Titre : L'Armoricain : journal politique, commercial, maritime et littéraire ["puis" journal de Brest et du Finistère...]
Éditeur : [s.n.] (Brest)
Date d'édition : 1869-05-18
Contributeur : Bouët, Alexandre (1798-1857). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32702269v
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 18 mai 1869 18 mai 1869
Description : 1869/05/18 (A36,N5535). 1869/05/18 (A36,N5535).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG29 Collection numérique : BIPFPIG29
Description : Collection numérique : BIPFPIG29 Collection numérique : BIPFPIG29
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t51190852c
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-59
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/02/2023
POUR BREST
Trois mois 9 fr.
Six mois 17
Un an 32
L’Abonnement se paie d’avance.
Annonces 20 c.
Réclames 40
L. Emile BRUN
Rédacteur en Chef
L’ARMORICAIN
Journal de Brest et du Finistère
POLITIQUE — COMMERCE — MARINE
HORS BREST/
Trois mois
Six mois..
Un an
Ê tr
3
Étranger, frais de poste en plus
Les lettres non affranchies
ne seront pas reçues.
36 e Année - N° 5535
I 1 !n s’abonne :
à BREST, aux Bureaux du Journal, rue de la Rampe, 55 ;
à PARIS, chez MM. Havas, rue Jean-Jacques-Rousseau, 3 ;
— — Laffite, Bullier et G ie , Place de la Bourse, 8 ;
— — Isidore Fontaine, rue Trévise, 22.
2 '
,4vy)
Y 7 co
msTEHBE
n5
J.-P. GADREAU
Mardi, 18 Mai 1869
Journal des ANNONCES JUDICIAIRES. — Paraît les MARDI, JEUDI et SAMEDI.
L’ARMORICAIN est mis en/
vente sur la voie publique et en
dépôt chez MM. Leparc, Girault
et Hérault, libraires, au prix de
10 centimes.
Dépêches Télégraphiques
(SERVICE PRIVÉ)
Paris, 18 mai 1869, 10 h. 15 matin.
Madrid, 18 mai. — Les unionistes
continuent à opposer une vive résistance
à toute idée d’adoption d’une Régence
New-York, 17 mai. — Or monté à
421/2. Cette hausse extraordinaire est
due à ce que les spéculateurs à la baisse
ont été forcés de racheter. Une fluc
tuation violente a bouleversé toutes les
valeurs et causé une suspension d’affaires.
HAVAS.
Brest, 15 Mai 1869
Les candidatures multiples sont à l’ordre
du jour pour l’opposition ; elle en abuse
même et pas trop n’en faudrait. Le chapitre
en était déjà bien long, et voici qu’il s’en
richit encore tous les jours. Deux nouvelles
candidatures - recrues surgissent, M. de
Gasté, candidat de la deuxième circons
cription de Brest, se porte également dans
la Manche, et M. Thiers ajoute Morlaix
comme septième fleuron à sa couronne de
candidat.... candidat.... Comment le classe-
Tons-nous?
Libéral? Oh! non!
Indépendant, qui sait ?
Laissons candidat tout court : notre
chronique électorale s’évertuera à déter
miner la classification et à conclure.
En portant les mêmes candidats dans
plusieurs circonscriptions électorales, l’op
position montre qu’elle compte dans ses
rangs peu d’hommes qui soient en position
d’aspirer au mandat législatif, et d’ailleurs
en eût-elle en assez grand nombre, elle
s’en ferait une prudente réserve ; sa tacti
que nous paraît claire, et ses batteries,
quelque couvertes qu’elles soient, ne sont
pas difficiles à démasquer : Le but est
connu , la marche suivie peut être bien ai
sément mise en lumière , et d’un mot nous
allons éclairer les esprits où quelque hési
tation pourrait encore exister ; les grands
noms, à qui l’admiration fourvoyée ou sin
cère ont fait une auréole et dressé des sta
tues , rayonnent d’une influence puissante
et en imposent à la masse toujours débon
naire et confiante. Combien d’idoles que
l’on adore de parti pris, et qui n’ont pas que
les pieds d’argile ? L’opposition a constitué
un bataillon d’attaque de quelques noms con
nus, et désireuse de grossir le chiffre total
des voix opposantes de la France entière ,
elle groupe autour de ces coryphées les
suffrages recueillis sur tous les points de la
France. Or, les conséquences de ce système
ne sont pas douteuses au point de vue
révolutionnaire : c’est la prolongation in
définie de l’agitation électorale, c’est la
permanence de levain aigri dont les orga
nisations les plus placides se lassent et qui
engendre une nerveuse effervescence si
profitable aux agitateurs. L’opposition es
père que ces diversions jetteront le trouble
et la désunion dans les rangs des électeurs,
et que dans beaucoup de circonscriptions
une nouvelle convocation des collèges, après
la vérification des pouvoirs, rendra fatiguan
te l’expression du suffrage universel.
