Titre : Le Moniteur de la Lozère : journal d'annonces
Auteur : Union républicaine (France). Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Mende)
Date d'édition : 1872-09-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328188053
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 01 septembre 1872 01 septembre 1872
Description : 1872/09/01 (A9,N38). 1872/09/01 (A9,N38).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG48 Collection numérique : BIPFPIG48
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t53547692c
Source : Archives départementales de la Lozère, 1 PER 204
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 10/09/2023
JOURNAL DE L'UNION RÉPUBLICAINE.
pKix d'abonnement :
Monde : tin an,'io fr. ; six mois, 5 fr. 50 c.; trois mois , 3 fr. ; dans
'lé département . On an, Il fr. ; six mois, 6 fr. ; trois mois , 3 fr.
50 c. ; Hors du département : un-an, 12 fr. ; six mois, 6 fr. 50 c. ;
trois mois, 4 fr. — Chaque exemplaire séparé , 25 c.
HAVAS, rue Jean-Jacques-Rousseau , 3 , et MM. LAFF1TTE ,
BULLIER et Ci, place de la Bourse, 8, sont seuls Chargés, à Paris,
de recevoir les annonces pour le Moniteur de la Loxère.
9me ANNEE
N* 35
Dimanche, 1er septembre 1872.
prix des insertions :
Annonces judiciaires, 20 c. la ligne; diverses , 25 c. ; réclames, 3C
c. — Le prix des:.insertions peutétre exigé à l'avance.
Les annonces ordinaires doivent être remises le jeudi avant midi. Si
les annonces sont longues ou si elles présentent des difficultés d'exé¬
cution , l'imprimeur se réserve de demander le temps qu'il jugera
nécessaire pour faire la planche.
On s'abonne; chez M"* Veuve Camille IGNON, à Mende ; DALLO,
à Marvejols ;iLOMBARD, à Florac.
■Mende, le 1er septembre 1872.
Le parti bonaparteux géhait de voir les œu¬
vres'glorieuses de Sedan et de Metz et M.
Thiers s'efforcer de réorganiser ces armées et
ce matériel si palriotiquement livrés aux enne¬
mis pour en débarrasser la Franee. La France
n'est pas sage ; c'est, comme les enfants, s'ex¬
poser à se blesser que de lui laisserdes petits
couteaux. Bonaparte et Bazaine y avaient mis
ordre. M. Thiers va tout gâter. Voici les do¬
léances du Constitutionnel ; elles donnent la
note du patriotisme des bonaparteux :
« M. le président Thiers tardera-t-il à sentir
que l'excessive sollicitude qu'il se donne, en ce
moment même, pour réorganiser en grand et
jusqu'au ndbindre détail nos forces militaires,
paraît impolitique, hâtive et dangereuse ?
» Nous comprenons que M. Thiers brûle de
Savoir au plus juste et à quel bref délai l'armée
française, par lui remise sur le plus fort pied
de''guerre,' sêra munie et surm'tfnie de la meil¬
leure artillerie et de là meilleure mousqueterie
des deux mondes ; mais, au lendemain du
tràite de 1871, et dès les premiers jours d'une
paix qui nous a tant coûté, ces préoccupations
guerrièresont quelque chose d'inquiétant.
Ve!)a ne 'fait-il 'pus pressent ir .à tout le m'ûnde,
à'no.sêknernis surtout, quelque retour on ne
''pedÙ plus inièni'peslifde guerre"!' Ce qui est
Rails'lapktiséè est bieUtôï d'ans les faits
» 'L'es "ét'énemëdts militaires qui no.us ont
accablés ne nous ont appris, diràiLbn, qu'à
a'ugtfienter -nos dépenses de guerre," dès le
-premier jour d'une paix si ruinèusement ob-
teniie. lie godvernem'ent de M. Thiers ne tend
'à rien moins:qu'à élever à'5 millions un budget
spécial-qui; vu les > circonstances, devait être
tout d'àbord'rédoit très sensiblement.
» Nous avons dit que oes « velléités guerriè-
irès * » de M. le--président de la République
étaient à la foïs-'-ppématùrées, impolitiques-et
dangereuses. Nous le répétons.
» Selon nous,,la France, ifprès de si terri¬
bles corn motions,.n'avait d'abord qu'à se re¬
cueillir: elle devait stoïquement attendre et
motre libération envers l'ennemi et l'évacuation
du territoire,avant d'accentuer des réformes
infiniment coûleuses, peut-être doublées de
projets guerriers, intempestifs et périlleux.
