté contre de pareilles
insinuations, et la Patrie,, dans un long article
que nous publions in extenso, démontre l'in¬
juste,et le mal fondé de ces attaques.
La passion politique ne respecte rien', et pour
saper » un gouvernement, elle s'en prend aux
hommes capables, sincères et dévoués qui peu¬
vent lui rendre degrands services. Ces hommes
éminents, partisans de la liberté, dédaignent
ces accusations et suivent, sans S'émouvoir,
leur ligne politique ; mais il appartient aux amis
du gouvernement de réagir contré cette passion,
et c'est pour cela que la Patrie a publié unlir-»
ticle sur tous les hommes qui occupent les pre¬
miers rangs sur l-a scène politique. Jusqu'à
preuve du contraire, car il est possible que
certains aient pu ou puissent conspirer contre
l'Empire en faisant semblant de le servir, nous
nous associonsàcequeditlaPatneen la copiant;
mais nous avons jugé opportun de détacher du
groupe du journal parisien un illustre compa¬
triote qui nous honore d'une prédilection par¬
ticulière , qui, dans des moments d'expansion
nous dévoilait sans apprêt, sans réticences,
ses pensées politiques.
Eh bien! dans ces entretiens de Planchamp»
dans ces heures de villégiature , nous avons
recueilli des paroles patriotiques que nous
avons cru pouvoir rendre publiques et qui
nous ont fait formuler bien souvent ce souhait :
Plût à Dieu que la France et l'Empereur n'eus¬
sent , pour prêter l'aide de leurs conseils au
Souverain ou pour servir le pays, que des hom¬
mes aussi bien trempés, aussi intègres, aussi
sincères que M. Odilon Barrot.
Voici l'article de la Patrie ;
Camille IGNON.
« Est-ce une plaisanterie? Est-ce une tacti¬
que? Voilà ce qu'on se demande depuis quel¬
ques jours en suivant les polémiques de certains
journaux. Pour ces feuilles, il paraît qu'il y a
un intérêt public considérable à signaler de
prétendues divisions dans le cabinet, à présenter
ce dernier comme une combinaison acciden¬
telle sans homogénéité, et à dénoncer tous les
matins, en empruntant le ton des radicaux, ce
qu'on appelle la conspiration de l'orléanisme.
» A notre avis, cet orléanisme est une ma¬
chine de guerre inventée par ceux qui ne con¬
sidèrent le nouveau régime qu'à travers le
prisme de leurs propres déceptions.
» En effet, ou est l'orléanisme? Dans le
cabinet même ! répond-on. Mais nous n'y trou¬
vons pas un seul homme politique qui ait tou¬
ché au pouvoir avant 1818, et trois seulement
des ministres actuels ont un passé politique an¬
térieur à 1852. Ce n'est pas là qu'il faut rai¬
sonnablement chercher l'élat-major de la res¬
tauration orléaniste.
» Maison a vu, dit-on, M. Odilon Barrot
dans un salon et M. Gurzot dans un autre. On
a vn enfin le général Changarnier, malgré ses
soixante-dix-sept ans, brandir dans l'ombre
l'épée de connétable que lui promettaient les
journaux fusionnistes de 1850.
» Les noms de ces vétérans .illustres font
passer par tout le corps des écrivains dont nous
nous occupons ce petit souffle dont parle le
livre de Job et qui donne la chair de poule.
Le moment est il bien choisi pour mettre en
avant de pareilles susceptibilités? Que d'autres
n'envisagent l'exercice du gouvernement que
comme le triomphe d'un parti, pour nous, nous
croyons qu'il faut faire appel aujourd'hui à
toutes les opinions monarchiques et que leurs
anciennes désignations ne répondent plus en
rien à la réalité des choses.
» Laissons là ces puérilités.
» On ne saurait nier que le mouvement d'o¬
pinion publique déterminé par l'avènement du
cabinet du 2 janvier ne soit de nature à pro¬
duire une impression très vive. D'un autre
côté, que des hommes plus jeunes, rattachés (
par leur écrits, par leurs discours ou par leurs
actes, à' des opinions professées par ces vétérans
de nos assemblées politiques, aient désiré ou
accepté de servir le gouvernement impérial
transformé, c'est un fait également considé¬
rable, bien qu'il ne soit que le corollaire et la
conséquence du premier.