Il est donc important que les hommes
d’ordre, sincèrement désireux du bien-être
de leur département et du repos de la
France, ne se laissent pas prendre à cette
lueur attisée autour d’un nom.
Mais à côté de ces candidatures, estam
pillées glorieuses de par les membres d’une
société d’admiration mutuelle , il est un
autre écueil plus particulièrement redouta-.
Rie pour les villes maritimes, et notamment
pour Brest, qu’une ardente rivalité et des
intérêts opposés aiguillonnent sans cesse.
M. de Gasté, candidat à Brest et à Cher
bourg , M. Thiers , candidat à Morlaix et à
Rochefort, doivent être mis en demeure
de déclarer s’ils font appel aux électeurs
avec le désir réel de les représenter et avec
l’intention sincère d’accepter le mandat qui
leur serait donné, ou si au contraire, décidés
à l’avance à opter pour une autre circons
cription , ils ne recherchent qu’une satis
faction personnelle ou une manifestation de
parti. Il faut que ces candidats s’expliquent
nettement sur leurs intentions , à peine de
se voir refuser les suffrages de tous les ci
toyens raisonnables et vraiment doués de
l’esprit national.
Les électeurs ont le droit de savoir si on
leur demande un vote utile pour un can
didat définitif ou si on leur demande une
manifestation publique , comédie dange
reuse sans autre résultat que d’agiter le
pays.
L. Emile BRUN.
Nous avons déjà donné quelques détails sur
les tentatives de désordres qui se sont produites
à Paris dans la soirée de vendredi. Dans les
quartiers du Temple et de la Sorbonne , des
attroupements assez considérables s’étaient formés
au sortir des réunions. Il y avait bien comme
toujours dans ces rassemblements de simples
curieux, des enfants, des gamins, mais on y
voyait surtout donnant le mot d’ordre tous les
émeutiers de profession et d’élite dont on ne voit
l’apparition que pendant les mauvais jours. Des
cris séditieux étaient proférés « à bas l’Empereur,
vive la République ! » Plusieurs escouades de
sergents de ville parties de la Préfecture de police
sont arrivées sur les lieux du désordre et ont
dispersé ces groupes d’émeitiers qui cassaient
déjà les réverbères et mutilaient les grilles de
la place royale. Un inspecteur de police et un
officier de paix ont été grièvement et lâchement
blessés. La présence et l’énergie des agents de
la force publique ont rassuré promptement la
partie de la population parisienne témoin de ces
scènes qui ne se méprenait pas sur leur carac
tère et sur le but très manifeste de ces éternels
et irréconciliables ennemis de tout
et surtout de la société. Plusieurs
été opérées.
gouvernement
arrestions ont
Pendant que le Gouvernement
assure l’ordre
matériel et que fidèle à son programme libéral
il laisse le droit de tout dire et de tout écrire ,
les réunions publiques continuent leur cours.
Non seulement la parole n’est pas à M. Ollivier,
mais elle n’est même plus à M. J. Favre. Il est
taxé de modérantisme. « C’est le réprésentant de
« la bourgeoisie et des exploiteurs et non celui
« du Peuple! Ce n’est pas Louis Napoléon, mais
« bien J. Favre qui a envoyé Louis Blanc sur la
« terre d’exil ! » s’écrie nu des clubistes les plus
ardents. Le grand orateur du parti radical s’efforce
de répondre , mais sa voix se perd dans le tu
multe et il est obligé de descendre de la tribune
hué par les cris de « vive Rochefort ! vive la
Lanterne ! » et dans la bouche de pareils cito
yens , ces vivais sont bien près d’équivaloir à
ces cris de nos jours les plus sinistres « à la
Lanterne ! » Ainsi donc dans toutes ces réunions
les mêmes intolérances contre les personnes , les
mêmes passions contre l’ordre social. Ce n’est
pas le Gourvernement seul qu’on vise et qu’on
veut atteindre, c’est la société entière. Que le
parti conservateur sache donc se défendre et
fasse rentrer dans le néant cette minorité factieuse
et pleine d’audaces et de menaces.
L’ordonnance du Préfet de Police affichée
samedi sur les murs de Paris et accompagnée
d’une invitation à tous les honnêtes gens de se
tenir à l’écart de ces manifestions a produit le
meilleur effet. La population s’est empressé de
répondre à cet avis en s’abstenant de stationner
sur les points où une certaine agitation pouvait
encore se produire à la sortie des réunions. La
soirée a été calme. Il n’y a eu quelques mouve
ments que dans le quartier de la Sorbonne où
des groupes ont chanté la marseillaise. Ils ont
été dispersés immédiatement par les sergents de
ville. Une bande d’un millier d’individus en
blouse est partie de ce quartier se dirigeant vers
la Bastille. Ils suivaient les quais de la rive
gauche en cherchant à traverser la Seine au pont
d’Austerlitz. Mais la force publique lésa coupés
et complètement divisés. Les postes des quartiers
où ces troubles ont eu lieu étaient remplis de
réfractaires et de repris de justice. Ce sont les
soldats réguliers de l’émeute. La population pari
sienne applaudit toute entière à la modération
aussi bien qu’à l’énergie de la police. Le temps
des coups de main est passé et toutes ces ten
tatives de désordre n’aboutissent qu’à mettre en
évidence les colères impuissantes du parti de la
révolte contre l’ordre social.