,
» Lies esprits'en éveil commencent à se de¬
mander si, malgré les protestations pacifiques
que l'on se plaît tant à faire et réitérer, on he
'H'àUê préparerait pas "quelque belliqueuse
surprise.
j» M. Thiébs -s-erait facilement «suspecté en
pareille rùatièrë. Tout le monde sait son faible
-pour là Stratégie," et-il Se sent lui-meme le gé-
«nie-des batailles,
Lë-jour-mi-son "œil d'aigle s'ouvrirait ou
paraîtrait s'ouvrir sur notre1 frontière déman¬
telée de,1'Esf,-n'éveillerait-il-pas des suscepti¬
bilités fort difficiles pour nous à conjurer?
On parle de tout cela sur les bords du Rhin;
déjà cès idées se font jour dans la presse alle¬
mande.
: »' Eât-cë ae bbnne foi "que les -allemands
■nous'prêtënt dés 'vëlléîiés si aventurëùsës"? »
"■ -- n ■ --••■ -, ■ nHi-ijfr,-—-■ '
Jérémie s'est multiplié. Aujourd'hui il a des
p'efîts datis tbbtes 'les 'Féiiitlè's de 'Ià rëa'dtion,
«mîeïlé que 's'oit Tèur niiiiiice. Je parlais hier
d'és'prophéties de {''Univers qui nous menace
ll'ûn dël'ugfe dé îfeii, àTiiiétàr de 'Plàhtafnôur,
'dlé G'étiëkè, lfeqtidl, ll'V fj'uh1 mûrs;'nous prédi¬
sait la fin du mond'e'pdlfrTè S'àoÀt.
'Ndus"ûl''av6.hs:pàS :leu;la fin dn 'm'ohde ; au-
rioUs-hous lë délù'ge auxRJmffi'és'deBèPgàlè ?
L'Univers fAssure ; il se dit parfuite'meu't'in¬
forme, mais Plantamour aussi aVàît puise ses
Uôfiseigrienàërits' Ufix roëilleunes sourdes. Le
pu Miel,1 devenu sceptique, 'tournela-têtfeœt con¬
tinue à- vaquer à'Ses-afïiiires icomme: èi-Planta-
mour et-l'i/wsews n'iavaiéntIrieto dit.
Une fois le branle donné, les autres devaient
suivre, et en attendant le déluge de feu, nous
avons le déluge de prophéties noirâtres.
Les journaux légitimistes nous promettent
pour l'année prochaine une série de catastro¬
phes toutes plus corsées les unes quelesautres.
La France n'a pas été suffisamment punie,
puisqu'elle n'a pas compris qu'elle devait en¬
voyer une députation à Frosdorff, au lieu de
vivre dans l'impénitence républicaine. Il est
encore temps de parer à l'éventualité de ces
terribles malheurs qui nous menacent ; il ne
s'agit que de jeter la République à l'eau et de
crier : « Vive le Roy ! »
Mais, d'un autre côté, j'ai sous les yeux une
brochure bonapartiste où il est dit en toutes
lettres que l'empire reviendra tambours bat¬
tants, mèche allumée, dans.six mois au plus
tard, à la suite d'un cataclysme qu'on ne spé¬
cifie pas autrement.,Est-ce le déluge de feu de
l'Univers'? Est-ce la catastrophe prédite par
les partisans de. la légitimité ? Il est probable
q,ue le cataclysme, bonapartiste n'a aucun rap¬
port avec les précédents ; c'est ,un. cataclysme
tout neuf et qui a été frappé -tout exprès pour
le,retour de l'empire. •
Et maintenant, braves, gens qui voulez le
repos, qui demandez la tranquillité, avouez
que -vous êtes servis à souhait par les partis I
Tous ces partis sont dévorés de l'amour de
la France ; ils ne veulent qu'une chose: se
consacrer à son bonheur ; mais en attendant
qu'ils mettent la main à la pâte, ils ne voient
aucun inconvénient à répandre, les nouvelles les
plus terrifiantes à semer les bruiïsles plusabsur-
des, et à faire tous leurs efforts'pour paralyser
la prospérité nationale. Quant auxxépublicains
qqi prêchent la paix, la concorde et qui tâchent
de faire renaître la-confiance, vous savez
quels, hommes ils sont : des sectaires, selon
Raoul Duval, des ennemis de tout ordre légale¬
ment constitué, selon ÉM. de Franclieu et
JDahirel. Aujourdlhui, ceux qui veulent l'ordre
sont ceux qui veulent bouleverser la société,
et, ne pouvant y arriver par leurs actes, ils se
réfugient dans la prophétie, pour frapper de
terreur les ignorants, les faibles et surtout les
imbéciles. (National)
Comme nous l'avons dit précédemment, on
a acquis la preuve que le maréchal Bazaine
avait reçu à temps la dépêche de Mac-Mahon
l'informant de sa marche vers le Nord, et l'in -
vi tant à coopérer à celte manœuvre stratégique.