» Mais avant de conclure que l'orléanisme
nous assiège et se fortifie dans nos avant-postes
nous nous demandons si, par hasard, on ne
Confondrait pas l'orléanisme qui, en théorie,
n'est qu'une prétention et en fait ne peut être
qu'une faction, avec le gouvernement parle¬
mentaire qui est une doctrine politique et une
doctrine monarchique, accepté en France et
par toutes les dynasties : par la Restauration,
avec la Charte de 1814; par le gouvernement
de juillet, avec la Charle de 1830 ; par Napoléon
1eFbiiraême, avec l'acte additionnel de 1815.
» Il est naturel que des hommes politiques,
que des écrivains qui ont défendu cette doctrine
avec opiniâtreté et déclaré qu'ils resteraient
éloignés de l'Empire tant que l'Empire reste¬
rait éloigné de leurs opinions, se rapprochent
de l'Empire lorsque la barrière est tombée.
» Sommes nous d'honnêtes gens? » s'écriait
un jour M. Prévosl-Paradol au milieu d'un
débat suscité par des prévisions de ce genre.
L'échéance est arrivée. Les adversaires de la
veille fonthonneurà leur signature. Faut-il
croire avec M. Guéroult qu'ils font acte d'or-
léanisme,. c'est-à-dire de trahison? Nous aimons
mieux reprendre le mot de M. Prévost-Paradol,
et dire qu'ils agissent en honnêtes gens.
» La véritéest que nous sommes aujourd'hui
témoins d'une réconciliation très-étendue, très-
sincère , que nous croyons et qui , en
réalité, fut toujours poursuivie de haut par la
profonde et patriotique sagesse de l'Empereur.
« Je veux — disait le mémorable discours
» de Bordeaux— conquérir à la conciliation
» les partis dissidents, et ramener dans lecou-
» rantdu grand fleuvepopulaire les dérivations
» hostiles qui vont se perdre sans profit pour
» personne. »
». Au lendemain du 24 novembre 1860 ,
c'est-à-dire du premier pas volontairement fait
par l'Empereur dans la voie qui devait abou¬
tir au sénatus-consulle de 1869, c'est par son
ordre que M. de Persiguy, ministre de l'inté¬
rieur disait:
c Je vous recommande de ne rien négliger
» pour achever l'œuvre de réconciliation entre
» les partis. Beaucoup d'hommes honorables
» et distingués des-anciens gouvernements,
» tout en rendant hommage à l'Empereur pour
» les grandes choses qu'il a accomplies, se
» tiennent encore à l'écart par un sentiment
» de dignité personnelle. Témoignez-leur les
» égards qu'ils méritent; ne négligez aucune
» occasion de les engager à faire profiter le
» pays de leurs lumières et de leur expérience,
» et rappelez-leur que, s'il est noble de con-
» server le culte des souvenirs, il est encore
» plus noble d'être utile à son pays. »
» Là marche a été lente, laborieuse, pleine
de difficuliés et de périls, mais elle a conduit le
pays an but indiqué dès le premier jour de la
fondation de l'Empire? la réconciliation d'un
pouvoir national fondé sur le suffrage univer¬
sel avec la liberté.
» Et au moment où cette grande œuvre ar¬
rive à son couronnement, au moment où le
pays réalise les progrès politiques auxquels il
aspirait, il faudrait repousser les adhésions
qui viennent à l'Empire comme la conséquence
de sa transformation libél-alel Ce serait insensé!
» Que n'a-t-on pas dit au début de ce règne,
selon les phases ou les incidents que traversaient
ses destinées nouvelles? Si la volonté de l'Em¬
pereur appelait au sénat d'anciens amis des.
Bourbons et de la branche aînée, c'est que
l'Empire se livrait aux légitimistes; bientôt
maîtres de l'administration et de l'armée, ils
arboreraient la cocarde blanche et rétabliraient
la féodalité.
» Le pouvoir se préoccupait-il des questions
économiques, qui touchent aux intérêts,du
traiail, il ne manquait pas de voix éloquentes
et .remblantes pour prédire l'avènement pro¬
chain du socialisme.
■> Si l'Empire a cté tour à tour accusé d'être
légitimiste, socialiste, orléaniste aujourd'hui ,
ne serait-ce pas qu'il a persévéramment tra¬
vaillé à cette fusion des idées , à cetto* concilia¬
tion des partis , qui s'impose comme : a mission
essentielle du gouvernement définitif de la
France après tant de révolu 'uns. de convul¬
sions et de ruines?