Les Candidatures officielles.
Tel est le titre d’une brochure, à tous
égards remarquable, qu’un de nos confrères
de la presse départementale, M. Billequin,
vient de livrer à la publicité. Pour mettre
nos lecteurs à même de juger cet écrit,
aussi élevé de pensée que nerveux de style,
nous en reproduisons quelques fragments :
« Il convient que l’autorité intervienne
dans les questions électorales. Il faut qu’elle
y fasse entendre sa voix , en proclamant
hautement le nom des candidats qui pos
sèdent sa confiance. Il le faut, afin que la
sanction ou le désaveu de ses actes , se dé
duise nettement des décisions du corps
électoral. Il le faut, afin de ne pas laisser
les masses populaires en butte à des con
seils et à des incitations intéressés. Il le
faut enfin, parce que la considération, l’in
fluence et la durée du Pouvoir sont intime
ment liées à la question que tranche tout
scrutin.
» Et qu’on ne s’y trompe pas, nous n’en
tendons point ici nous faire le défenseur des
maximes de violence et de coercition. Nous
respectons trop profondément la volonté
nationale, pour songer à porter la moindre
atteinte à sa liberté d’expansion. Le corps
électoral n’est point un régiment qui mar
che en avant sur un ordre de son colonel ;
c’est une agrégation indépendante qui con
naît ses prérogatives , qui en a conscience,
et ne permettrait pas qu’on en atténuât la
portée ou qu’on lui en disputât le plein
exercice. Aussi ne prétendons-nous reven
diquer en faveur du Pouvoir autre chose
qu’un simple droit de conseil dont l’emploi
se justifie à nos yeux par une incontestable
communauté d’intérêt entre le « conseil
leur » et le « conseillé. »
Pour extrait : L E. B.
CORRESPONDANCE PARTICULIÈRE.
Paris, 17 mai.
Du calme! du calme! s’écrie aujourd’hui l’Ave
nir national, comprenant merveilleusement bien
le sentiment de réprobation générale qui se manifeste
dans la population parisienne. La police trouble
l'ordre ajoute dans son langage plus audacieux , le
Rappel , ce journal dont le nom seul fait battre à
nos oreilles les sons sinistres du tambour pendant
les plus mauvais jours de la révolution de 1848. Du
calme, du calme, comprend-on bien ce que cet
appel signifie en bon français. Cela veut dire « dé
mocrates violents et passionnés , vous perdez votre
cause, ne mettez pas votre visage à découvert, il
effraie par lui-même et encore plus la France tout
entière. Vous êtes socialistes, vous rêvez je ne sais
quelle régénération irréalisable, mais vous ne prenez
pas garde que vous semez la terreur autour de vous.
A chacun sa place et son heure. Laissez-nous faire
pour le moment , nous «sommes la France de 89,
1830, 1848. » Ces dates vous indiquent assez que
comme vous nous sommes la Révolution. Mais nous
avons plus de prudence et en cachant notre jeu nous
ferons mieux que vous-même nos propres affaires.
Bien avisé, en effet, serit celui qui pourrait dire ,
à quel parti, dans l’immense confusion que nous vou
drions préparer pourrait profiter un révolution. Il
ne faut pas s’y tromper, ce calme que les partis
extrêmes se sont donné le mot d’ordre de recom
mander aujourd’hui, il faut s’en méfier autant que
de la patte de velours qui est bien près de montrer
ses griffes les plus acérées.
La police trouble l’ordre ! Il faut avoir fait
grande provision d’audace pour soutenir une pareille
thèse en pleine ville de Paris qui est témoin de
l’attitude calme et impassible dont l’intervention se
borne à protéger les honnêtes gens et à faire res
pecter la liberté elle-même. Mais toutes ces recom
mendations de prudence , tous ces voiles dont on
essaie de couvrir les faits qui font voir le parti
radical sous son véritable jour, n’ont pas d’action
sur les adeptes égarés que ses promesses et ses flat
teries surrexcitent et qu’il est impuissant à contenir.
Mais toutes ces manœuvres, toutes ces entreprises
coupables ne vont pas tarder à prendre fin. Ce soir
expire le dernier délai du droit de réunion, et le
gouvernement qui veut faire respecter la liberté aussi
bien qu’il a su faire respecter ce droit de réunion a
pris toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder
les intérêts des honnêtes gens et assurer en même
temps le maintien de la tranquillité publique.