Bazaine laissa ignorer l'existence de cette dé¬
pêche aux chefs de corps placés sousses ordres,
et se renferma dans une abstention évidemment
calculée en se retirant sous les murs de Metz.
L'instruction a ensuite la réalité des corres¬
pondances échangées par l'ex-commandant en
chef de l'armée du Rhin avec l'ennemi, no¬
tamment avec le prince Frédéric-Charles.
Enfin, si le maréchal a exigé le commande¬
ment en chef, il assume par suiteisur lui la res¬
ponsabilité exclusive de tous les événements
qui, ont abouti à la désastreuse capitulation de
Metz, et qui ont influé d'une manière si déplo¬
rable sur les opérations subséquentes et sur
l'issue de la guerre.
On lit dans le Rappel :
On se souvient qiie l'Assemblée, sur la de¬
mande du ministre1 de la'guerre, a autorisé le
général de'Rivière, éhargé de l'instrùctîon de
Fâffàire du-maréchal Bazaine, à pëëhdre con¬
naissance des dépositions de l'enquête du 4
-séptembre qui -seraient de tfatiire à éclaircir
quelques-uns des pointsaie ceigrand procès.
Ré générai de -Ri vière a achevé cet ëx-anien
des dépositions, et l'on nous assure qu'il a été
ameiié par l'étude de ïcës documents-à faire
citer comme témoins quelques-uns des dépo¬
sants.
Nous pouvons-donnée à-cet-égard quelques
iCurieux renseignements :
IE-e maréchal -Bazai ne;'écrasé «ous-lé poids1 de j
-éon évidente -culpabilité, cherche à l'atténuer ;
-ddns- line-certaine mesure en affinniant que
c'est contre son gré qu'il a été investi du com¬
mandement en chef deTarmée du ÎRShin.
-Or, plusieurs personnages,-des pius impor¬
tants->et ' des moins Suspects, à-cet égard, ont
déclaré, d'après des 'renseignements positifs,
que le maréchal Bazaine, loin -de -céder à-une
pression quelconque, avait exigé-de1 liex-empe-
«reurqù'on lui confiât le commandement en
chef.
Cela résulterait même de déclarations faites
à l'un des déposants par le général de Palikao,
iors de son passage au ministère de là guerre,
et renouvelées devant.la commission d'enqùête
du 4 septembre.
On cpnçoit dès'lors quelle importance il y a
à ce que ce point séit entièrement écïàirci par
l'instruction. Si ce fait est prouvé , comme
nous le croyons, on pourra se faire une idée
du degré auquel l'instruction est arrivée actuel¬
lement.
On écrit de Mars-Ia-Tour à l'Avenir natio¬
nal la lettre suivante :
Monsieur le Rédacteur,
Lorsque le patiotisme peut se manifester li¬
brement en France, il n'y a plus de -partis,
tout le monde est Français ; - ce qui vient de se
passer à Mars-la-Tour en est un témoignage
saisissant.
A sun prôné-du 1 5 août, M. le curé annonce
une messe basse pour le lendemain, en mé¬
moire des Français tombés à la bataille du -16
août commencée sur le territoire de celte com¬
mune. Avant la sortie de l'église, quelques ci¬
toyens avaient déjà pensé qu'une messe basse
serait bien modeste pour un pareil anniver¬
saire, et déjà à vêpres, le curémvàit dû annon¬
cer une messe haute ; mais un instant après,
chacun apporte-son offrande pour un service
complet,-et l'appariteur l'annonce au son du
tambour, en invitant tous les jeunes gens à se
rendre à l'église pour l'approprier au besoin
de la cause.
Tout se fait comme par enchantement, et
le-lendemain, à dix -heures l'église était com¬
ble : les cultivateurs avaient trouvé le temps,
au milieu de leur moisson, de venir témoigner
•de leurs sentiments. La municipalité entière,
la gendarmerie, la douane^ les-contributions
indirectes, les agents du chemin de fer, les ha¬
bitants en masse;-tous-rivalîsaiënt d'enrpresse-
meni à témoigner de-leur patriotisme à celte
cérémonie qui s'est terminée par quelques pa¬
roles bien senties, prononcées sur la tombe
des braves pâr-le premier magistrat de la com¬
mune. Il est résUlté-de cette effusion de senti¬
ments qu'une souscription-s'ouvriraipcessam-
ment pour'élever, à Mars-la:Tour, dont le nom
appartrentdésormaisà l'histoire, un monument
commémoratif de la bataille du 16 août -1870.
Nous-aimons à espérer, Monsieur le rédac¬
teur, que vousmoùs prêterez alors le concours
de votre publicité, et que vous emploierez en .
faveur de -cette œuvre, l'influence-de votre es¬
timable journal.
Bichôt ,
Sous-chef de section à la Compagnie
de l'Est. î
Un drame au Mexique.