» Nous parlions tout à l'néù're de : . inci ■
rilé de ceux que les journaux.de . xtrV
dtoite enrôlent dans l'orléanisme . un pu
comme l'Angleterre recrutait autrefois ses
matelots , c'est-à-dire en les prenant par les
épaules et sans les consulter. Certes, nous
navons à répondre pour personne et nous
n'exprimons ici que notre sentiment, comme
faisant partie.du public qui observe , réfléchit
et juge. Nous nous bornons^ à soumettre à
l'impartialité de ces journaux une réflexion de
sens commun.
» C'est qu'il n'appartient à personne de
soupçonner d'honnêtes gens de vouloir ainsi
pénétrer au cœur de l'Empire comme dans
l'enceinte d'une place pour la livrer plus sûre¬
ment à l'ennemi. Qu'on le veuille ou qu'on
ne le veuille pas, le courant qui entraîne la
France conservatrice et libérale de 1870 est
trop large et trop profond pour dévier dans de
pareilles intrigues, au-dessous du sens politi¬
que de quiconque observe et réfléchit.
» Loin donc les méfiances funestes et les
incriminations préventives !
» Si nous blâmons l'entêtement farouche de
ceux de nos adversaires qui se sont qualifiés
eux-mêmes d'irréconciliables, il semble que
nous devons quelque ménagement et même
quelque gratitude à ceux qui nous font savoir
ouvertement et publiquement qu'ils ne le sont
pas. Autrement nous leur donnerions l'envie
de le devenir.
» Est-ce là ce que veut la réaction ? Nous ne
croyons pas que ce puisse être le dernier mot,
ni le fin mot de ses études sur l'orléanisme.
» L'un des secrétaires de la rédaction,
» ALFRED TRANCHANT. »
Tous les journaux se sont occupés de l'arres¬
tation de Roehefort, des débats qui avaient eu
lieu à la chambre et de la conduite qu'avait
tenue le ministère. Nous revenons sur ce sujet
pour emprunter les réflexions faites par deux
journaux Y Opinion nationales t la Presse, que
l'on ne peut pas accuser d'une tendresse exces¬
sive à l'endroit du gouvernement.
On lit dans Y Opinion nationale :
« C'est un mortel bien privilégié que M.
Roehefort. Les lois ne sont pas faites pour lui.
Il prête des serments et ne les tient pas. Membre
du corps législatif, il prêche l'insurrection tous
les matins; cité en justice, il ne comparaît pas ;
condamné, il se refuse de se laisser arrêter ;
il se moque agréablement des « deux ou trois
vieillards vêtus de jupons noirs qui ont mar-
moté entre eux quelques paroles le concr-
nant; » mais il ajoute que préoccupé comme il
l'est, « il n'a pas le temps de songer à ces
fadaises. »
» Là-dessus la justice se permet de le faire
arrêtée. Devant un pareil attentat, les patriotes
desFolies-Belleville (si heureusement nommées)
s'émeuvent et proclament la révolution ; on
détèle deux ou trois omnibus et autant de fia¬
cres , on élève des barricades qu'on ne tente
pas même de défendre. En résumé, quelques
tapageurs ont couché en prison , quelques bra¬
ves gens ont reçu des coups mortels, et le soleil
s'est levé , comme à l'ordinaire , sur Paris
étonné et justement humilié de pareilles équi¬
pées
» Quant à nous, au milieu de tant de choses
étonnantes, une chose surtout nous étonne ,
c'est que les gens qui font tant de bruit depuis
qu'on a là liberté de tout dire, en aient fait si
peu à l'époque où l'on vivait sous le régime de
la suppression facultative, où il y avait quelque
péril et par conséquent quelque mérite à pro¬
clamer la liberté.
» On ne fait d'insurrection sans griefs.
En 1830, Charles X supprime d'un trait de
plume tonte les libertés acquises, la nation se
lève et le chasse. En 1848, Louis-Philippe,
mal conseillé par M. Guizot se refuse obstiné¬
ment aux plus justes, aux plus inoffensives
réformes; la bourgeoisie qui le soutenait, se
retire de lui et le livre à une émeute qui,
faute de résistance, devient une révolution.
» Mais aujourd'hui, où serait la cause? où
serait le prétexte? Le pays voulait la liberté ,
ou la lui donne. Droit de parler , de se réunir ,
d'écrire, restitution des libertés parlementaires,
modification de la constitution , tout est concédé
en fait ou en principe. Ce qu'on n'a pas encore,
on est certain de l'obtenir bientôt. Mais cela
ne suffit pas, il faut plus encore. Quoi donc ?
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