On ne saurait trop applaudira cet ensemble de
mesures. On voit au calme du gouvernement qu’il a
conscience de sa force , mais qu’il comprend aussi
que son calme ne doit pas se manifester par une
défaillance ou une faiblesse quelconque. A côté, en
effet, de ces perturbateurs incorrigibles , il y a une
partie de la nation moins remuante, mais plus
considérable, qui a confié ses intérêts les plus graves
au Gouvernement. Elle veut la liberté, mais avec des
garanties d’ordre et de sécurité. Elle veut surtout
que le scrutin ne puisse pas se ressentir d’agita- 1
tions factices et préméditées. Elle veut enfin avec la
loi que l’Electeur puisse voter dans la paix de sa
conscience. On peut donc dire qu’en agissant de la
sorte le gouvernement continue sa marche coura
geuse dans la voie libérale où il s’est engagé, sans
vouloir cependant rien perdre de sa force et de son
autorité qui rassurent à juste titre le parti conserva
teur. .
Pour extrait : E L. B.
Correspondance particulière de l’ARMORICAIN.
Morlaix, 18 mai 1869.
L’opposition s’est manifestée au dernier moment
dans l’arrondissement de Morlaix. Les républicains
et les orléanistes, ne pouvant trouver dans,le pays
un homme qui puisse attirer à lui les suffrages, ont
offert la candidature à M. Thiers, qui après avoir
refusé à Château-Gontier, le 28 avril, en annonçant
qu’ayant accepté d'autres candidatures il eut été
inconvenant d’en augmenter le nombre, accepte
le 8 ou 10 mai la candidature de Morlaix, mais avec
la ferme intention de ne pas se charger du mandat
qu’on pourrait lui confier.
Les légitimistes ont porté leurs vues sur M. de
Kermenguy, qui lors de la proclamation de l’Em
pire, donna sa démission de conseiller général; ce
candidat représente les idées les plus exaltées du
parti légitimiste. Sa profession de foi est remar-.
quable par un silence significatif sur les institutions
impériales.
Son programme politique est également naïf et
incohérent.
Il parle des libertés nécessaires , sans toutefois
s’expliquer sur elles ; nous nous trompons fort si
avec les précédents de M. de Kermenguy il est aussi
libéral qu’il désire le faire croire, loin de vouloir
progresser il semble rétrograder.
M. Thiers n’a pas jugé opportun de faire une
profession de foi aut électeurs de Morlaix, on a dû
se contenter d’afficher sa lettre d’acceptation, en
menaçant de toute la rigueur des lois les imprudents
qui oseraient déchirer ces placards. Il est bon de
noter que c’est un candidat indépendant qui a eu
l’idée de s’abriter si fort derrière la loi, de telle sorte
que la menace imprimée en très gros caractère ef
face le reste de l’affiche.
Après les professions de foi sont venues les réu
nions privées et publiques. Samedi la salle du
Théâtre réunissait les partisans de M. Thiers, tout a
été fort calme, des discours ont été prononcés , et
l'on a vu des partisans de M. de Kermenguy enga
ger vivement les Electeurs à voler pour M. Thiers,
singulier raisonnement, et singulière contradiction
où sont forcément amenés les hommes d’opposition,
par suite de celle alliance monstrueuse de parti qui
se détestent, et qui n’ont qu’un sentiment commun,
celui de la jalousie contre la gloire de l’Empire.
Nous espérons que le bon sens de la population
bretonne fera justice de ces tentatives d’embau
chage au service de ‘opposition, et qu’il compren
dra que ce qu’on lui demande c’est moins un vote
pour M. Thiers ou M. de Kermenguy , qu’une ma
nifestation contre le Gouvernement.
Que les électeurs consultent leur intérêt personnel
et celui du pays, qui sont étroitement unis. S’ils
sont las de la prospérité et du repos dont jouit la
France, qu’ils votent pour l’opposilion ; mais s’ils
veulent le maintien des institutions impériales, s’ils
veulent que cette marche incessante vers le progrès
se continue , qu’ils appuient le gouvernement et
qu’ils portent leurs voix sur le senl candidat qui
réunit a la fois une réelle indépendance et un dévoue
ment loyal à l’Empire.
M. Dein est breton, catholique, et l’a prouvé par
ses votes à la Chambre, libéral, sa profession de foi
l’indique surabondamment, et ses actes à la Chambre
L’attestent d’une façon incontestable.
Il faudrait que les électeurs oubliassent l’intérêt
général de la France, et celui tout particulier de leur
arrondissement, pour envoyer à la Chambre un op
posant.
Il ne le feront certainement pas, car leur intelli-
gence et leur patriotisme les guideront seuls le jour,
du scrutin.
Pour extrait s Le Golleur.
====== -
CHRONIQUE ÉLECTORALE
III.