Un évènement qui vient d'arriver dans la
ville de Mexico n'est pas seulement intéressant
par lui-même , îl 'jette éncore une si vive lu-
niièrestirffes conditions particulrères de là vie
ëtsurla- société de-cette Capitale / que le cor¬
respondant du Post croit intéressant et utile
de'le racobtër avec-détails.
Partrii lès'familles le plus riches et les plus
honorables dë-Mexico ëét'celle des Cervantes.
Cette' famille existe dans Mexico depuis 'la
conquête-espagnole , et -ses membres, malgré
toutes les tribulations qui ont agité le ' pays,
ont toujours conservé leur fortune et leur
position.
Le 28 du mois dernier, le plus âgé des'Cer-
vantes, don Juan, alla au théâtre.pour y voir
jouer nne nouvelle pièce intitulée los Parientes
(les Parents), écrite par un auteur mexicain
de quelque célébrité. Peu de temps avant mi¬
nuit , il sortit du théâtre pour se rendre chez
lui , rue royale Saint-Joseph.
Comme il arrivait au coin d'une rue dans
laquelle il avait l'intention de passer, il vit sur
le trottoir étroit quatre personnes qui causaient
ensemble. Au moment où il se rapprochait
d'elles, ces personnes se séparèrent pour le lais¬
ser passer; deux se placèrent de chaque côté.
Don Juan ôtà son chapeau, croyant répondre
à une politesse. II était passé, quand ces quatre
hommes sejetèrentsur lui et l'entraînèrent dans
une voiture qui stationnait avec ses portières
ouvertes à quelques pas de là.
Don Juan n'eut pas été plutôt jeté dans la
voiture, que ses ravisseurs l'y suivirent, elle
cocher, fouettant ses mnles, les conduisit rapi¬
dement , pendant que les « kidnappers » me¬
naçaient don Juan de le tuer s'il criaitous'il
donnait le moindre signe d'alarme; ils lui atta¬
chèrent les mains derrière le dos et lui mirent
un bâillon sur la houche.
La voiture alla très vite pendant plus d'une
heure, puis elle parut tourner dans un cercle.
Finalement, elle s'arrêta ; les ravisseurs et le
captif descendirent, et deux d'ehtre eux, se
plaçant de chaque côté de don Juan , la pous¬
sèrent avec force dans une maison basse et de
moyenne apparence : la ports était sans fer¬
rures et s'ouvrait au toucher. Il fut conduit
dans une petite chambre, dépouillé de sa mon¬
tre et de son argent. On lui ordonna de s'asseoir
et d'écrire à ses frères de payer une rançon de
100,000 dollars (500,000 francs) pour prix'Re
sa vie et de 'sa liberté.
Don Juan répondit simplement qn'il lui était
impossible, ainsi qu'à ses frères, dë'trouvér
une somme d'argent aussi élevée et en si peu
de temps. Mais, sous menaees deurtoPt, il con¬
sentit enfin à écrire les mots suivants, dictés
par-ces brigands : « Je suisRans uhe'terrible
position ; j'ai été enlevë et je'suis en danger de
mort. » Puis il sollicitait ses frères de payer
cent mille dollars pour sa rançon ; cinquante
mille francs en or à déposer dans un endroit
désigné à quelque distance de Mexieo , ét les
autres cinquante mille dollars dans un endroit
plus près de la ville, au dehors.
Don Juan s'était attendu que, pour prix
de celte complaisance exigée de ses voleurs,
ils le traiteraient avec quelque considération
pendant tout le temps qui s'écoulerait à attendre
la réponse. Mais ce fût le contraire : les voleurs
l'emmenèrent dans un céllier sous la chambre
qu'il avait occupée, les yeux bandés, les oreil¬
les bouchées avec de ia cire, ils mirent des
planches autour de lui pour Tenrpêcher de se
mouvoir.
Dans cette cruelle position, don Juan passa
hiiits nuits et sept jours sansdorOiirtourmen'té
par la faim et la soif, et presque à chaque ins¬
tant menacé de mort par ses ravisseurs. Il avait
été enlevé le vendredi soir. Le lendemain
matin, ils ne lui donnèrent qu'un œuf-; le sa¬
medi, un morceau de pain; le lundi, une tasse
de café noir, le mardi, un œuf et le mercredi
rien, et, depuis ce jour jusqu'au dimanche, il
resta absolument sans nourriture.
A partir de ce jour, dimanche, les brigands
commencèrent à désespérer de recevoir la ran¬
çon demande'e et tinrent un conseil dans lequel
■ils disculèirent s'ils Referaient pas mieux de
tuer.leur prisonnierët de se procurer les mo¬
yens de s'échapper. La conclusion fut qu'il
fallait encore attendre un jcnr, et si aucune
nouvelle de la rançon ne leur venait, de -tuer
leur victime la nuit suivante. Afin d'avoir
toutes choses prêtes à l'accomplissement de
leur dessein/ils Commencèrent à "creuser une
fosse dans le cellier, près de TsendrOit où se
trouvait don Juan, pour y mettre son corps.