M. TRITSCHLER.
M. Tritschler est membre influent du
conseil de sa commune, membre compté
au Conseil général de son département, où
l’on aime ses formes polies, sa parole facile
et toujours parlementaire.
M. Tritschler a, maintes fois, bien mérité
du pays. Il a beaucoup contribué par ses
démarches, par ses plans, à établir les liens
qui unissent aujourd’hui les deux parties
intégrantes de la cité; on lui doit, au
moins, de la reconnaissance pour l’établis
sement qu’il a fondé tout près du Port Na
poléon, établissement qui est appelé, selon
nous, à un avenir de plus en plus prospère,
et que nous serions heureux de voir encou
rager par le Gouvernement.
Chaque fois qu’un de nos concitoyens a
eu à invoquer l’obligeance ou l’appui de
M. Tritschler, il l’a trouvé prêt à entrepren
dre tout ce qui pouvait être avantageux ou
utile, sans être jamais arrêté par quel
qu’une de ces considérations spécieuses
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dépôt chez MM. Leparc, Girault
et Hérault, libraires, au prix de
10 centimes.
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Madrid, 18 mai. — Les unionistes
continuent à opposer une vive résistance
à toute idée d’adoption d’une Régence
New-York, 17 mai. — Or monté à
421/2. Cette hausse extraordinaire est
due à ce que les spéculateurs à la baisse
ont été forcés de racheter. Une fluc
tuation violente a bouleversé toutes les
valeurs et causé une suspension d’affaires.
HAVAS.
Brest, 15 Mai 1869
Les candidatures multiples sont à l’ordre
du jour pour l’opposition ; elle en abuse
même et pas trop n’en faudrait. Le chapitre
en était déjà bien long, et voici qu’il s’en
richit encore tous les jours. Deux nouvelles
candidatures - recrues surgissent, M. de
Gasté, candidat de la deuxième circons
cription de Brest, se porte également dans
la Manche, et M. Thiers ajoute Morlaix
comme septième fleuron à sa couronne de
candidat.... candidat.... Comment le classe-
Tons-nous?
Libéral? Oh! non!
Indépendant, qui sait ?
Laissons candidat tout court : notre
chronique électorale s’évertuera à déter
miner la classification et à conclure.
En portant les mêmes candidats dans
plusieurs circonscriptions électorales, l’op
position montre qu’elle compte dans ses
rangs peu d’hommes qui soient en position
d’aspirer au mandat législatif, et d’ailleurs
en eût-elle en assez grand nombre, elle
s’en ferait une prudente réserve ; sa tacti
que nous paraît claire, et ses batteries,
quelque couvertes qu’elles soient, ne sont
pas difficiles à démasquer : Le but est
connu , la marche suivie peut être bien ai
sément mise en lumière , et d’un mot nous
allons éclairer les esprits où quelque hési
tation pourrait encore exister ; les grands
noms, à qui l’admiration fourvoyée ou sin
cère ont fait une auréole et dressé des sta
tues , rayonnent d’une influence puissante
et en imposent à la masse toujours débon
naire et confiante. Combien d’idoles que
l’on adore de parti pris, et qui n’ont pas que
les pieds d’argile ? L’opposition a constitué
un bataillon d’attaque de quelques noms con
nus, et désireuse de grossir le chiffre total
des voix opposantes de la France entière ,
elle groupe autour de ces coryphées les
suffrages recueillis sur tous les points de la
France. Or, les conséquences de ce système
ne sont pas douteuses au point de vue
révolutionnaire : c’est la prolongation in
définie de l’agitation électorale, c’est la
permanence de levain aigri dont les orga
nisations les plus placides se lassent et qui
engendre une nerveuse effervescence si
profitable aux agitateurs. L’opposition es
père que ces diversions jetteront le trouble
et la désunion dans les rangs des électeurs,
et que dans beaucoup de circonscriptions
une nouvelle convocation des collèges, après
la vérification des pouvoirs, rendra fatiguan
te l’expression du suffrage universel.
Il est donc important que les hommes
d’ordre, sincèrement désireux du bien-être
de leur département et du repos de la
France, ne se laissent pas prendre à cette
lueur attisée autour d’un nom.
Mais à côté de ces candidatures, estam
pillées glorieuses de par les membres d’une
société d’admiration mutuelle , il est un
autre écueil plus particulièrement redouta-.
Rie pour les villes maritimes, et notamment
pour Brest, qu’une ardente rivalité et des
intérêts opposés aiguillonnent sans cesse.
M. de Gasté, candidat à Brest et à Cher
bourg , M. Thiers , candidat à Morlaix et à
Rochefort, doivent être mis en demeure
de déclarer s’ils font appel aux électeurs
avec le désir réel de les représenter et avec
l’intention sincère d’accepter le mandat qui
leur serait donné, ou si au contraire, décidés
à l’avance à opter pour une autre circons
cription , ils ne recherchent qu’une satis
faction personnelle ou une manifestation de
parti. Il faut que ces candidats s’expliquent
nettement sur leurs intentions , à peine de
se voir refuser les suffrages de tous les ci
toyens raisonnables et vraiment doués de
l’esprit national.