Don Juan avait tout entendu. Le désespoir
lui donna une force surhumaine. Il tréussit à
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'lé département . On an, Il fr. ; six mois, 6 fr. ; trois mois , 3 fr.
50 c. ; Hors du département : un-an, 12 fr. ; six mois, 6 fr. 50 c. ;
trois mois, 4 fr. — Chaque exemplaire séparé , 25 c.
HAVAS, rue Jean-Jacques-Rousseau , 3 , et MM. LAFF1TTE ,
BULLIER et Ci, place de la Bourse, 8, sont seuls Chargés, à Paris,
de recevoir les annonces pour le Moniteur de la Loxère.
9me ANNEE
N* 35
Dimanche, 1er septembre 1872.
prix des insertions :
Annonces judiciaires, 20 c. la ligne; diverses , 25 c. ; réclames, 3C
c. — Le prix des:.insertions peutétre exigé à l'avance.
Les annonces ordinaires doivent être remises le jeudi avant midi. Si
les annonces sont longues ou si elles présentent des difficultés d'exé¬
cution , l'imprimeur se réserve de demander le temps qu'il jugera
nécessaire pour faire la planche.
On s'abonne; chez M"* Veuve Camille IGNON, à Mende ; DALLO,
à Marvejols ;iLOMBARD, à Florac.
■Mende, le 1er septembre 1872.
Le parti bonaparteux géhait de voir les œu¬
vres'glorieuses de Sedan et de Metz et M.
Thiers s'efforcer de réorganiser ces armées et
ce matériel si palriotiquement livrés aux enne¬
mis pour en débarrasser la Franee. La France
n'est pas sage ; c'est, comme les enfants, s'ex¬
poser à se blesser que de lui laisserdes petits
couteaux. Bonaparte et Bazaine y avaient mis
ordre. M. Thiers va tout gâter. Voici les do¬
léances du Constitutionnel ; elles donnent la
note du patriotisme des bonaparteux :
« M. le président Thiers tardera-t-il à sentir
que l'excessive sollicitude qu'il se donne, en ce
moment même, pour réorganiser en grand et
jusqu'au ndbindre détail nos forces militaires,
paraît impolitique, hâtive et dangereuse ?
» Nous comprenons que M. Thiers brûle de
Savoir au plus juste et à quel bref délai l'armée
française, par lui remise sur le plus fort pied
de''guerre,' sêra munie et surm'tfnie de la meil¬
leure artillerie et de là meilleure mousqueterie
des deux mondes ; mais, au lendemain du
tràite de 1871, et dès les premiers jours d'une
paix qui nous a tant coûté, ces préoccupations
guerrièresont quelque chose d'inquiétant.
Ve!)a ne 'fait-il 'pus pressent ir .à tout le m'ûnde,
à'no.sêknernis surtout, quelque retour on ne
''pedÙ plus inièni'peslifde guerre"!' Ce qui est
Rails'lapktiséè est bieUtôï d'ans les faits
» 'L'es "ét'énemëdts militaires qui no.us ont
accablés ne nous ont appris, diràiLbn, qu'à
a'ugtfienter -nos dépenses de guerre," dès le
-premier jour d'une paix si ruinèusement ob-
teniie. lie godvernem'ent de M. Thiers ne tend
'à rien moins:qu'à élever à'5 millions un budget
spécial-qui; vu les > circonstances, devait être
tout d'àbord'rédoit très sensiblement.
» Nous avons dit que oes « velléités guerriè-
irès * » de M. le--président de la République
étaient à la foïs-'-ppématùrées, impolitiques-et
dangereuses. Nous le répétons.
» Selon nous,,la France, ifprès de si terri¬
bles corn motions,.n'avait d'abord qu'à se re¬
cueillir: elle devait stoïquement attendre et
motre libération envers l'ennemi et l'évacuation
du territoire,avant d'accentuer des réformes
infiniment coûleuses, peut-être doublées de
projets guerriers, intempestifs et périlleux.
,
» Lies esprits'en éveil commencent à se de¬
mander si, malgré les protestations pacifiques
que l'on se plaît tant à faire et réitérer, on he
'H'àUê préparerait pas "quelque belliqueuse
surprise.
j» M. Thiébs -s-erait facilement «suspecté en
pareille rùatièrë. Tout le monde sait son faible
-pour là Stratégie," et-il Se sent lui-meme le gé-
«nie-des batailles,
Lë-jour-mi-son "œil d'aigle s'ouvrirait ou
paraîtrait s'ouvrir sur notre1 frontière déman¬
telée de,1'Esf,-n'éveillerait-il-pas des suscepti¬
bilités fort difficiles pour nous à conjurer?