Les électeurs ont le droit de savoir si on
leur demande un vote utile pour un can
didat définitif ou si on leur demande une
manifestation publique , comédie dange
reuse sans autre résultat que d’agiter le
pays.
L. Emile BRUN.
Nous avons déjà donné quelques détails sur
les tentatives de désordres qui se sont produites
à Paris dans la soirée de vendredi. Dans les
quartiers du Temple et de la Sorbonne , des
attroupements assez considérables s’étaient formés
au sortir des réunions. Il y avait bien comme
toujours dans ces rassemblements de simples
curieux, des enfants, des gamins, mais on y
voyait surtout donnant le mot d’ordre tous les
émeutiers de profession et d’élite dont on ne voit
l’apparition que pendant les mauvais jours. Des
cris séditieux étaient proférés « à bas l’Empereur,
vive la République ! » Plusieurs escouades de
sergents de ville parties de la Préfecture de police
sont arrivées sur les lieux du désordre et ont
dispersé ces groupes d’émeitiers qui cassaient
déjà les réverbères et mutilaient les grilles de
la place royale. Un inspecteur de police et un
officier de paix ont été grièvement et lâchement
blessés. La présence et l’énergie des agents de
la force publique ont rassuré promptement la
partie de la population parisienne témoin de ces
scènes qui ne se méprenait pas sur leur carac
tère et sur le but très manifeste de ces éternels
et irréconciliables ennemis de tout
et surtout de la société. Plusieurs
été opérées.
gouvernement
arrestions ont
Pendant que le Gouvernement
assure l’ordre
matériel et que fidèle à son programme libéral
il laisse le droit de tout dire et de tout écrire ,
les réunions publiques continuent leur cours.
Non seulement la parole n’est pas à M. Ollivier,
mais elle n’est même plus à M. J. Favre. Il est
taxé de modérantisme. « C’est le réprésentant de
« la bourgeoisie et des exploiteurs et non celui
« du Peuple! Ce n’est pas Louis Napoléon, mais
« bien J. Favre qui a envoyé Louis Blanc sur la
« terre d’exil ! » s’écrie nu des clubistes les plus
ardents. Le grand orateur du parti radical s’efforce
de répondre , mais sa voix se perd dans le tu
multe et il est obligé de descendre de la tribune
hué par les cris de « vive Rochefort ! vive la
Lanterne ! » et dans la bouche de pareils cito
yens , ces vivais sont bien près d’équivaloir à
ces cris de nos jours les plus sinistres « à la
Lanterne ! » Ainsi donc dans toutes ces réunions
les mêmes intolérances contre les personnes , les
mêmes passions contre l’ordre social. Ce n’est
pas le Gourvernement seul qu’on vise et qu’on
veut atteindre, c’est la société entière. Que le
parti conservateur sache donc se défendre et
fasse rentrer dans le néant cette minorité factieuse
et pleine d’audaces et de menaces.
L’ordonnance du Préfet de Police affichée
samedi sur les murs de Paris et accompagnée
d’une invitation à tous les honnêtes gens de se
tenir à l’écart de ces manifestions a produit le
meilleur effet. La population s’est empressé de
répondre à cet avis en s’abstenant de stationner
sur les points où une certaine agitation pouvait
encore se produire à la sortie des réunions. La
soirée a été calme. Il n’y a eu quelques mouve
ments que dans le quartier de la Sorbonne où
des groupes ont chanté la marseillaise. Ils ont
été dispersés immédiatement par les sergents de
ville. Une bande d’un millier d’individus en
blouse est partie de ce quartier se dirigeant vers
la Bastille. Ils suivaient les quais de la rive
gauche en cherchant à traverser la Seine au pont
d’Austerlitz. Mais la force publique lésa coupés
et complètement divisés. Les postes des quartiers
où ces troubles ont eu lieu étaient remplis de
réfractaires et de repris de justice. Ce sont les
soldats réguliers de l’émeute. La population pari
sienne applaudit toute entière à la modération
aussi bien qu’à l’énergie de la police. Le temps
des coups de main est passé et toutes ces ten
tatives de désordre n’aboutissent qu’à mettre en
évidence les colères impuissantes du parti de la
révolte contre l’ordre social.
Les Candidatures officielles.
Tel est le titre d’une brochure, à tous
égards remarquable, qu’un de nos confrères
de la presse départementale, M. Billequin,
vient de livrer à la publicité. Pour mettre
nos lecteurs à même de juger cet écrit,
aussi élevé de pensée que nerveux de style,
nous en reproduisons quelques fragments :
« Il convient que l’autorité intervienne
dans les questions électorales. Il faut qu’elle
y fasse entendre sa voix , en proclamant
hautement le nom des candidats qui pos
sèdent sa confiance. Il le faut, afin que la
sanction ou le désaveu de ses actes , se dé
duise nettement des décisions du corps
électoral. Il le faut, afin de ne pas laisser
les masses populaires en butte à des con
seils et à des incitations intéressés. Il le
faut enfin, parce que la considération, l’in
fluence et la durée du Pouvoir sont intime
ment liées à la question que tranche tout
scrutin.
» Et qu’on ne s’y trompe pas, nous n’en
tendons point ici nous faire le défenseur des
maximes de violence et de coercition. Nous
respectons trop profondément la volonté
nationale, pour songer à porter la moindre
atteinte à sa liberté d’expansion. Le corps
électoral n’est point un régiment qui mar
che en avant sur un ordre de son colonel ;
c’est une agrégation indépendante qui con
naît ses prérogatives , qui en a conscience,
et ne permettrait pas qu’on en atténuât la
portée ou qu’on lui en disputât le plein
exercice. Aussi ne prétendons-nous reven
diquer en faveur du Pouvoir autre chose
qu’un simple droit de conseil dont l’emploi
se justifie à nos yeux par une incontestable
communauté d’intérêt entre le « conseil
leur » et le « conseillé. »
Pour extrait : L E. B.
CORRESPONDANCE PARTICULIÈRE.
Paris, 17 mai.
Du calme! du calme! s’écrie aujourd’hui l’Ave
nir national, comprenant merveilleusement bien
le sentiment de réprobation générale qui se manifeste
dans la population parisienne. La police trouble
l'ordre ajoute dans son langage plus audacieux , le
Rappel , ce journal dont le nom seul fait battre à
nos oreilles les sons sinistres du tambour pendant
les plus mauvais jours de la révolution de 1848. Du
calme, du calme, comprend-on bien ce que cet
appel signifie en bon français. Cela veut dire « dé
mocrates violents et passionnés , vous perdez votre
cause, ne mettez pas votre visage à découvert, il
effraie par lui-même et encore plus la France tout
entière. Vous êtes socialistes, vous rêvez je ne sais
quelle régénération irréalisable, mais vous ne prenez
pas garde que vous semez la terreur autour de vous.
A chacun sa place et son heure. Laissez-nous faire
pour le moment , nous «sommes la France de 89,
1830, 1848. » Ces dates vous indiquent assez que
comme vous nous sommes la Révolution. Mais nous
avons plus de prudence et en cachant notre jeu nous
ferons mieux que vous-même nos propres affaires.
Bien avisé, en effet, serit celui qui pourrait dire ,
à quel parti, dans l’immense confusion que nous vou
drions préparer pourrait profiter un révolution. Il
ne faut pas s’y tromper, ce calme que les partis
extrêmes se sont donné le mot d’ordre de recom
mander aujourd’hui, il faut s’en méfier autant que
de la patte de velours qui est bien près de montrer
ses griffes les plus acérées.
La police trouble l’ordre ! Il faut avoir fait
grande provision d’audace pour soutenir une pareille
thèse en pleine ville de Paris qui est témoin de
l’attitude calme et impassible dont l’intervention se
borne à protéger les honnêtes gens et à faire res
pecter la liberté elle-même. Mais toutes ces recom
mendations de prudence , tous ces voiles dont on
essaie de couvrir les faits qui font voir le parti
radical sous son véritable jour, n’ont pas d’action
sur les adeptes égarés que ses promesses et ses flat
teries surrexcitent et qu’il est impuissant à contenir.
Mais toutes ces manœuvres, toutes ces entreprises
coupables ne vont pas tarder à prendre fin. Ce soir
expire le dernier délai du droit de réunion, et le
gouvernement qui veut faire respecter la liberté aussi
bien qu’il a su faire respecter ce droit de réunion a
pris toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder
les intérêts des honnêtes gens et assurer en même
temps le maintien de la tranquillité publique.
On ne saurait trop applaudira cet ensemble de
mesures. On voit au calme du gouvernement qu’il a
conscience de sa force , mais qu’il comprend aussi
que son calme ne doit pas se manifester par une
défaillance ou une faiblesse quelconque. A côté, en
effet, de ces perturbateurs incorrigibles , il y a une
partie de la nation moins remuante, mais plus
considérable, qui a confié ses intérêts les plus graves
au Gouvernement. Elle veut la liberté, mais avec des
garanties d’ordre et de sécurité. Elle veut surtout
que le scrutin ne puisse pas se ressentir d’agita- 1
tions factices et préméditées. Elle veut enfin avec la
loi que l’Electeur puisse voter dans la paix de sa
conscience. On peut donc dire qu’en agissant de la
sorte le gouvernement continue sa marche coura
geuse dans la voie libérale où il s’est engagé, sans
vouloir cependant rien perdre de sa force et de son
autorité qui rassurent à juste titre le parti conserva
teur. .