On parle de tout cela sur les bords du Rhin;
déjà cès idées se font jour dans la presse alle¬
mande.
: »' Eât-cë ae bbnne foi "que les -allemands
■nous'prêtënt dés 'vëlléîiés si aventurëùsës"? »
"■ -- n ■ --••■ -, ■ nHi-ijfr,-—-■ '
Jérémie s'est multiplié. Aujourd'hui il a des
p'efîts datis tbbtes 'les 'Féiiitlè's de 'Ià rëa'dtion,
«mîeïlé que 's'oit Tèur niiiiiice. Je parlais hier
d'és'prophéties de {''Univers qui nous menace
ll'ûn dël'ugfe dé îfeii, àTiiiétàr de 'Plàhtafnôur,
'dlé G'étiëkè, lfeqtidl, ll'V fj'uh1 mûrs;'nous prédi¬
sait la fin du mond'e'pdlfrTè S'àoÀt.
'Ndus"ûl''av6.hs:pàS :leu;la fin dn 'm'ohde ; au-
rioUs-hous lë délù'ge auxRJmffi'és'deBèPgàlè ?
L'Univers fAssure ; il se dit parfuite'meu't'in¬
forme, mais Plantamour aussi aVàît puise ses
Uôfiseigrienàërits' Ufix roëilleunes sourdes. Le
pu Miel,1 devenu sceptique, 'tournela-têtfeœt con¬
tinue à- vaquer à'Ses-afïiiires icomme: èi-Planta-
mour et-l'i/wsews n'iavaiéntIrieto dit.
Une fois le branle donné, les autres devaient
suivre, et en attendant le déluge de feu, nous
avons le déluge de prophéties noirâtres.
Les journaux légitimistes nous promettent
pour l'année prochaine une série de catastro¬
phes toutes plus corsées les unes quelesautres.
La France n'a pas été suffisamment punie,
puisqu'elle n'a pas compris qu'elle devait en¬
voyer une députation à Frosdorff, au lieu de
vivre dans l'impénitence républicaine. Il est
encore temps de parer à l'éventualité de ces
terribles malheurs qui nous menacent ; il ne
s'agit que de jeter la République à l'eau et de
crier : « Vive le Roy ! »
Mais, d'un autre côté, j'ai sous les yeux une
brochure bonapartiste où il est dit en toutes
lettres que l'empire reviendra tambours bat¬
tants, mèche allumée, dans.six mois au plus
tard, à la suite d'un cataclysme qu'on ne spé¬
cifie pas autrement.,Est-ce le déluge de feu de
l'Univers'? Est-ce la catastrophe prédite par
les partisans de. la légitimité ? Il est probable
q,ue le cataclysme, bonapartiste n'a aucun rap¬
port avec les précédents ; c'est ,un. cataclysme
tout neuf et qui a été frappé -tout exprès pour
le,retour de l'empire. •
Et maintenant, braves, gens qui voulez le
repos, qui demandez la tranquillité, avouez
que -vous êtes servis à souhait par les partis I
Tous ces partis sont dévorés de l'amour de
la France ; ils ne veulent qu'une chose: se
consacrer à son bonheur ; mais en attendant
qu'ils mettent la main à la pâte, ils ne voient
aucun inconvénient à répandre, les nouvelles les
plus terrifiantes à semer les bruiïsles plusabsur-
des, et à faire tous leurs efforts'pour paralyser
la prospérité nationale. Quant auxxépublicains
qqi prêchent la paix, la concorde et qui tâchent
de faire renaître la-confiance, vous savez
quels, hommes ils sont : des sectaires, selon
Raoul Duval, des ennemis de tout ordre légale¬
ment constitué, selon ÉM. de Franclieu et
JDahirel. Aujourdlhui, ceux qui veulent l'ordre
sont ceux qui veulent bouleverser la société,
et, ne pouvant y arriver par leurs actes, ils se
réfugient dans la prophétie, pour frapper de
terreur les ignorants, les faibles et surtout les
imbéciles. (National)
Comme nous l'avons dit précédemment, on
a acquis la preuve que le maréchal Bazaine
avait reçu à temps la dépêche de Mac-Mahon
l'informant de sa marche vers le Nord, et l'in -
vi tant à coopérer à celte manœuvre stratégique.
Bazaine laissa ignorer l'existence de cette dé¬
pêche aux chefs de corps placés sousses ordres,
et se renferma dans une abstention évidemment
calculée en se retirant sous les murs de Metz.
L'instruction a ensuite la réalité des corres¬
pondances échangées par l'ex-commandant en
chef de l'armée du Rhin avec l'ennemi, no¬
tamment avec le prince Frédéric-Charles.
Enfin, si le maréchal a exigé le commande¬
ment en chef, il assume par suiteisur lui la res¬
ponsabilité exclusive de tous les événements
qui, ont abouti à la désastreuse capitulation de
Metz, et qui ont influé d'une manière si déplo¬
rable sur les opérations subséquentes et sur
l'issue de la guerre.
On lit dans le Rappel :
On se souvient qiie l'Assemblée, sur la de¬
mande du ministre1 de la'guerre, a autorisé le
général de'Rivière, éhargé de l'instrùctîon de
Fâffàire du-maréchal Bazaine, à pëëhdre con¬
naissance des dépositions de l'enquête du 4
-séptembre qui -seraient de tfatiire à éclaircir
quelques-uns des pointsaie ceigrand procès.
Ré générai de -Ri vière a achevé cet ëx-anien
des dépositions, et l'on nous assure qu'il a été
ameiié par l'étude de ïcës documents-à faire
citer comme témoins quelques-uns des dépo¬
sants.
Nous pouvons-donnée à-cet-égard quelques
iCurieux renseignements :
IE-e maréchal -Bazai ne;'écrasé «ous-lé poids1 de j
-éon évidente -culpabilité, cherche à l'atténuer ;
-ddns- line-certaine mesure en affinniant que
c'est contre son gré qu'il a été investi du com¬
mandement en chef deTarmée du ÎRShin.
-Or, plusieurs personnages,-des pius impor¬
tants->et ' des moins Suspects, à-cet égard, ont
déclaré, d'après des 'renseignements positifs,
que le maréchal Bazaine, loin -de -céder à-une
pression quelconque, avait exigé-de1 liex-empe-
«reurqù'on lui confiât le commandement en
chef.
Cela résulterait même de déclarations faites
à l'un des déposants par le général de Palikao,
iors de son passage au ministère de là guerre,
et renouvelées devant.la commission d'enqùête
du 4 septembre.
On cpnçoit dès'lors quelle importance il y a
à ce que ce point séit entièrement écïàirci par
l'instruction. Si ce fait est prouvé , comme
nous le croyons, on pourra se faire une idée
du degré auquel l'instruction est arrivée actuel¬
lement.
On écrit de Mars-Ia-Tour à l'Avenir natio¬
nal la lettre suivante :
Monsieur le Rédacteur,
Lorsque le patiotisme peut se manifester li¬
brement en France, il n'y a plus de -partis,
tout le monde est Français ; - ce qui vient de se
passer à Mars-la-Tour en est un témoignage
saisissant.
A sun prôné-du 1 5 août, M. le curé annonce
une messe basse pour le lendemain, en mé¬
moire des Français tombés à la bataille du -16
août commencée sur le territoire de celte com¬
mune. Avant la sortie de l'église, quelques ci¬
toyens avaient déjà pensé qu'une messe basse
serait bien modeste pour un pareil anniver¬
saire, et déjà à vêpres, le curémvàit dû annon¬
cer une messe haute ; mais un instant après,
chacun apporte-son offrande pour un service
complet,-et l'appariteur l'annonce au son du
tambour, en invitant tous les jeunes gens à se
rendre à l'église pour l'approprier au besoin
de la cause.
Tout se fait comme par enchantement, et
le-lendemain, à dix -heures l'église était com¬
ble : les cultivateurs avaient trouvé le temps,
au milieu de leur moisson, de venir témoigner
•de leurs sentiments. La municipalité entière,
la gendarmerie, la douane^ les-contributions
indirectes, les agents du chemin de fer, les ha¬
bitants en masse;-tous-rivalîsaiënt d'enrpresse-
meni à témoigner de-leur patriotisme à celte
cérémonie qui s'est terminée par quelques pa¬
roles bien senties, prononcées sur la tombe
des braves pâr-le premier magistrat de la com¬
mune. Il est résUlté-de cette effusion de senti¬
ments qu'une souscription-s'ouvriraipcessam-
ment pour'élever, à Mars-la:Tour, dont le nom
appartrentdésormaisà l'histoire, un monument
commémoratif de la bataille du 16 août -1870.
Nous-aimons à espérer, Monsieur le rédac¬
teur, que vousmoùs prêterez alors le concours
de votre publicité, et que vous emploierez en .
faveur de -cette œuvre, l'influence-de votre es¬
timable journal.
Bichôt ,
Sous-chef de section à la Compagnie
de l'Est. î
Un drame au Mexique.
Un évènement qui vient d'arriver dans la
ville de Mexico n'est pas seulement intéressant
par lui-même , îl 'jette éncore une si vive lu-
niièrestirffes conditions particulrères de là vie
ëtsurla- société de-cette Capitale / que le cor¬
respondant du Post croit intéressant et utile
de'le racobtër avec-détails.