Pour extrait : E L. B.
Correspondance particulière de l’ARMORICAIN.
Morlaix, 18 mai 1869.
L’opposition s’est manifestée au dernier moment
dans l’arrondissement de Morlaix. Les républicains
et les orléanistes, ne pouvant trouver dans,le pays
un homme qui puisse attirer à lui les suffrages, ont
offert la candidature à M. Thiers, qui après avoir
refusé à Château-Gontier, le 28 avril, en annonçant
qu’ayant accepté d'autres candidatures il eut été
inconvenant d’en augmenter le nombre, accepte
le 8 ou 10 mai la candidature de Morlaix, mais avec
la ferme intention de ne pas se charger du mandat
qu’on pourrait lui confier.
Les légitimistes ont porté leurs vues sur M. de
Kermenguy, qui lors de la proclamation de l’Em
pire, donna sa démission de conseiller général; ce
candidat représente les idées les plus exaltées du
parti légitimiste. Sa profession de foi est remar-.
quable par un silence significatif sur les institutions
impériales.
Son programme politique est également naïf et
incohérent.
Il parle des libertés nécessaires , sans toutefois
s’expliquer sur elles ; nous nous trompons fort si
avec les précédents de M. de Kermenguy il est aussi
libéral qu’il désire le faire croire, loin de vouloir
progresser il semble rétrograder.
M. Thiers n’a pas jugé opportun de faire une
profession de foi aut électeurs de Morlaix, on a dû
se contenter d’afficher sa lettre d’acceptation, en
menaçant de toute la rigueur des lois les imprudents
qui oseraient déchirer ces placards. Il est bon de
noter que c’est un candidat indépendant qui a eu
l’idée de s’abriter si fort derrière la loi, de telle sorte
que la menace imprimée en très gros caractère ef
face le reste de l’affiche.
Après les professions de foi sont venues les réu
nions privées et publiques. Samedi la salle du
Théâtre réunissait les partisans de M. Thiers, tout a
été fort calme, des discours ont été prononcés , et
l'on a vu des partisans de M. de Kermenguy enga
ger vivement les Electeurs à voler pour M. Thiers,
singulier raisonnement, et singulière contradiction
où sont forcément amenés les hommes d’opposition,
par suite de celle alliance monstrueuse de parti qui
se détestent, et qui n’ont qu’un sentiment commun,
celui de la jalousie contre la gloire de l’Empire.
Nous espérons que le bon sens de la population
bretonne fera justice de ces tentatives d’embau
chage au service de ‘opposition, et qu’il compren
dra que ce qu’on lui demande c’est moins un vote
pour M. Thiers ou M. de Kermenguy , qu’une ma
nifestation contre le Gouvernement.
Que les électeurs consultent leur intérêt personnel
et celui du pays, qui sont étroitement unis. S’ils
sont las de la prospérité et du repos dont jouit la
France, qu’ils votent pour l’opposilion ; mais s’ils
veulent le maintien des institutions impériales, s’ils
veulent que cette marche incessante vers le progrès
se continue , qu’ils appuient le gouvernement et
qu’ils portent leurs voix sur le senl candidat qui
réunit a la fois une réelle indépendance et un dévoue
ment loyal à l’Empire.
M. Dein est breton, catholique, et l’a prouvé par
ses votes à la Chambre, libéral, sa profession de foi
l’indique surabondamment, et ses actes à la Chambre
L’attestent d’une façon incontestable.
Il faudrait que les électeurs oubliassent l’intérêt
général de la France, et celui tout particulier de leur
arrondissement, pour envoyer à la Chambre un op
posant.
Il ne le feront certainement pas, car leur intelli-
gence et leur patriotisme les guideront seuls le jour,
du scrutin.
Pour extrait s Le Golleur.
====== -
CHRONIQUE ÉLECTORALE
III.
M. TRITSCHLER.
M. Tritschler est membre influent du
conseil de sa commune, membre compté
au Conseil général de son département, où
l’on aime ses formes polies, sa parole facile
et toujours parlementaire.
M. Tritschler a, maintes fois, bien mérité
du pays. Il a beaucoup contribué par ses
démarches, par ses plans, à établir les liens
qui unissent aujourd’hui les deux parties
intégrantes de la cité; on lui doit, au
moins, de la reconnaissance pour l’établis
sement qu’il a fondé tout près du Port Na
poléon, établissement qui est appelé, selon
nous, à un avenir de plus en plus prospère,
et que nous serions heureux de voir encou
rager par le Gouvernement.
Chaque fois qu’un de nos concitoyens a
eu à invoquer l’obligeance ou l’appui de
M. Tritschler, il l’a trouvé prêt à entrepren
dre tout ce qui pouvait être avantageux ou
utile, sans être jamais arrêté par quel
qu’une de ces considérations spécieuses
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