Partrii lès'familles le plus riches et les plus
honorables dë-Mexico ëét'celle des Cervantes.
Cette' famille existe dans Mexico depuis 'la
conquête-espagnole , et -ses membres, malgré
toutes les tribulations qui ont agité le ' pays,
ont toujours conservé leur fortune et leur
position.
Le 28 du mois dernier, le plus âgé des'Cer-
vantes, don Juan, alla au théâtre.pour y voir
jouer nne nouvelle pièce intitulée los Parientes
(les Parents), écrite par un auteur mexicain
de quelque célébrité. Peu de temps avant mi¬
nuit , il sortit du théâtre pour se rendre chez
lui , rue royale Saint-Joseph.
Comme il arrivait au coin d'une rue dans
laquelle il avait l'intention de passer, il vit sur
le trottoir étroit quatre personnes qui causaient
ensemble. Au moment où il se rapprochait
d'elles, ces personnes se séparèrent pour le lais¬
ser passer; deux se placèrent de chaque côté.
Don Juan ôtà son chapeau, croyant répondre
à une politesse. II était passé, quand ces quatre
hommes sejetèrentsur lui et l'entraînèrent dans
une voiture qui stationnait avec ses portières
ouvertes à quelques pas de là.
Don Juan n'eut pas été plutôt jeté dans la
voiture, que ses ravisseurs l'y suivirent, elle
cocher, fouettant ses mnles, les conduisit rapi¬
dement , pendant que les « kidnappers » me¬
naçaient don Juan de le tuer s'il criaitous'il
donnait le moindre signe d'alarme; ils lui atta¬
chèrent les mains derrière le dos et lui mirent
un bâillon sur la houche.
La voiture alla très vite pendant plus d'une
heure, puis elle parut tourner dans un cercle.
Finalement, elle s'arrêta ; les ravisseurs et le
captif descendirent, et deux d'ehtre eux, se
plaçant de chaque côté de don Juan , la pous¬
sèrent avec force dans une maison basse et de
moyenne apparence : la ports était sans fer¬
rures et s'ouvrait au toucher. Il fut conduit
dans une petite chambre, dépouillé de sa mon¬
tre et de son argent. On lui ordonna de s'asseoir
et d'écrire à ses frères de payer une rançon de
100,000 dollars (500,000 francs) pour prix'Re
sa vie et de 'sa liberté.
Don Juan répondit simplement qn'il lui était
impossible, ainsi qu'à ses frères, dë'trouvér
une somme d'argent aussi élevée et en si peu
de temps. Mais, sous menaees deurtoPt, il con¬
sentit enfin à écrire les mots suivants, dictés
par-ces brigands : « Je suisRans uhe'terrible
position ; j'ai été enlevë et je'suis en danger de
mort. » Puis il sollicitait ses frères de payer
cent mille dollars pour sa rançon ; cinquante
mille francs en or à déposer dans un endroit
désigné à quelque distance de Mexieo , ét les
autres cinquante mille dollars dans un endroit
plus près de la ville, au dehors.
Don Juan s'était attendu que, pour prix
de celte complaisance exigée de ses voleurs,
ils le traiteraient avec quelque considération
pendant tout le temps qui s'écoulerait à attendre
la réponse. Mais ce fût le contraire : les voleurs
l'emmenèrent dans un céllier sous la chambre
qu'il avait occupée, les yeux bandés, les oreil¬
les bouchées avec de ia cire, ils mirent des
planches autour de lui pour Tenrpêcher de se
mouvoir.
Dans cette cruelle position, don Juan passa
hiiits nuits et sept jours sansdorOiirtourmen'té
par la faim et la soif, et presque à chaque ins¬
tant menacé de mort par ses ravisseurs. Il avait
été enlevé le vendredi soir. Le lendemain
matin, ils ne lui donnèrent qu'un œuf-; le sa¬
medi, un morceau de pain; le lundi, une tasse
de café noir, le mardi, un œuf et le mercredi
rien, et, depuis ce jour jusqu'au dimanche, il
resta absolument sans nourriture.
A partir de ce jour, dimanche, les brigands
commencèrent à désespérer de recevoir la ran¬
çon demande'e et tinrent un conseil dans lequel
■ils disculèirent s'ils Referaient pas mieux de
tuer.leur prisonnierët de se procurer les mo¬
yens de s'échapper. La conclusion fut qu'il
fallait encore attendre un jcnr, et si aucune
nouvelle de la rançon ne leur venait, de -tuer
leur victime la nuit suivante. Afin d'avoir
toutes choses prêtes à l'accomplissement de
leur dessein/ils Commencèrent à "creuser une
fosse dans le cellier, près de TsendrOit où se
trouvait don Juan, pour y mettre son corps.
Don Juan avait tout entendu. Le désespoir
lui donna une force surhumaine. Il tréussit à
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